Café-Rencontre thématique : Deuil périnatal

– Accepter l’inacceptable, comment vivre après ton passage. –

Programme d’éducation à la santé portant sur le deuil périnatal.
Le deuil périnatal est la perte du bébé à naître, dès la conception jusqu’à 28 jours de vie.

S’adresse aux parents ayant vécu un deuil périnatal, aux proches ainsi qu’aux professionnels.

Sujets abordés:
– Les différentes réactions de l’homme et de la femme face au deuil périnatal;
– Prévenir les complications d’un deuil.

Conférence animée par Marie-Esther Nameth, Infirmière en périnatalité, finissante au baccalauréat en sciences infirmières à l’Université du Québec à Rimouski campus Lévis.

**Gratuit**
**Inscriptions par téléphone (418-834-8085) ou sur place, à l’avance.**
Événement Facebook

Et si tout n’était pas si rose…

Après 5 ans d’attente et d’espoir qui se sont soldés par une fécondation in vitro, j’étais enfin enceinte !  Je l’avais tant souhaité, ce petit miracle, que je n’aurais pas le droit de me plaindre, pas le droit de revendiquer plus de sommeil, pas le droit de me sentir brimée dans ma liberté… C’est ce que je croyais… et c’est la pression que je me mettais sur les épaules…

L’arrivée de mon fils a bien sûr été un événement marquant, mais je ne suis pas tombée en amour avec lui instantanément.  Même que mon attachement à lui a été long à se développer… C’est terrible à dire, mais j’ai même souhaité qu’il ne se réveille pas un matin… Ce petit être tant attendu me brimait, m’empêchait de faire ce que je voulais, quand je le voulais ! Je n’y arriverais pas ! Évidemment, il y a une grande phase d’adaptation lors de la naissance d’un bébé, incluant beaucoup d’émotions contradictoires, mais ce que je vivais n’était pas « normal ». J’ai lutté longtemps pour me faire croire que tout allait bien, que j’étais capable de surmonter ma détresse seule. Comme j’ai été malheureuse !

Le jour où j’ai compris, et accepté que je faisais une dépression postpartum, ma vie a commencé à s’améliorer.  J’ai demandé de l’aide et j’ai consenti à lâcher prise sur plusieurs aspects de ma vie.  C’est un long processus de guérison, mais j’ai grandi à travers cette épreuve.

Aujourd’hui, je suis consciente que la naissance de mon fils a ouvert une faille en moi qui ne pourra se refermer complètement.  Mais je sais maintenant que j’ai la force d’affronter différents défis, que je ne peux pas avoir le contrôle sur tout et que c’est bien ainsi !

Je vous partage mon histoire, car je sais qu’il y a plusieurs femmes qui vivent des situations semblables à la mienne, mais n’osent pas en parler de peur de ne pas répondre au standard de la « super maman épanouie ».

Le rôle de maman sera un grand rôle dans votre vie, mais rappelez-vous qu’il comportera de petits et grands défis et que vous aurez peut-être besoin d’un coup de main à l’occasion.

Ça prend tout un village pour élever un enfant ! Ne portez pas toute la responsabilité sur vos épaules, demandez !

Geneviève Fortin, Conseillère périnatale

Relevailles : Un soutien postnatal à votre service!

Initiative de mobilisation des connaissances sur un service appelé « Relevailles », qui consiste à offrir un soutien postnatal à domicile qui s’adapte aux besoins de chaque famille. Les services de relevailles sont dispensés par différents organismes à but non lucratif (OBNL), dont des centres de ressources périnatales (CRP) répartis dans neuf régions du Québec. Le lancement de cette initiative s’inscrit à même les activités de la Grande semaine des tout-petits

Pour en savoir plus : http://www.reseaudescrp.org/relevailles

Pour voir la version complète (version française à 4 min. 38 secondes): https://www.youtube.com/watch?v=O3CwYRHUbBw&feature=youtu.be&list=PLxWz0fEGuv6o5LrEpvdsmQFs5zB1dIFR8

La recette gagnante…!

 

Ça fait quand même presque 14 ans que je suis devenue maman.  Et pourtant, je n’oublie pas….

Ce désir de bien faire les choses avait atteint son sommet.  J’avais la conviction que de devenir maman était le rôle le plus important de ma vie.

