Voyager avec bébé

Un casse-tête..??!!

 

Nous avons eu le plaisir de voyager avec notre Amour alors qu’elle allait avoir 11 mois. Quelques appréhensions m’habitaient avant de quitter… Comment allait se passer le voyage en avion? Comment nous allions nous organiser pour la faire dormir (lit et bruit)??? Ces questions ne sont qu’un aperçu de celles qui m’habitaient.

Nous avions la chance de nous rendre en terre connue, le Mexique qui fut mon pays d’accueil durant quelques années et d’où vient mon conjoint. Nous allions présenter notre Amour à ma belle-famille et à nos amis(es). C’est sûr que c’est bien différent de voyager à trois, notre liberté d’antan n’était pas la même et nos préoccupations non plus. Il faut par contre garder en tête que les enfants s’adaptent à tout et que c’est plus à nous de s’adapter et se préparer mentalement.

Question pratico-pratique, voici quelques petits trucs ou idées qui pourront vous aider à mieux planifier votre prochain voyage. Amusez-vous surtout!

Aéroport et avion
Nous avions prévu un vol d’aller qui ne partait pas trop tôt le matin pour ne pas chambouler l’horaire de notre Amour. De plus, nous avions apporté une poussette parapluie ainsi que notre porte-bébé préformé afin de la faire patienter durant l’attente avant le vol et la connexion. Comme notre Amour faisait déjà du quatre pattes depuis un moment, nous nous imaginions bien qu’elle allait vouloir se dégourdir les jambes entre les vols. Nous avons donc alterné entre : marche avec assistance, poussette, bras et porte-bébé, parce qu’il était hors de question pour nous qu’elle se promène les mains au sol dans l’aéroport.

Nous ne savions pas que lorsque nous voyageons avec un bébé (0-2 ans), nous avons le droit d’apporter plus de liquides et sachets de plus de 100 ml en bagage cabine. Pour en savoir davantage Administration canadienne de la sûreté du transport aérien. Nous ignorions que nous pouvions également passer les points de sécurité plus rapidement et éviter les longues attentes. Nous avons donc eu plein d’informations que je trouve intéressant de vous partager d’avance.

Un autre truc qui nous a bien aidés lors du décollage et de l’atterrissage fut de mettre mon Amour au sein, afin d’éviter que ses oreilles bouchent (il est important que le bébé ait la possibilité de déglutir). Donc, qu’on allaite ou pas, le fait de donner à boire à notre bébé évite des crises dans ces moments-là.

Notre Amour a heureusement dormi une grande partie du vol à l’aller comme au retour (le vol était de nuit donc c’était encore plus propice) et nous avons eu la chance d’être entourés de voyageurs compréhensifs et même aidants. L’homme assis à côté de nous a distrait notre Amour un moment et par la suite des petites filles de l’autre côté de l’allée ont pris le relais. Fiouf! Nous avions pris quelques jouets (qui ne risqueraient pas de rouler en tombant) et livres mous, question d’éviter les blessures pour elle ou son entourage. L’allaitement à la demande nous a également grandement aidés.
Nous avions prévu quelques vêtements extra, au cas où les valises ne nous suivraient pas et en cas de dégât, heureusement… cela nous a sauvé la vie!!!

Manger
Pratique de faire de la DME (Diversification alimentaire Menée par l’Enfant) en voyage, cela nous a évité d’avoir à faire des purées ou de traîner des petits pots ou des sachets. Nous avions par contre apporté un siège d’appoint de voyage en sachant que nous n’allions pas trouver de chaise haute partout où nous allions.

Au Mexique, il est facile de trouver de la nourriture saine un peu partout dans la rue, maïs ou autres légumes bouillis ou frais sont offerts un peu partout et que dire des fruits. Nous apportions normalement quelques petits en-cas (galettes de riz avec beurre de noix, fruits, etc.) pour nous dépanner au besoin.

Dormir
Le fait de pratiquer le cododo de façon sécuritaire avec notre Amour a évité d’avoir à apporter un parc pour la faire dormir. Nous avons plutôt sécurisé le pourtour du lit avec des coussins ou matelas au sol.
Pour les siestes, elles se faisaient souvent durant nos promenades, donc soit en poussette, dans le porte-bébé ou encore durant nos déplacements en transports publics. Il est arrivé quelques fois où nous avons dû rester à la maison pour qu’elle dorme profondément et récupère complètement.
Le bruit était une de mes principales préoccupations, car au Mexique les maisons ne sont pas isolées comme ici et il y a toujours une fête quelque part = musique, pétards, cris et rires. Les enfants ont cette capacité à s’adapter au bruit et à en faire abstraction. C’était parfois plus chaotique pour l’endormir, mais une fois endormie cela ne la gênait pas du tout! Il faut se le dire, ils sont bien faits nos amours!!!

Bagages
Nous avions la possibilité de ne pas trop nous restreindre au niveau des bagages étant donné que nous n’étions pas constamment en déplacement. De plus, nous étions familiers avec ce qu’il y avait de disponible sur le marché, cela nous a donc évité d’apporter des items en quantité industrielle (ex. : couches et lingettes biodégradables).

