On parle des relevailles!

L’arrivée d’un enfant, aussi extraordinaire soit-elle, n’est pas sans défis. Les nuits trop courtes, les coliques, les difficultés à donner le sein, la vaisselle qui s’empile, la poussière qui s’accumule… Dépassés, plusieurs donneraient cher pour avoir une paire de bras supplémentaire.

Découvrez notre service Coup de pouce (aide à domicile) à travers l’article S.O.S. Relevailles de La Presse +.

Avez-vous déjà entendu parler du quatrième trimestre de la grossesse?

Le quatrième trimestre de la grossesse

Les trois mois qui suivent la naissance constituent une période, non nommée et trop peu connue et préparée, tant des mères elles-mêmes que des professionnels de santé. La préparation de cette période conditionne pourtant beaucoup de choses pour le bébé mais également pour ses parents.

Apprenez-en davantage à ce sujet en consultant l’article d’Ingrid Bayot.

Les Relevailles : Un service essentiel pour toutes les mères qui ont accouché

Les relevailles : un mot ancien pour une réalité actuelle

Le mot relevailles est un mot ancien, vieilli même. Dans le dictionnaire, il signifie le fait de se lever, de relever de couches (Petit Robert) et la bénédiction donnée à une femme relevant de couches (Larousse). Une femme en couches est aussi une expression qui n’est presque plus utilisée. Cela signifie l’état d’une femme qui accouche ou vient d’accoucher (Larousse). Les institutions publiques du Québec sont déconfessionnalisées et le langage a évolué, mais les besoins des mères qui donnent naissance sont encore bien réels et même plus importants que jamais. Réhabiliter ce mot, c’est mettre en perspective cette réalité bien actuelle. Qui peut croire qu’on puisse donner la vie et rentrer chez soi comme si de rien n’était ?

Les besoins des femmes qui ont accouché sont universels

Dans l’histoire des femmes du Québec, les relevailles étaient le soutien qu’apportait la famille immédiate de la mère à celle-ci après la naissance de son enfant, pour lui permettre de se reposer et de prendre un moment de répit des responsabilités familiales. Bien que l’organisation et la structure familiale aient beaucoup changé en vingt ans et même si les femmes n’ont plus une dizaine d’enfants, leurs besoins ne sont pas si différents d’avant, ni d’ailleurs dans le monde. Toutes ont besoin de repos, de prendre contact avec ce nouveau bébé, d’apprendre à répondre aux besoins de cet enfant et d’être entourées de personnes bienveillantes pour s’occuper de leurs besoins à elles. Porter un enfant durant neuf mois représente toujours une expérience hautement significative, exigeante physiquement et émotionnellement. Peu importe comment se déroule l’accouchement, se retrouver face à un petit être humain totalement différent de tous les autres et entièrement dépendant et être projetée du jour au lendemain dans un univers nouveau et inconnu n’est jamais banal. Toutes les mères ont besoin de sentir qu’autour d’elles et leur bébé, un réseau existe et assure la poursuite de la vie active et des responsabilités familiales. Si la vie de ce nouveau-né commence au grand jour, la vie au grand jour de la mère prend une pause, qui est un moment très intense et très riche de découvertes. Cette période peut aussi tourner au cauchemar, à l’épuisement et à la dépression si la nouvelle mère doit continuer à s’occuper de tout comme avant, si elle ne réussit pas à se reposer, si elle est anxieuse, si elle ou son bébé a des problèmes de santé. L’aide la plus efficace est celle qui prend soin de la dyade mère-enfant et facilite la présence du père autour de cette dyade. Y a-t-il des volontaires dans la famille et dans le milieu ?

Aider une nouvelle mère est autant un art qu’un métier

Une grand-mère, une amie, une sœur, une collègue de travail peut donner un coup de main à la mère et lui offrir une aide concrète autant qu’un accompagnement chaleureux. Les ingrédients nécessaires pour être utile sont de la disponibilité, de l’ouverture, une bonne écoute, du respect des valeurs de la mère et de l’expérience comme mère ou à tout le moins une certaine expertise face aux besoins de la mère et du bébé. Souvent, les mères ne trouvent pas cette aide dans leur réseau pour une multitude de raisons : tout le monde est au travail, les personnes habitent trop loin, la mère est la première à avoir un bébé dans sa famille, personne ne semble être en mesure d’aider, sans juger, critiquer ou dire quoi faire.