Dans ce souci de bien vouloir FAIRE, je me suis mise à me documenter.  À consulter, à lire, à aller sur internet….  Je l’avoue…. j’ai oublié pendant un instant, que même dans cette situation, la perfection n’existait pas.

En tant que nouveaux parents, nous sommes souvent bombardés d’informations.  Mais quelle a été ma déception lorsque j’ai constaté que beaucoup d’informations se contredisaient ?!?

J’ai donc vite compris qu’il n’y avait pas qu’une seule voie. Que si la recette parfaite pour le sommeil, l’alimentation, l’éducation…..existait, elle serait sûrement placée à l’intérieur de la boîte du test de grossesse!

C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de me faire confiance. J’ai fermé mes livres et mon écran pour ÊTRE pleinement avec mon bébé.  Pour l’observer et l’écouter.  Je me suis également vêtue d’un beau dos de canard afin de laisser couler les informations des autres que je ne jugeais pas pertinentes pour notre réalité.

Puis mon bébé, mon partenaire et moi avons tracé notre chemin, avec essais et erreurs, mais avec la grande satisfaction d’avoir respecté nos valeurs.

Quelques années plus tard, je l’avoue…  Enceinte de notre deuxième bébé, j’ai pensé que nous pourrions faire un peu de copier-coller en appliquant la recette trouvée avec le premier.  Surprise !!!   Eh bien non!! Nous sommes devenus parents d’un tout autre être humain, à part entière, avec ses propres besoins.  Alors, nous avons à nouveau, créé notre propre recette gagnante.

Et vous, êtes-vous en train de créer la vôtre?

Stéphanie Moisan, Conseillère périnatale

Attention à vos organes!

Oui, oui, vous avez bien lu! Probablement qu’on vous en a déjà parlé, ou que vous vous en doutez, mais tout au long de la grossesse, nos organes internes bougent et laissent la place au bébé. Et une fois le bébé dans vos bras, tout doit reprendre sa place. C’est ici que ça se complique… 

À ce propos, je vous suggère un article écrit par une journaliste de Radio-Canada sur le sport après la grossesse. On y explique bien les risques encourus lors d’une reprise de l’activité physique trop rapide ou lorsque les exercices ne sont pas adaptés aux nouvelles mamans.

En tant que Centre de ressources périnatales, Ressources-Naissances a toujours eu cette préoccupation à cœur. Tous les cours que nous offrons sont spécialement adaptés pour les mamans en pré et post-natal. On pense à nos cours de Yoga, Maman et bébé actifs, Pilates, Poussette et bedaine zen, tous créés par nos conseillères périnatales d’expérience. Si toutefois vous avez des questionnements, n’hésitez pas à nous contacter, il nous fera plaisir de vous diriger au cours le plus adapté à votre situation.

Le BABI: caprices ou besoins?

Votre nourrisson vous épuise? Vous remettez en doute vos qualités parentales, tellement les bébés des autres semblent «faciles» comparativement au vôtre? Peut-être avez-vous un BABI, c’est-à-dire un bébé aux besoins intenses.

Qu’est-ce qu’un BABI? C’est un bébé dont toutes les réactions semblent démesurées. C’est un nourrisson dont le sommeil est facilement perturbé, qui veut constamment être dans les bras de ses parents et qui supporte difficilement le bruit. Pour se rassurer, le BABI demande sans cesse le sein de sa mère ou une suce. Le concept du BABI a été créé par le pédiatre américain William Sears qui, à la naissance de son quatrième enfant, fut bouleversé de constater que toutes ses techniques éducatives échouaient avec ce poupon «difficile». Dans son livre The Fussy BabyBook, il fait la description détaillée des caractéristiques communes à ce type de bébés.

L’énumération ne donne pas envie d’en avoir un sous son toit: intense, hyperactif, exigeant, épuisant, imprévisible, jamais satisfait, etc. «Le phénomène a toujours existé, mais jusque dans les années 80, le bébé et ses besoins étaient très peu considérés», explique Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute.

BESOIN DE PEAU!