Jeux et livres : nous n’avions pas apporté beaucoup de jouets en prévision d’en acheter là-bas et qu’ils aient la double fonction de jouets-souvenirs!

Médicaments et trousse de bain : nous avions apporté le nécessaire homéopathique pour affronter le mois de vacances (dentition, digestion (pour elle et nous), tourista, etc.) en plus d’un thermomètre, crème solaire bio, chasse moustique naturel, huiles essentielles, savon et shampoing bio pour notre Amour.

Essentiel : veilleuse et moniteur audio.

 

Non utilisée : tente automatique, prêtée par ma chère collègue de travail. Nous pensions l’utiliser pour faire dormir notre Amour un peu partout, comme c’était moins encombrant que d’apporter un parc et qu’une fois zippée, elle allait être protégée à l’intérieur. Erreur! Nous pensions aussi l’utiliser à la plage pour la protéger du soleil et des insectes, nous n’avons même pas pensé à l’apporter.

Vêtements : nous avions prévu beaucoup trop de vêtements pour notre Amour, mais comme nous n’avions pas toujours la possibilité de laver, nous avons préféré en avoir d’extra. Comme il faisait plus chaud que d’habitude à cette période de l’année, elle a passé beaucoup de temps en couche et même en petite culotte d’entraînement. Chose que je n’avais pas prévu, c’est que je finissais souvent aussi sale à cause des repas de mon Amour et je n’avais pas autant de vêtements qu’elle. Un coup de lingette arrivait souvent à me sauver des situations gênantes. 😉 Nous devions aussi prévoir que nous allions être dans des endroits où il allait faire chaud et d’autres en montagne où les températures allaient frôler les 5 degrés, une garde-robe assez diversifiée.

À savoir
Pour celles qui allaitent, ce geste peut vous aider grandement durant votre voyage, l’allaitement à la demande sera votre allié. Les enfants ont souvent tendance à demander davantage le sein lors d’un voyage, pour se rassurer, se coller contre leur maman et se désaltérer également. Si vous n’allaitez pas, préparez-vous tout de même à ce que bébé demande plus les bras! 😉

La poussette a été pratique pour que notre Amour puisse faire des siestes lorsque nous étions en sortie et pour ne pas toujours l’avoir collée sur nous. Par contre, c’était du sport de se promener avec l’engin sur les trottoirs asymétriques dans la ville coloniale et sur les pavés de pierres!!! Pensez-y bien avant de l’embarquer en voyage…

Somme toute, notre Amour s’est très bien adaptée, elle était ravie de se promener dans la rue et d’envoyer la main à tous les passants. Elle a adoré la nourriture de son pays, les couleurs et les odeurs. Lorsqu’elle était plus maussade, il suffisait de sortir se promener dans la rue et hop le sourire revenait! Et que dire de la connexion profonde avec la famille et les amis(es).

Je vous souhaite un beau et bon voyage très zen et rempli de plaisir avec votre tout-petit, découvrir le monde à travers ses yeux est un pur délice!

Et vous, avez-vous des trucs à partager?

Marie-Noëlle Angers, Conseillère périnatale

La recette gagnante…!

 

Ça fait quand même presque 14 ans que je suis devenue maman.  Et pourtant, je n’oublie pas….

Ce désir de bien faire les choses avait atteint son sommet.  J’avais la conviction que de devenir maman était le rôle le plus important de ma vie.

Dans ce souci de bien vouloir FAIRE, je me suis mise à me documenter.  À consulter, à lire, à aller sur internet….  Je l’avoue…. j’ai oublié pendant un instant, que même dans cette situation, la perfection n’existait pas.

En tant que nouveaux parents, nous sommes souvent bombardés d’informations.  Mais quelle a été ma déception lorsque j’ai constaté que beaucoup d’informations se contredisaient ?!?

J’ai donc vite compris qu’il n’y avait pas qu’une seule voie. Que si la recette parfaite pour le sommeil, l’alimentation, l’éducation…..existait, elle serait sûrement placée à l’intérieur de la boîte du test de grossesse!

C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de me faire confiance. J’ai fermé mes livres et mon écran pour ÊTRE pleinement avec mon bébé.  Pour l’observer et l’écouter.  Je me suis également vêtue d’un beau dos de canard afin de laisser couler les informations des autres que je ne jugeais pas pertinentes pour notre réalité.

Puis mon bébé, mon partenaire et moi avons tracé notre chemin, avec essais et erreurs, mais avec la grande satisfaction d’avoir respecté nos valeurs.

Quelques années plus tard, je l’avoue…  Enceinte de notre deuxième bébé, j’ai pensé que nous pourrions faire un peu de copier-coller en appliquant la recette trouvée avec le premier.  Surprise !!!   Eh bien non!! Nous sommes devenus parents d’un tout autre être humain, à part entière, avec ses propres besoins.  Alors, nous avons à nouveau, créé notre propre recette gagnante.

Et vous, êtes-vous en train de créer la vôtre?

Stéphanie Moisan, Conseillère périnatale

Attention à vos organes!