Les relevailles répondent à un besoin et à une demande

Le service de relevailles s’est développé dans les centres de ressources périnatales parce que les mères ont besoin de soutien et ne trouvent pas cette aide essentielle. Il s’agit d’une aide-maman, une aide natale ou une assistante périnatale, autant de noms utilisés pour nommer une femme qui vient aider la mère à sa demande et en fonction de ses besoins. Elle peut bercer, cajoler, donner le bain ou réconforter bébé pendant que maman se repose. Elle peut s’occuper des autres enfants (jeux, bricolages, sorties à l’extérieur), préparer des collations, des repas, faire une brassée de lavage et compléter les tâches d’entretien quotidien. Elle est une oreille attentive qui écoute les joies comme les inquiétudes ou les déceptions, qui apporte des réponses aux questions (allaitement, alimentation, post partum, développement du bébé), qui donne de l’encouragement dans les apprentissages de parent et de l’information sur les ressources activités et services disponibles dans le milieu. C’est un coup de pouce précieux qui peut faire toute la différence.
Une femme peut demander une aide à domicile pour une multitude de raisons qui sont toutes importantes : sa santé est précaire, elle est fatiguée, elle a besoin de « prendre l’air », elle est une immigrante nouvellement arrivée, elle a des problèmes d’allaitement, elle est isolée et a besoin de parler, elle trouve difficile l’adaptation avec son bébé, l’aîné réagit fortement, elle a donné naissance à des jumeaux, elle a besoin de répit.

Le service de relevailles dans les centres de ressources périnatales est accessible

L’aide-maman reçoit les demandes de la mère qui décide de l’aide dont elle-même a besoin. L’aide-maman est aussi capable de décoder d’autres besoins et lui faire valider. Elle a reçu une formation pour répondre aux questions et aux demandes de la mère et s’ajuster dans le respect des valeurs et des choix de la mère. Elle est souvent elle-même mère Ce service permet à la mère d’avoir de l’aide et d’obtenir des réponses à ses questions sans même avoir à se déplacer ou quitter la chaleur de son domicile. Le service est offert sous forme de blocs de trois heures par semaine. La mère peut demander plus d’un bloc, surtout au début. La mère fait sa demande en exprimant autant qu’elle le peut ses besoins et ses attentes. L’aide-maman précise ce qu’elle peut offrir et ce qui ne fait pas partie de ses services (ex : grand ménage, soins de santé à la mère, soins spécialisés à un bébé handicapé). La mère contribue aux services reçus en fonction de sa capacité financière. Elle utilise le service aussi longtemps qu’elle le juge important pour récupérer de la fatigue des premières semaines, retrouver une énergie suffisante pour s’organiser, se sentir prête à continuer sa vie de famille.

Les relevailles; ça change le monde de la mère!

Le service de relevailles a un effet important sur l’adaptation à la vie avec bébé et la récupération après l’accouchement. Il offre un répit et permet d’éviter le surmenage et le dépassement du seuil de détresse psychologique. Il favorise le mieux-être, apporte du réconfort et une plus grande confiance en soi et contribue en fait à développer les capacités parentales. Il améliore l’organisation quotidienne et fonctionnelle liée aux responsabilités familiales et assure que le domicile reste un environnement sain et sécuritaire dans lequel la famille se sent bien. Il aide à briser l’isolement et permet à la mère de partager avec un adulte durant sa journée, souvent le seul avec qui elle sera en contact. Il permet de faire la connaissance d’un nouveau milieu d’entraide et de ressources disponibles que représente le centre de ressources périnatales où la mère trouvera une multitude d’autres services et activités. Il favorise les liens mère-enfant, encourage les liens familiaux, prend soin de la fratrie, dans cette période stratégique pour le couple. Il contribue à améliorer la santé et le bien-être de tous les membres de la famille. Que demander de plus?

Lucie Thibodeau, directrice du Réseau des centres de ressources périnatales

Vous avez le goût de recevoir cette aide précieuse ? À Ressources-Naissances, il y a une équipe d’assistante à domicile qui offre des relevailles, composez le 834-8085 et expliquez vos besoins à la coordonnatrice, Marie-Noëlle Angers.