Le phénomène n’est pas encore reconnu officiellement par la communauté médicale. Si certains parents de BABI s’en désolent, Joël Monzée s’en réjouit. «Il serait dangereux de médicaliser la chose. Sinon quoi… on va donner des anxiolytiques à nos bébés? Les BABI expriment juste un peu plus que la moyenne les besoins de tous les bébés.» Les BABI seraient des enfants qu’il faut simplement couver davantage. «Les premiers 18 mois, l’enfant a besoin de beaucoup de contacts corporels avec son adulte de référence, souvent la mère. Les récepteurs de la peau permettent de diminuer l’anxiété de l’enfant.» Pour Isabelle Challut, infirmière et accompagnante à la naissance, il est important de reconnaître les qualités des BABI. «Ce sont souvent des enfants très créatifs et intelligents. En répondant aux besoins du BABI, on lui permet de gérer son stress et de faire ressortir ses qualités.»

DES PARENTS DÉPASSÉS

Vivre au quotidien avec un BABI est déroutant et épuisant pour les parents, qui doivent consacrer tout leur temps et toute leur énergie à satisfaire un bébé insatiable. S’il n’y a pas d’antécédents de BABI dans l’entourage, les proches sont habituellement prompts à fournir des conseils et à critiquer les méthodes éducatives des parents: «laissez-le pleurer», «vous le gâtez trop», «il va devenir capricieux». Isabelle Challut propose de faire la sourde oreille à ces commentaires. «Ça devient toujours plus simple pour le parent lorsqu’il accepte de répondre aux besoins de son BABI plutôt que de s’y opposer. Il est prouvé qu’un bébé consolé apprend davantage à développer des ressources intérieures pour se calmer.»

Un constat que partage Joël Monzée. «Ici, on a la chance d’avoir des congés parentaux d’un an. C’est une invitation naturelle à prendre soin de nos enfants et à pratiquer un maternage de proximité.» Alors que certaines cultures favorisent le peau à peau, le cododo et le portage depuis toujours, ces tendances sont à peine émergentes chez nous. Selon le docteur Monzée, l’Église catholique, qui a longtemps condamné le contact physique, serait en partie responsable de la situation actuelle. «La façon dont on traite nos bébés est aussi en cause. On accepte de moins en moins d’être dérangé et ce sont nos enfants qui en paient le prix.»

À titre de fondatrice de Pleine lune, un centre de ressources en périnatalité, Mme Challut offre des cours de préparation à la naissance. Elle est frappée par les idées fausses des futurs parents. «La majorité des parents croient encore qu’on doit apprendre à l’enfant à dormir seul, à devenir autonome, alors que la maturation neurologique se fait dans les cinq ans suivant la naissance de l’enfant.»

Pour accompagner un BABI, les parents gagneraient donc à explorer les différentes sources d’apaisement possibles: rester dans son champ de vision, lui parler. «Puis, vers trois ou quatre mois, on commence à installer des délais dans la satisfaction des besoins, explique Joël Monzée.

On dit à l’enfant qu’on a entendu ses pleurs, qu’on viendra bientôt. L’enfant apprendra à se calmer au son de la voix de ses parents.» L’idée est d’apprendre à décoder le bébé et ses réactions.

CAPRICES OU BESOINS RÉELS?

«Un bébé qui pleure n’est pas capricieux, précise d’emblée Joël Monzée. Il manifeste un inconfort. À nous, parents, de le découvrir.» Le neuroscientifique recommande de consulter d’abord un médecin pour éliminer toute pathologie sérieuse, et ensuite, de prévoir des séances avec un ostéopathe, un physiothérapeute ou un chiropraticien pour régler d’éventuels problèmes corporels: torticolis, vertèbre légèrement déplacée ou trouble de digestion. «Il faut retrancher les problèmes possibles.»

Pour répondre aux besoins psychologiques du bébé, il faut se décharger de la routine ménagère. C’est à ce moment-là qu’on doit demander aux grands-parents et à nos amis de préparer des repas, de passer l’aspirateur ou de faire une brassée de lavage pour nous. Et surtout, il faut cesser de comparer l’évolution de son BABI à celle des enfants du même âge. «Quand un enfant développe une maladie physique, les parents organisent leur vie en fonction des nouveaux besoins de l’enfant. Quand c’est sur le plan psychologique, on devrait faire la même chose», soutient Mme Challut.

Reconnaître un BABI  

HYPERSENSIBLE
Le bébé aux besoins intenses a une conscience aiguë de son environnement; les changements le font sursauter facilement.

INTENSE
Il semble ressentir plus profondément toute la gamme des émotions et réagit plus intensément que les autres bébés.

EXIGEANT
Ce type de bébé exprime un sentiment d’urgence très réel dans les signaux qu’il envoie.