Oui, oui, vous avez bien lu! Probablement qu’on vous en a déjà parlé, ou que vous vous en doutez, mais tout au long de la grossesse, nos organes internes bougent et laissent la place au bébé. Et une fois le bébé dans vos bras, tout doit reprendre sa place. C’est ici que ça se complique… 

À ce propos, je vous suggère un article écrit par une journaliste de Radio-Canada sur le sport après la grossesse. On y explique bien les risques encourus lors d’une reprise de l’activité physique trop rapide ou lorsque les exercices ne sont pas adaptés aux nouvelles mamans.

En tant que Centre de ressources périnatales, Ressources-Naissances a toujours eu cette préoccupation à cœur. Tous les cours que nous offrons sont spécialement adaptés pour les mamans en pré et post-natal. On pense à nos cours de Yoga, Maman et bébé actifs, Pilates, Poussette et bedaine zen, tous créés par nos conseillères périnatales d’expérience. Si toutefois vous avez des questionnements, n’hésitez pas à nous contacter, il nous fera plaisir de vous diriger au cours le plus adapté à votre situation.

Le BABI: caprices ou besoins?

Votre nourrisson vous épuise? Vous remettez en doute vos qualités parentales, tellement les bébés des autres semblent «faciles» comparativement au vôtre? Peut-être avez-vous un BABI, c’est-à-dire un bébé aux besoins intenses.

Qu’est-ce qu’un BABI? C’est un bébé dont toutes les réactions semblent démesurées. C’est un nourrisson dont le sommeil est facilement perturbé, qui veut constamment être dans les bras de ses parents et qui supporte difficilement le bruit. Pour se rassurer, le BABI demande sans cesse le sein de sa mère ou une suce. Le concept du BABI a été créé par le pédiatre américain William Sears qui, à la naissance de son quatrième enfant, fut bouleversé de constater que toutes ses techniques éducatives échouaient avec ce poupon «difficile». Dans son livre The Fussy BabyBook, il fait la description détaillée des caractéristiques communes à ce type de bébés.

L’énumération ne donne pas envie d’en avoir un sous son toit: intense, hyperactif, exigeant, épuisant, imprévisible, jamais satisfait, etc. «Le phénomène a toujours existé, mais jusque dans les années 80, le bébé et ses besoins étaient très peu considérés», explique Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute.

BESOIN DE PEAU!

Le phénomène n’est pas encore reconnu officiellement par la communauté médicale. Si certains parents de BABI s’en désolent, Joël Monzée s’en réjouit. «Il serait dangereux de médicaliser la chose. Sinon quoi… on va donner des anxiolytiques à nos bébés? Les BABI expriment juste un peu plus que la moyenne les besoins de tous les bébés.» Les BABI seraient des enfants qu’il faut simplement couver davantage. «Les premiers 18 mois, l’enfant a besoin de beaucoup de contacts corporels avec son adulte de référence, souvent la mère. Les récepteurs de la peau permettent de diminuer l’anxiété de l’enfant.» Pour Isabelle Challut, infirmière et accompagnante à la naissance, il est important de reconnaître les qualités des BABI. «Ce sont souvent des enfants très créatifs et intelligents. En répondant aux besoins du BABI, on lui permet de gérer son stress et de faire ressortir ses qualités.»

DES PARENTS DÉPASSÉS

Vivre au quotidien avec un BABI est déroutant et épuisant pour les parents, qui doivent consacrer tout leur temps et toute leur énergie à satisfaire un bébé insatiable. S’il n’y a pas d’antécédents de BABI dans l’entourage, les proches sont habituellement prompts à fournir des conseils et à critiquer les méthodes éducatives des parents: «laissez-le pleurer», «vous le gâtez trop», «il va devenir capricieux». Isabelle Challut propose de faire la sourde oreille à ces commentaires. «Ça devient toujours plus simple pour le parent lorsqu’il accepte de répondre aux besoins de son BABI plutôt que de s’y opposer. Il est prouvé qu’un bébé consolé apprend davantage à développer des ressources intérieures pour se calmer.»

Un constat que partage Joël Monzée. «Ici, on a la chance d’avoir des congés parentaux d’un an. C’est une invitation naturelle à prendre soin de nos enfants et à pratiquer un maternage de proximité.» Alors que certaines cultures favorisent le peau à peau, le cododo et le portage depuis toujours, ces tendances sont à peine émergentes chez nous. Selon le docteur Monzée, l’Église catholique, qui a longtemps condamné le contact physique, serait en partie responsable de la situation actuelle. «La façon dont on traite nos bébés est aussi en cause. On accepte de moins en moins d’être dérangé et ce sont nos enfants qui en paient le prix.»

À titre de fondatrice de Pleine lune, un centre de ressources en périnatalité, Mme Challut offre des cours de préparation à la naissance. Elle est frappée par les idées fausses des futurs parents. «La majorité des parents croient encore qu’on doit apprendre à l’enfant à dormir seul, à devenir autonome, alors que la maturation neurologique se fait dans les cinq ans suivant la naissance de l’enfant.»

Pour accompagner un BABI, les parents gagneraient donc à explorer les différentes sources d’apaisement possibles: rester dans son champ de vision, lui parler. «Puis, vers trois ou quatre mois, on commence à installer des délais dans la satisfaction des besoins, explique Joël Monzée.