Pour d’autres régions du Québec, le Réseau des centres de ressources périnatales peut être rejoint au 819 563-0222 Site internet : www.reseaudescrp.org.

Les troubles de l’humeur du post-partum

La grossesse du point de vue de la médecine psychologique est l’événement le plus complexe de la vie humaine. – Ian Brockington

La grossesse étant une phase de développement, donc une crise d’identité, les enjeux biopsychosociaux sont autant de facteurs de risque de rechute, d’aggravation ou de déclenchement d’un trouble psychique.

LES TROUBLES AFFECTIFS DU POST-PARTUM PASSENT ENCORE SOUS SILENCE. POURQUOI ?

  • La période d’ajustement dite « normale » à la condition parentale comporte certains traits pouvant se révéler difficiles à distinguer des premiers symptômes reliés aux troubles affectifs (angoisse, insomnie, pleurs, fatigue, sentiment d’être en mauvaise santé).
  • Les femmes ne sont pas toujours disposées à en parler autour d’elles. Censées être heureuses et reconnaissantes, elles vivent embarras, regret, honte, culpabilité…
  • Les futurs parents sont bien informés des caractéristiques physiques de l’accouchement, mais peu préparés aux défis affectifs et aux facteurs de stress qui les attendent. Face à leur désarroi, ils concluent à une réaction inhabituelle et remettent en question leur capacité parentale.
  • Souvent les perturbations ne sont pas prises en compte par les proches et les professionnels et sont attribuées uniquement à un phénomène hormonal ou à une certaine faiblesse propre à la femme. La femme associe donc ses réactions à son nouveau rôle et a tendance à en minimiser la gravité ou même à les nier.

1. Quelques statistiques

  • Une (1) femme sur 10 souffrira de dépression durant sa grossesse, 1 sur 8 en post-partum.
  • Le taux de suicide est 70 fois plus élevé dans l’année qui suit l’accouchement que dans tout autre période de la vie des femmes (Appleby L. et al. 1998).
  • La première cause de mortalité maternelle est le suicide.

2. Mythe de la maternité

  • La période post-partum est un temps exclusivement positif dans la vie d’une femme.
  • Toutes les mères savent instinctivement comment prendre soin de leurs bébés.
  • Les mères ne ressentent que de l’amour pour leurs enfants et se sentent attachées à leurs enfants dès la naissance.
  • Être mère est une expérience de vie totalement satisfaisante pour toutes les femmes.

3. Les enjeux de la grossesse…

D’hier… à aujourd’hui…

HIER…
Les complications obstétricales les plus fréquentes étaient physiques.
AUJOURD’HUI…
Les complications obstétricales les plus fréquentes sont maintenant psychiatriques. *

HIER…
Familles très nombreuses donc un réseau d’aide bien organisé dans la communauté.
AUJOURD’HUI…
Familles peu nombreuses, le réseau naturel est surchargé par le travail et sa propre famille, donc beaucoup moins de support pour les nouvelles mamans.

HIER…
L’apprentissage du rôle de parent se transmettait de génération en génération.
AUJOURD’HUI…
Valorisation douteuse du rôle de parent.

HIER…
Rôles parentaux bien définis.
AUJOURD’HUI…
Conditions de travail souvent précaires = stress élevé.
Les idéaux de performance : la meilleure grossesse, le meilleur accouchement, le meilleur bébé, le plus beau des allaitements, un post-partum heureux…

4. Les troubles de l’humeur du post-partum

Il existe 3 troubles de l’humeur du post-partum soit : les blues, la dépression et la psychose du post-partum.

a) Les blues du post-partum (50 à 80% des femmes)

Par définition, les blues du post-partum est un phénomène transitoire, bénin et normal qui apparaît TOUJOURS à l’intérieur des 2 premières semaines après l’accouchement. Tous les troubles de l’humeur qui débordent cette limite ne sont plus des baby blues.