«POT DE COLLE»
Il a un besoin extrême de contacts physiques.

INDOCILE
Il déteste, en général, se faire emmailloter ou manipuler.

INSATISFAIT ET IMPRÉVISIBLE
Il est impossible d’apaiser le bébé aux besoins intenses de la même manière chaque fois.

«AFFAMÉ»
L’expression «horaire de repas» ne fait pas partie de son vocabulaire.

DORMEUR LÉGER
Il se réveille fréquemment et laisse rarement à sa mère le loisir de faire une petite sieste, qui serait pourtant bienvenue.

Pour en savoir davantage sur le développement neurologique de l’enfant: La science au service des parents, par Margot Sunderland, aux Éditions Hurtubise, 288 pages, 34,95

source: yoopa.ca/content/le-babi-caprices-ou-besoins

4e trimestre

Le 4ème trimestre de la grossesse : une période peu connue et peu préparée.

Ingrid Bayot intervient depuis plus de 20 ans comme sage-femme et formatrice agréée dans le domaine de l’allaitement et de la physiologie des adaptations néonatales. Elle est l’auteur notamment du livre « Parents futés, bébé ravi » paru en 2004.

Le trimestre après la naissance est essentiel mais méconnu : pourquoi ?

Beaucoup de femmes voient l’accouchement comme une énorme montagne à gravir ; la suite baigne dans un flou un peu rose bonbon. Or, les grands changements de vie arrivent après l’accouchement. Le choc de la réalité, le quotidien avec un bébé a de quoi dérouter. Les nouvelles mères savent généralement peu de chose sur l’adaptation physiologique et émotionnelle du bébé, et les discours qui le réduisent à un système digestif, satisfait ou non, n’arrangent rien.

Les professionnels de la santé sont plus concentrés sur l’accouchement, le moment palpitant et potentiellement risqué, que sur « la suite », supposée couler de source. Il suffit de comparer l’offre de service concernant la naissance ou le post-partum. Or, il s’en passe des choses dans cet « après naissance ».

Que se passe-t-il durant ces trois mois ?

Je vais parler surtout de la femme qui vient de donner naissance. Sur le plan physique, deux phénomènes prédominent. D’abord la lactation lorsque la maman a choisi d’allaiter ; les connaissances et l’accompagnement de l’allaitement ont bien progressé ces dernières décennies. Ce qui n’est pas le cas pour l’autre phénomène : la déconstruction des structures mises en place pour porter un bébé jusqu’à terme, et le réajustement des fonctions physiologiques à un état non gravide. En effet, pendant toute la grossesse, le corps maternel s’est transformé afin d’être capable de porter, nourrir, oxygéner, éliminer les déchets métaboliques et protéger un organisme en croissance ultrarapide : de deux cellules au départ, va naître un bébé formé. C’est inouï quand on y pense ! Toutes les fonctions du corps maternel se sont adaptées : la circulation sanguine, la respiration, le fonctionnement digestif et métabolique, la statique et l’équilibre, etc.

Quand maman accouche, elle n’est plus « enceinte du bébé », mais tout son corps est encore « en gestation » et la progression vers un nouvel équilibre va prendre de six semaines à trois mois. L’allaitement est d’ailleurs un facilitateur de ces processus, notamment au niveau du sommeil maternel : la prolactine, une des hormones de l’allaitement, augmente le sommeil profond, donc la récupération et la régénération cellulaire.

Dans notre culture, ce temps du corps féminin est zappé, individuellement et collectivement. On parle de « retour au corps de jeune fille », on y ajoute l’injonction de rapidité : il faudrait sortir au plus vite de ce corps qui ne correspond à aucuns critères des standards de la séduction ou de la publicité !

Ce temps du corps féminin n’a même pas de nom. Je propose le mot « rétrogestation », pour le désigner, pour permettre sa conceptualisation et sa reconnaissance. Ce corps qui a tant donné, ce corps qui continue de nourrir complètement un bébé, fournit un travail gigantesque pour progresser vers un nouvel équilibre physiologique. Comment l’accueillir avec tendresse, bienveillance, respect et gratitude ?

D’autant plus que sur les plans émotionnel, relationnel et social, il y a aussi toute l’adaptation au bébé, l’installation ou la consolidation du lien d’attachement, l’émergence des compétences parentales, les ajustements dans le couple, les remaniements identitaires, le positionnement dans les générations … Quel chantier !