On dit à l’enfant qu’on a entendu ses pleurs, qu’on viendra bientôt. L’enfant apprendra à se calmer au son de la voix de ses parents.» L’idée est d’apprendre à décoder le bébé et ses réactions.

CAPRICES OU BESOINS RÉELS?

«Un bébé qui pleure n’est pas capricieux, précise d’emblée Joël Monzée. Il manifeste un inconfort. À nous, parents, de le découvrir.» Le neuroscientifique recommande de consulter d’abord un médecin pour éliminer toute pathologie sérieuse, et ensuite, de prévoir des séances avec un ostéopathe, un physiothérapeute ou un chiropraticien pour régler d’éventuels problèmes corporels: torticolis, vertèbre légèrement déplacée ou trouble de digestion. «Il faut retrancher les problèmes possibles.»

Pour répondre aux besoins psychologiques du bébé, il faut se décharger de la routine ménagère. C’est à ce moment-là qu’on doit demander aux grands-parents et à nos amis de préparer des repas, de passer l’aspirateur ou de faire une brassée de lavage pour nous. Et surtout, il faut cesser de comparer l’évolution de son BABI à celle des enfants du même âge. «Quand un enfant développe une maladie physique, les parents organisent leur vie en fonction des nouveaux besoins de l’enfant. Quand c’est sur le plan psychologique, on devrait faire la même chose», soutient Mme Challut.

Reconnaître un BABI  

HYPERSENSIBLE
Le bébé aux besoins intenses a une conscience aiguë de son environnement; les changements le font sursauter facilement.

INTENSE
Il semble ressentir plus profondément toute la gamme des émotions et réagit plus intensément que les autres bébés.

EXIGEANT
Ce type de bébé exprime un sentiment d’urgence très réel dans les signaux qu’il envoie.

«POT DE COLLE»
Il a un besoin extrême de contacts physiques.

INDOCILE
Il déteste, en général, se faire emmailloter ou manipuler.

INSATISFAIT ET IMPRÉVISIBLE
Il est impossible d’apaiser le bébé aux besoins intenses de la même manière chaque fois.

«AFFAMÉ»
L’expression «horaire de repas» ne fait pas partie de son vocabulaire.

DORMEUR LÉGER
Il se réveille fréquemment et laisse rarement à sa mère le loisir de faire une petite sieste, qui serait pourtant bienvenue.

Pour en savoir davantage sur le développement neurologique de l’enfant: La science au service des parents, par Margot Sunderland, aux Éditions Hurtubise, 288 pages, 34,95

source: yoopa.ca/content/le-babi-caprices-ou-besoins

SIGNES POUR BÉBÉ : POUR EN FINIR AVEC LA FRUSTRATION

QUOI DE PLUS FRUSTRANT POUR VOTRE PETIT CHÉRI, QUE COMPRENDRE ET PENSER SANS POUVOIR S’EXPRIMER?

L’action se déroule dans un magasin de jouets. L’enfant, qui aura un an la fin de semaine suivante, est assis dans le panier et pointe quelque chose. Sa maman et son papa, occupés à converser avec un couple d’amis, ne se rendent pas compte que leur enfant essaie d’attirer leur attention. L’enfant recommence à pointer et, distraitement, la mère se retourne pour jeter un coup d’œil et continue la conversation. L’enfant baisse le bras, son message n’a pas passé.

COMMUNICATION

Une situation tout à fait banale que la plupart d’entre nous ont déjà vécue. Combien de fois, ne comprenant pas ce que notre bébé essayait de nous dire, avons-nous hoché de la tête et dit quelque chose comme : « Oui, c’est beau. » ou « Ah! Oui! C’est vrai. » Je me rappelle avoir fait répéter une dizaine de fois des mots à ma plus vieille, alors qu’elle avait 2 ans, pour finalement lui répondre une phrase passe-partout parce que je ne comprenais pas plus, même après dix fois. Roxanne préférait parfois laisser tomber plutôt que de répéter encore.

LA FRUSTRATION

Dans toutes ces situations, l’enfant ressent une frustration face à son incapacité de communiquer et le parent une frustration face à son impuissance à comprendre son propre enfant. Quoi de plus frustrant que de comprendre et penser sans pouvoir l’exprimer?

L’âge terrible de 2 ans est en réalité une accumulation de petites frustrations quotidiennes reliées à l’incapacité de l’enfant d’obtenir rapidement ce qu’il veut et de son impuissance à faire passer son message. Il a plein de choses à raconter, mais doit apprendre à parler. Ses besoins, pensées, souvenirs, peurs, restent longtemps sans voix.

En contraste, ma fille de 18 mois, a réussi à raconter à son père qu’elle avait vu un écureuil alors qu’elle se balançait dehors. Marie-Ève m’a montré qu’elle se rappelait que sa grand-mère mettait des bananes dans un bol rouge comme celui qu’elle avait dans les mains. Elle est épanouie, communicative, heureuse et je n’ai pas à essayer de deviner les mots qu’elle dit verbalement.

Marie-Ève est-elle plus intelligente que Roxanne? Bien sûr que non! Elle a des outils que Roxanne n’avait pas, les signes. Le langage des signes pour bébés donne un moyen unique de communiquer, en réduisant les frustrations de part et d’autre. Pour un passage en douceur vers la parole.