Ils se définissent par une «abondance émotionnelle» causée en grande partie par la chute d’hormones après l’accouchement. On pleure mais on ne sait pas pourquoi ! Quand on sait que le taux d’œstrogène passe à du 1000 pour 1 en 24 heures, on peut comprendre pourquoi… On peut y vivre aussi : peurs, angoisses, irritabilité, insomnie, manque de concentration, variabilité émotionnelle.

b) La dépression du post-partum (10 à 20% des femmes)

  • Si les blues durent plus de 2 semaines et perturbent les activités quotidiennes.
  • Si les sentiments négatifs tendent à prendre le dessus sur les positifs, même si on arrive à fonctionner relativement bien.
  • Peut aussi survenir n’importe quand au cours de la 1ère année suivant la naissance, même après une période sans symptômes.

Les symptômes de la dépression post-partum peuvent donc se manifester dans les 24 heures ou jusqu’à un an après l’accouchement. Ils sont les mêmes que la dépression majeure :

  • une humeur dépressive ou une diminution marquée de goût et d’intérêt
  • insomnie ou hypersomnie
  • agitation ou ralentissement psychomoteur
  • fatigue ou perte d’énergie
  • sentiments de désespoir, d’incompétence ou de culpabilité excessive
  • troubles d’attention et de concentration
  • pensées récurrentes de mort
  • Autres : peurs, perte ou gain de poids significatif, problèmes physiques, irritabilité, crises d’angoisse et de panique (avec ou sans autres symptômes), troubles obsesso-compulsifs, se sentir effrayée à l’idée de faire mal à son bébé, pensées récurrentes de mort.
  • un diagnostic et un suivi doivent être envisagés.

c) Psychose du post-partum (0,2% = 2 sur 1000)

  • Survient rapidement et soudainement, en général dans les 3 semaines suivant l’accouchement.
  • Troubles de pensées, incohérence, hallucinations, délires, extrême confusion.
  • La psychose est très rare, mais doit être traitée en toute urgence.

5. Je suis plus à risque si…

  • J’ai des antécédents de dépression du post-partum (50% de risque).
  • J’ai fait une dépression majeure durant ma grossesse (35% de risque)
  • J’ai des antécédents de dépression majeure (25% de risque)
  • Le risque pour la population en générale est d’environ 12% ²
  • Antécédents de troubles mentaux chez la femme et sa famille
  • Antécédents de dépression postnatale chez la femme et sa famille
  • Difficultés conjugales
  • Manque de soutien social, isolement
  • Bébé nécessitant beaucoup de soins
  • Nombreux événements stressants (mariage, deuil, maladie, déménagement, changement d’emploi…) dans les 2 années précédant la naissance ou l’adoption d’un enfant
  • Peurs, doutes et sentiments ambivalents face à la grossesse
  • Grossesse ou accouchement difficile et/ou traumatisant
  • Manque d’estime de soi
  • Attentes irréalistes face à la maternité
  • Peu ou pas d’expérience avec les enfants avant l’accouchement
  • Événements passés non résolus, antécédents de sévices corporels et sexuels
  • Certaines caractéristiques de personnalité (perfectionniste, sensible aux changements, humeur changeante…)

6. Les traitements possibles

  • Psychothérapie individuelle ou familiale/conjugale
  • Alimentation, exercice, sommeil
  • Participation à un groupe d’entraide
  • Prise de médicaments

Non traités, les troubles affectifs majeurs du post-partum peuvent avoir des conséquences sur la relation mère/enfant et sur le développement même de l’enfant.

7. Je demande de l’aide à…

  • Mon réseau naturel
  • L’infirmière du CLSC venue me visiter après mon accouchement
  • Mon médecin de famille
  • L’urgence de l’hôpital
  • Ressources-Naissances : Service à domicile (relevailles), café-rencontre et autres services.

* Stuart S. et al. Psychopharmacol. Bull.1998;34(3):333-338.
² O’hara MW et al. Post-partum Depression: causes and consequences. New York,Ny Springer-Verlag; 1995. O’hara MW et al. J Abnorm Psychol. 1984;93:158-171

Ce texte est en partie inspiré du  » Programme d’aide postnatal aux parents « , Bulletin de l’équipe consultative nationale, Hiver 1998

Les inquiétudes des nouvelles mamans

Nous souhaitons toutes avant la naissance de notre premier bébé être une mère calme et un peu portée à l’inquiétude.  Et pourtant, la plupart des mères se font du souci face à leur nouveau-né; l’attention se porte anxieusement sur les petites rougeurs, les gémissements, la couleur des selles, etc.  Souvent, on exagère l’importance des symptômes.