La maman se croit en congé de maternité alors qu’elle mène de front plusieurs tâches qui demande chacune énormément d’énergie : retrogestation, lactation (produire du lait), allaitement (nourrir un bébé), soins au bébé. Et dire que tant d’entre elles se culpabilisent de ne pas  parvenir à assurer le reste du quotidien comme d’habitude. Il est vraiment nécessaire de sensibiliser chacun à la nécessité de l’aide concrète aux nouvelles mamans. J’ai créé un carnet des bons cadeaux de naissance (disponible sur le site indiqué ci-dessous), afin d’aider les mamans à prendre conscience de leurs besoins, et de faciliter la demande d’aide. Cela va du dessert préféré, à la promenade partagée, un massage, la conduite des grands à l’école, des repas préparés, un accompagnement pour les courses. Bref, tout ce qui peut dégager du temps, ce qui peut lui apporter du bien-être. La vie apporte déjà assez d’exigences pour ne pas en rajouter. Tenir la maison impeccable, déménager ou rédiger son mémoire de doctorat, … ce n’est pas vraiment le moment.

Parle-t-on également du 4ème trimestre au masculin ?

Oui, il y a un quatrième trimestre au masculin, de la même façon qu’il y a la « grossesse » ou l’attente du papa, ce temps de maturation intérieure, de partage avec leur conjointe et de préparation, de changements, d’aménagements. Les futurs pères préparent le nid à leur manière.

Au cours de ces 4 trimestres, ce que vivent et ressentent les hommes ne reposent pas sur les mêmes bases biologiques que leur conjointe, mais sur le plan émotionnel, matériel et social il y a beaucoup de points communs. Devenir parent est un changement gigantesque, définitif, un engagement pour la vie. Du moins, s’il s’implique…

Dans l’après naissance, les papas traversent eux aussi un temps intense d’adaptation, d’ajustements, d’improvisations, de tâtonnements. Leur identité sociale évolue, leur place dans les générations également. Ils accouchent d’une nouvelle dimension d’eux-mêmes. Toute une naissance…

Si les femmes reconnaissent mieux les étapes de leur corps et de leur être, elles pourront mieux «se dire» à leur conjoint. Si elles connaissent mieux leurs besoins, elles pourront exprimer des demandes plus explicites. Pour les mamans qui doivent deviner en permanence les besoins de leur bébé, il est parfois difficile d’accepter que leur chéri ne devine pas les leurs ! Les hommes de bonne volonté aiment rendre service et se rendre utiles. Ils apprécient les demandes claires et l’expression de la gratitude.

Un vieux préjugé culturel continue de propager l’idée que l’allaitement prive le papa d’interactions avec son bébé. Quel dommage ! Le bébé n’est pas un tube digestif ; il a aussi besoin d’être nourri par ses deux parents de contact peau à peau, bercements, bain, chant, promenades, câlins, de regards… Ces interactions activent sa curiosité et participent à son développement. Le papa nourrit son enfant sur les plans sensoriel et relationnel sans passer par l’alimentation. Quelle chance, quelle diversité dans les relations !

Ingrid Bayot est sage-femme et formatrice en périnatalité et allaitement pour les Formations Co-Naître® depuis 1992. Elle détient un diplôme universitaire en lactation humaine et allaitement maternel de la Faculté de Médecine de Grenoble. Madame Bayot a suivi des formations complémentaires en psychologie et communication. Elle est formatrice consultante pour l’Agence de Santé de l’Estrie à Québec et chargée de cours à L’Université du Québec à Trois Rivières.

source : http://www.acteurdemasante.com

L’amitié à l’épreuve de la parentalité

Crédit: VeerL’arrivée d’un enfant chamboule notre vie, et l’amitié passe parfois… à la moulinette ! Entre la rupture amicale et l’irrémédiable éloignement de notre âme sœur, existe-t-il une troisième voie possible ?  Jade Bérubé« Je m’ennuie tellement de ma meilleure amie ! » confie Juliette, mère d’un petit garçon de 2 ans. « Au début, elle venait nous voir, mais les conversations devenaient difficiles, entre les pleurs du bébé, les changements de couche, les biberons… Je crois que tout cela l’ennuyait et, petit à petit, elle a cessé de me donner de ses nouvelles. »De nombreux parents connaissent cette douloureuse réalité, sans toujours se l’avouer. L’impact de l’arrivée d’un enfant est parfois brutal pour les relations amicales. « Le choc peut faire mal parce qu’on s’attend, entre amis, à traverser les grandes étapes de vie côte à côte, dit Micheline Dubé, psychologue au Centre professionnel du Plateau-Mont-Royal. Or, s’occuper des enfants, c’est comme une passion. C’est être pris dans une relation affective, et celle-ci nourrit beaucoup les nouveaux parents. Dès lors, leurs besoins changent. »