Audrey Delisle

Audrey Delisle est fondatrice et instructrice de Signes É merveilles, une compagnie 100% québécoise. Le programme enseigne aux bébés à utiliser des gestes simples et faciles à faire pour communiquer avec leurs parents et leurs éducateurs avant qu’ils sachent parler.  www.notrebebe.ca

Source : Maman pour la vie.com

Ateliers de langage signé chez Ressources-Naissances.

Dur, dur, la canicule pour bébé !

Quelques idées et conseils pour que toute la famille garde la tête froide…

Petit rappel : la température de bébé

Votre tout-petit ne régule pas encore très bien sa température : son thermostat interne n’est pas encore au point ! Jusqu’à 18 mois environ, la température corporelle de bébé reste plus élevée en général que celle d’un adulte (c’est pourquoi les pédiatres disent fréquemment qu’en dessous de 38°, votre enfant n’a pas vraiment de fièvre !). Ensuite, elle se normalise : il sait mieux se réguler.

Toujours est-il qu’avant 1 an, votre bébé est particulièrement sensible à la chaleur. Les zones les plus concernées sont la tête (qui représente une grande partie de sa surface corporelle), le dos (sur lequel il repose la plupart du temps lors de ses premiers mois) et les endroits couverts par sa couche

Outre l’inconfort (bébé est grognon, dort et mange mal, transpire, est irritable…Comme nous pouvons l’être quand le mercure flirte avec les sommets !), la chaleur intense peut engendrer chez bébé d’autres réactions, comme des éruptions cutanées au niveau des plis et des zones de frottement ; si elles surviennent, n’appliquez ni crèmes ni autre produit. Tamponnez la zone avec une compresse d’eau froide et laissez sécher à l’air libre le plus possible…

Et bien sûr, on n’oublie pas les conseils de bon sens : ne pas trop le couvrir, le laisser en couche et c’est tout les jours de très forte chaleur, rester à l’ombre et si possible en intérieur, ne pas s’exposer au soleil, donner de l’eau (ou le sein !) à volonté…
Protéger bébé de la chaleur

  • La climatisation

Vous êtes équipé d’un système de climatisation ? A utiliser avec précaution, à domicile comme en voiture ! En effet, la tentation est grande de la régler à fond… Mais l’organisme déteste les forts écarts de températures ! Avec laclim’, idéalement, on ne dépasse pas 4/5 degrés d’écart avec la température extérieure. A savoir également : l’air climatisé est plus sec que l’air naturel : humidificateur obligatoire ! Le top : faire fonctionner l’appareil quand bébé n’est pas dans la pièce et l’éteindre quand il la rejoint.

  • Le ventilateur

Mêle s’il brasse un air chaud, le ventilateur a l’avantage de ne pas assécher l’air ambiant… En revanche, on évite au maximum de le diriger directement sur bébé: ses oreilles, entre autres, détestent les courants d’air qui génèrent des otites ! L’idéal : investir dans un modèle suffisamment silencieux pour fonctionner dans la chambre pendant la nuit ou la sieste

  • Le brumisateur

L’indispensable des vacances ! La brume d’eau donne un « coup de frais » immédiat à bébé, mais attention : certains tout petits détestent cette sensation qui les prend par surprise ! Pensez aussi que l’évaporation de l’eau, notamment sur le visage, a tendance à assécher la peau ; forcez sur la crème hydratante !

  • Le gant de toilette

Compresse, linge mouillé…Tout est bon pour rafraîchir bébé ! Concentrez-vous sur sa tête, les plis du cou, des aisselles et de l’aine, la nuque et le haut du dos, les poignets…

Les solutions « maison »!

À chacune ses trucs et astuces pour rafraîchir l’atmosphère dans la chambre de bébé !
Quelques idées:

  • Tendre un linge mouillé, ou mieux, un linge dont la base trempe dans une bassine d’eau (pour éviter une évaporation trop rapide) devant la fenêtre ouverte de bébé durant la nuit ;
  • Recouvrir un ventilateur avec un linge humide (attention, le coup de frais est réel mais très fugace… Il vous faudra renouveler le linge souvent !) ;
  • Placer une bouteille d’eau glacée devant le ventilateur ;
  • Placer une glacière ouverte remplie de bouteilles d’eau congelée ou de pains eutectiques (pains réfrigérants) dans une petite pièce fermée et laisser agir…

 

par Isabelle Damiron
source: www.etreenceinte.com/mon-mag/article

À partir de quel âge puis-je lui donner un oreiller?

À partir de quel âge puis-je lui donner un oreiller? Est-ce une bonne chose pour les enfants ?