Qu’une mère soit inquiète pour son bébé, ceci est une réaction tout à fait normale qui révèle son instinct de protection et l’attachement qu’elle porte à l’enfant.  L’anxiété et l’inquiétude sont des sentiments rattachés à la première étape d’un apprentissage à faire; c’est aussi la manifestation de notre mobilisation émotive pour une tâche qui nous tient à coeur.  La plupart des mères vivent ces sentiments sur une courte période, car peu à peu au fil des jours, elles acquièrent plus de confiance.  C’est un peu comme lorsque l’on débute un nouvel emploi; il faut se donner le temps d’apprendre et de s’adapter avant d’espérer pouvoir travailler avec calme et sérénité.

Évidemment, cela dépend du tempérament de chacune.  On sait que certaines personnes sont plus perfectionnistes, s’attachent aux détails davantage ou doutent plus facilement d’elles-mêmes.  Beaucoup de mères avouent avoir été très émotives et se sentir incompétentes face au nouveau rôle.

Toutefois, l’inquiétude n’est pas typiquement féminin.  Il arrive que la mère soit plutôt calme et que ce soit le père qui est pris par l’inquiétude.  Aujourd’hui, les pères ont tendance à s’impliquer plus tôt pour les soins du bébé, ce qui les expose aussi à l’inquiétude.

Le remède à l’inquiétude, c’est l’expérience.  Au deuxième ou troisième bébé, les parents savent qu’un bébé, ce n’est pas aussi fragile qu’il en a l’air; ils savent aussi qu’il peut survivre même s’ils font des erreurs.

Si vous manquez d’expérience et que l’inquiétude vous gagne, il faut compter sur l’expérience de quelqu’un d’autre : communiquez avec une mère expérimentée ou toute autre personne qui a de l’expérience avec les bébés.  Pour combattre l’inquiétude, il est toujours efficace de partager notre vécu avec d’autres parents qui ont surmonté ces sentiments bien normaux, en autant que ces personnes respectent votre rythme et votre individualité, car chaque parent et chaque enfant est unique.

Ressources-Naissances peut vous apporter support et soutien dans cette période d’inquiétudes.  (418) 834-8085

La fatigue après un accouchement

 Plusieurs mères consultent parce qu’elles ne réussissent pas à se débarrasser d’une fatigue qui persiste après un accouchement.

Les causes de la fatigue sont multiples et il est d’abord important d’investiguer si cette fatigue n’est pas le symptôme d’un problème physique : anémie, hypoglycémie, dérèglements thyroïdiens, etc.  Les tests prescrits par le médecin peuvent ne pas être concluants; la mère doit toutefois demeurer vigilante et demander, s’il le faut, des examens plus approfondis.

Mais il arrive aussi que la fatigue provienne de notre façon de vivre et de voir les choses.  Par exemple, beaucoup de jeunes mères veulent une maison impeccable, faire une cuisine élaborée, faire de l’exercice, bien s’occuper du bébé et faire plaisir à tout le monde.  Évidemment, la fatigue s’installe lentement.

Après un accouchement, il est important de se donner le temps et les moyens de bien récupérer.  Souvent, la femme qui vient d’accoucher réclame peu ou pas d’aide, elle se dit capable de se débrouiller seule et abat une somme de travail considérable à un moment critique où le corps exige un repos essentiel.

Une attitude soucieuse et inquiète peut aussi entraîner de la fatigue puisqu’une tension mentale se répercute automatiquement sur le corps.

Combattre la fatigue après un accouchement…

  • c’est s’organiser pour avoir des moments de détente variant selon les goûts et les besoins de chacune;
  • c’est apprendre à établir des priorités en éliminant pour un temps certaines activités;
  • c’est se donner le droit d’accepter et de demander de l’aide;
  • c’est reconnaître que notre bien-être physique vaut bien le dix ou vingt dollars à payer pour de l’aide domestique ou du gardiennage;
  • c’est aussi savoir dire non, décrocher le téléphone, afficher dans la porte que bébé et maman font la sieste, etc.

Pour en savoir plus sur notre service d’assistance à domicile, qui peut faire toute la différence pour aider à soulager la fatigue, téléphonez à Ressources-Naissances au (418) 834-8085.

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