La réponse de Judith Beaulieu, ergothérapeute:

Durant les premiers mois de la vie des bébés, il est recommandé d’éviter de placer des oreillers, peluches ou édredons dans leur lit, à cause des risques d’étouffement et de ce qu’on appelle la « mort subite du nourrisson ». Par la suite, si son pédiatre est d’accord, l’enfant peut avoir un oreiller. Cependant, d’un point de vue anatomique, cet objet n’aura aucune utilité pour son confort avant l’âge de 2 ans, puisque sa colonne vertébrale n’a pas encore de courbures. À la naissance, celle-ci est encore souple, et c’est au fur et à mesure du développement moteur de l’enfant qu’elle va se former, pour prendre l’allure d’un « double S » lorsqu’il adoptera la station verticale de façon prolongée, donc vers l’âge de 2 ans. Quand le bébé apprend à tenir sa tête droite, une courbure se fait graduellement à la hauteur de son cou, dans le segment nommé « colonne cervicale ». Puis, quand il parvient à s’asseoir, sa colonne thoracique commence à prendre également sa forme. Enfin, l’enfant se met debout, et c’est sa colonne lombaire qui se met en place.

Pour un jeune enfant, le meilleur choix est un oreiller plat, assez mince pour maintenir l’alignement de sa colonne cervicale lorsqu’il est sur le dos ou sur le côté, et pour ne pas l’inciter à se retourner sur le ventre. Optez pour l’oreiller qui paraîtra le plus confortable à votre enfant, il en existe de nombreux modèles ! Sachez aussi que cet accessoire n’est pas indispensable. Certaines personnes préfèrent dormir sans oreiller, ce qui ne leur cause aucun problème.

Propos recueillis par Mathilde Singer
Source: Enfants Québec

Prendre soin de soi pour prendre soin de bébé.

Une maman épanouie pour un bébé épanoui

Lorsqu’on est jeune maman, le bien-être de bébé devient une priorité absolue et il arrive souvent qu’on s’oublie au passage ou qu’on culpabilise à l’idée d’avoir besoin de s’accorder une pause rien que pour soi.

Pourtant, rappelez-vous les consignes de sécurité présentées à bord des avions : en cas de dépressurisation de la cabine, vous devez vous équiper d’un masque à oxygène. Et c’est seulement une fois équipée que vous pourrez venir en aide à l’enfant qui vous accompagne …

Ce judicieux conseil est en fait applicable au quotidien : pour prendre soin de votre enfant, vous devez prendre soin de vous.

Vous ressourcer, vous changer les idées, refaire le plein d’énergie vous permettra d’apprécier d’avantage les moments que vous passerez ensuite avec votre famille.

Se créer un espace à soi, c’est le seul moyen de prendre plaisir à retrouver sa petite famille et d’être bien disposée à leur égard.

Faites-le donc sans culpabilité … et si vous ne le faites pas pour vous : faites-le pour le bien-être de votre famille.

L’objectif c’est de faire de vous la personne la plus importante au monde pendant quelques heures.  A vous d’identifier l’activité adaptée !

Prendre soin de soi : petit mode d’emploi

  1. Prenez quelques minutes pour vous connecter à vos besoins : qu’est-ce que vous aimiez faire avant d’avoir un enfant ? De quoi avez-vous besoin ou envie aujourd’hui ?
  2. Trouvez à quel moment de votre journée (de votre semaine ou de votre mois) vous pouvez prendre ce temps pour vous ?
  3. Organisez-vous avec votre mari ou vos proches pour pouvoir vous accorder quelques heures par semaine et vous consacrer à votre activité préférée (ciné, lecture, pot entre copines, expos, yoga … à vous de voir ce qui vous fait vraiment envie).
  4. Inscrivez cette activité personnelle dans votre agenda : cela vous permettra (ainsi que votre entourage) de considérer que ce rendez-vous avec vous-même a la même valeur qu’un rendez-vous chez le médecin. Prenez littéralement rendez-vous avec vous comme vous le feriez pour un médecin ou un rendez-vous professionnel c’est le meilleur moyen de respecter les engagements que vous prenez vis à vis de vous-même !
  5. Profitez pleinement de ce moment et ne culpabilisez pas ! L’objectif de votre « escapade » : vous ressourcer pour vous permettre de  prendre un plaisir renouvelé à retrouver et à vous occuper de votre petite famille. Si vous ne le faites pas pour vous : faites-le pour le bien-être de votre famille.

source: www.mamanzen.com

Comment survivre aux premières semaines de bébé ?

Les 10 mantras de la nouvelle maman

Crédit: ShutterstockComment survivre aux premières semaines de bébé ? Rien ni personne ne peut réellement vous préparer à cette expérience unique, mais certaines résolutions peuvent s’avérer fort utiles. En voici 10. Julie Chaumont1 « Mon corps est mon meilleur allié »
La grossesse et l’accouchement ont beau être des phénomènes naturels, n’en reste pas moins qu’ils laissent des traces. Utérus déplacé, bassin décalé, douleur au dos, au ventre, au nerf sciatique, au coccyx, à la symphyse pubienne ou au plancher pelvien : les inconforts peuvent être nombreux. Plutôt que de les endurer, une visite chez un professionnel de la santé (ostéopathe, physiothérapeute, chiropraticien, massothérapeute, acupuncteur) peut grandement aider. « Si l’accouchement a été particulièrement difficile, la nouvelle maman peut venir en consultation dans les jours suivants », précise Geneviève Lauzière, ostéopathe spécialisée dans les traitements pré et postnatals. Pour celles qui ont eu un accouchement vaginal, prévoyez un premier rendez-vous dans un délai de trois à quatre semaines, et six semaines après l’accouchement pour celles qui ont eu une césarienne.2 « Zzzzz (respire) Zzzzz… »
Ce n’est qu’à partir de 6 mois que les bébés ont les capacités physiologiques de dormir une nuit complète, donc armez-vous de patience… et de power naps ! « À mon premier accouchement, une infirmière m’a dit qu’une nouvelle maman devait faire deux siestes par jour », raconte Catherine Laurence-Ouellet, maman de Louis-Thomas, 2 ans, et Rose-Hélène, 6 mois. « J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre et c’est ce qui m’a permis d’être reposée. Si on m’avait simplement dit de dormir en même temps que le bébé, je ne l’aurais sans doute pas fait », croit-elle.Faire la sieste en plein jour exige un certain lâcher-prise – les brassées et la vaisselle devront attendre ! Pour vous aider, éteignez la sonnerie de tous les téléphones et tirez les rideaux. Allongez-vous dans un endroit confortable, fermez les yeux, puis respirez doucement et profondément en relâchant chacune des parties de votre corps. « C’est mieux de faire la sieste en matinée ou tôt en après-midi et de ne pas dormir plus de 20 minutes, afin de ne pas nuire au sommeil de nuit », recommande Dominique Petit, agente de recherche au Centre d’études avancées en médecine du sommeil.

« Mange, bois, aime »
Allaiter, ça donne soif… et faim ! Pour éviter d’avoir à réchauffer un pâté chinois en plein milieu de la nuit, avec un bébé accroché à votre sein, optez pour des collations. La nutritionniste Stéphanie Côté recommande de miser sur les protéines et les fibres alimentaires afin d’être rassasiée plus longtemps et d’avoir une énergie plus stable. À avoir sous la main lorsqu’on ouvre la porte du frigo ou du garde-manger : cubes de fromage et fruits et légumes déjà apprêtés, noix, graines et produits céréaliers à grains entiers. Sans oublier un très grand pichet d’eau !

 « L’amour ne se divise pas, il se multiplie »
L’arrivée d’un bébé ébranle le couple. De deux, vous passez à trois (ou plus !)… et inévitablement, la dynamique change. « Avec l’arrivée d’un bébé, le couple doit se redéfinir. Plus rien ne sera comme avant…

Mais l’admiration que vous avez l’un pour l’autre ne doit pas en pâtir », dit Geneviève Parent, sexologue, psychothérapeute et conseillère parentale. Elle suggère de créer des occasions de se retrouver à deux : un souper en tête à tête lorsque bébé est endormi, ou simplement un papa qui vient se coller sur la maman qui tient l’enfant dans ses bras pour lui souffler des mots doux à l’oreille.

5 « Reste zen »
Mais d’où viennent ces larmes soudaines et incontrôlables ? Le baby blues survient en général le troisième jour suivant l’accouchement, au moment où les hormones de grossesse disparaissent. « La femme peut se sentir plus irritable, fatiguée, découragée et pleurer facilement pour des riens. Néanmoins, en l’espace d’environ deux semaines, cet état se résorbe généralement », dit Isabelle Tremblay, psychologue. Pour mieux vivre cette période difficile, elle recommande de se reposer, de bien se nourrir, d’être bien entourée et de prendre du temps pour soi, ne serait-ce que pour aller faire un petit tour du pâté de maisons.

Comment être sûre qu’il ne s’agit pas d’une dépression postpartum ? Parmi les symptômes à surveiller : humeur triste, irritabilité, problèmes de sommeil, gain ou perte d’appétit, perte d’intérêt pour des activités normalement appréciées, culpabilité, sentiment d’impuissance, pensées suicidaires, etc. Si vous constatez que ces symptômes nuisent à votre bien-être et à votre fonctionnement, qu’ils s’intensifient au fil du temps, il serait bon d’aller chercher de l’aide. Une psychothérapie est habituellement nécessaire pour se sortir de la dépression.

6 « Le monde m’appartient »
Ce n’est pas parce que vous avez un poupon que vous devez rester cloîtrée. Même si vous allaitez. « Je vois trop souvent des femmes “prisonnières” de la chaise berçante installée dans la chambre du bébé, constate la consultante en lactation Chantal Lavigne. Les femmes devraient allaiter où bon leur semble, dans n’importe quelle position. On peut même allaiter en marchant ! » Il ne faut donc pas hésiter à sortir se promener.

7 « Je suis la gardienne du foyer »
Si vous êtes fatiguée et que l’idée de recevoir famille et amis vous stresse, n’hésitez pas à laisser la porte fermée. Accueillez les proches qui vous font du bien ou qui sont prêts à mettre la main à la pâte pour vous aider. Le mot d’ordre : vous écouter. Aussi difficile que cela puisse être. « Quand je suis revenue de l’hôpital avec mon bébé, mes beaux-parents, qui habitent loin, étaient déjà à la maison et ils sont restés deux semaines. J’aurais préféré vivre les premiers jours de notre nouvelle vie avec mon conjoint, dans notre bulle, d’autant plus qu’ils ne m’étaient pas d’une très grande aide. Je me promets que les choses seront différentes à mon deuxième », affirme Brigitte Lacroix, maman d’Élizabeth, 2 ans et demi.

8 « Je relaxe et je me laisse gâter »
Laissez les autres vous aider et profitez des services offerts aux jeunes familles, comme la visite d’infirmières, de marraines d’allaitement ou de bénévoles spécialisés dans les relevailles. Plusieurs coiffeurs, professionnels de l’esthétique et massothérapeutes proposent des services à domicile. La présence d’une aide-ménagère est un luxe auquel on s’habitue très rapidement ! « Quand j’ai accouché de mon premier bébé, mes parents m’ont offert comme cadeau de naissance l’aide d’une femme de ménage pour les six premiers mois. Quatre ans plus tard, elle vient encore ! » témoigne Catherine Bouchard, maman d’Adrien, 4 ans, et Félicie, 2 ans.

9 « Toutes les mamans sont mes amies »
Rien de plus libérateur que de causer d’épisiotomie, de montée de lait ou de retour de couches avec quelqu’un qui sait de quoi on parle. Cours prénataux, activités pour mamans et bébés, cafés spécialisés et parcs de quartier sont des endroits propices aux nouvelles rencontres. Lors de sa première grossesse, Geneviève Croteau, mère de Marianne, 5 ans, et Alice, 3 ans, s’est liée d’amitié avec une dizaine de mamans sur un forum spécialisé. Au moins une fois par an, ce groupe organise un rendez-vous « réel ». Elles ont même déjà loué un chalet ensemble ! « Comme on a accouché à peu près toutes en même temps, on continue de vivre les grandes étapes ensemble, comme l’entrée à la maternelle. C’est bon de pouvoir pleurer en groupe ! »

10 « C’est moi la maman »
« Il vient juste de boire, tu lui donnes encore du lait ? », « Tu devrais le laisser pleurer », « Tu l’as toujours dans les bras, tu vas le gâter »… Difficile de ne pas se sentir submergée par les nombreux commentaires et conseils de notre entourage… « C’est important de se faire confiance et de faire confiance à son bébé. Ce dernier est capable d’exprimer ses besoins et nous, en tant que parent, on a toutes les compétences nécessaires pour y répondre si on se connecte à lui, si on l’écoute attentivement », affirme Alice Trépanier, doctorante en psychologie et consultante périnatale. Bref, être parent s’apprend au fil des jours, en faisant connaissance avec son enfant et en apprenant à se faire confiance… Et, oui, vous allez y arriver !

Mantra pour un nouveau papa « Je donne mon 100 % »
« J’avais sous-estimé ce grand changement et avais pris quelques engagements, dont un rendez-vous chez le coiffeur que j’ai évidemment complètement oublié. Je regrette d’avoir mis autre chose que la paternité à mon horaire des premières semaines. Je crois qu’on doit se donner à 100 % à son bébé et à sa conjointe afin d’embarquer à 100 milles à l’heure dans cette expérience qui vaut la peine d’être vécue à fond, pas à moitié », témoigne Patrice Turcotte, papa de Livia, 1 an et demi.

Pour aller plus loin dans votre préparation : Le 4e trimestre

Source: enfantsquébec.com

Nouveau-né: prendre l’air, même l’hiver

Vous n’osez pas sortir avec votre nouveau-né parce que c’est l’hiver? Bébé est-il trop fragile pour affronter le froid?

Même durant la saison hivernale, vous pouvez sortir votre nouveau-né, bien couvert de la tête aux pieds, en poussette ou en traîneau pour faire une petite promenade. Vous pouvez aussi glisser votre enfant dans un porte-bébé ventral, où il profitera de votre chaleur corporelle. Évitez toutefois les porte-bébés qui permettent de porter l’enfant sur le dos, car votre bébé y est moins protégé du vent et du froid.

Pour la première sortie avec votre bébé, contentez-vous d’une courte balade (de 15 à 20 minutes environ) après l’avoir nourri et avoir changé sa couche. Augmentez peu à peu la durée des sorties. Vous pourrez rapidement faire des promenades d’environ 1 heure chaque jour. Cependant, ne sortez pas si votre bébé n’est pas en forme (ex. : s’il est enrhumé ou très grognon).

Protéger la peau : Avant de sortir, mettez un peu de crème hydratante sur le visage de votre bébé, qui est exposé au froid et au vent. Plusieurs crèmes, lotions et gels sont d’ailleurs conçus pour protéger la peau délicate des bébés.

Autant que possible, évitez les lieux publics intérieurs (ex. : épiceries, centres commerciaux et transports en commun) durant les premiers mois de votre bébé. Les bactéries et les virus présents à ces endroits peuvent le rendre malade.

Fait-il trop froid?
Pour les bébés, il est préférable de rester à l’intérieur lorsque la température extérieure est inférieure à -12 °C. Pour les plus grands, il est recommandé de ne pas les envoyer jouer dehors si la température, avec ou sans le facteur vent, est de -25 °C ou moins.

 


Source : 
Magazine Naître et grandir, décembre 2013
Recherche et rédaction : Annie Lacroix, cadre-conseil en sciences infirmières
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