Les amis sans enfants, bien souvent, n’en sont pas moins ébranlés. « Passer, du jour au lendemain, du statut de “meilleure amie avec qui l’on sort tout le temps” à celui d’“ancienne amie qu’on ne voit plus”, disons que ça bouleverse une existence ! lance Annick. Mon amie est aujourd’hui maman d’un poupon de 9 mois… et la vérité, c’est que sa vie est vraiment loin de la mienne. »

Manque de temps, reproches ou divergences
Parmi ce qui peut ébranler l’amitié, on évoque fréquemment les désaccords sur la façon de voir la vie, les critiques des choix faits par l’autre… mais avant tout le manque de disponibilité. Quand on devient parent, le temps s’ordonne selon des priorités différentes, et le peu d’heures dont on dispose pour son couple est jalousement gardé !

« Après la naissance de mon aînée, ce que je voulais, les soirs et les fins de semaine, c’était dormir, relate Marie-Ève, mère de deux enfants de 4 ans et 1 an. Je crois que ma meilleure amie a été blessée que je ne manifeste pas le désir de la voir aussi souvent. Avec le recul, j’ai compris qu’elle se sentait visée personnellement. »

Les circonstances ont changé lorsque Marie-Ève a donné naissance à un deuxième enfant. « J’ai réalisé qu’une maternité n’était pas forcément identique à la précédente, dit-elle. Mon plus jeune ne pleure presque pas, il s’endort partout… Si j’avais su que chaque bébé était si différent, je ne me serais pas culpabilisée et isolée autant après mon premier accouchement. Mais sur le coup, c’était difficile à gérer, et j’ai préféré cesser de voir mon amie. »

Pour Jean-François, père de deux enfants de 7 et 5 ans, l’isolement consécutif à la paternité a été l’élément le plus difficile à supporter. « Entre les tâches domestiques, mon travail et les heures consacrées à mes enfants, il ne me restait plus beaucoup de temps pour bavarder ! explique-t-il. Finalement, mes amis de gars se sont éloignés. »

D’autres fois encore, les jeunes parents peuvent être écorchés par les réactions de leurs proches. Steve, qui travaille dans le domaine universitaire, a vu sa relation avec son meilleur ami s’effriter après la naissance de son fils, maintenant âgé de 5 ans. « Son manque de curiosité envers mon enfant me sidérait, raconte-t-il. Mais je parvenais à m’y faire et à le rencontrer dans un contexte autre que familial. Cependant, un soir, lors d’un souper entre garçons, l’un de ses amis s’est mis à plaisanter sur la paternité, prétendant que les hommes devenaient stupides en même temps que pères, etc. Tout le monde a ri, et ça m’a blessé. J’étais le seul du groupe à avoir un enfant et je ne me suis pas senti respecté. Je n’ai pas voulu faire d’esclandre… je suis tout simplement parti. »

On se donne une chance ?
Le décalage entre les nouveaux parents et les amis sans enfants ne devrait pas briser leur amitié, selon Micheline Dubé. Dès que l’éloignement se fait sentir, pourquoi ne pas se témoigner mutuellement notre attachement et essayer de planifier nos rencontres, agenda en main ?

« Le rôle de l’amitié privilégiée et intime est essentiel, dit la psychologue. C’est l’ami qui nous permet de prendre du recul, qui nous connaît et qui sait nous conseiller avec discernement. Le conjoint est souvent trop impliqué sur le plan affectif pour le faire, et ce n’est pas non plus le rôle des parents, qui pourraient s’inquiéter et qui sont parfois mauvais juges. Cette fonction d’écoute revient aux amis proches, et parler est primordial pour la santé psychologique de tous. »

Par contre, lorsque le blâme s’immisce dans les relations, l’équilibre nécessaire au lien intime est rompu. « Si l’ami vous dit des choses blessantes ou qu’il vous démoralise au sujet de vos capacités, vous devez vous en éloigner pour un temps, conseille Micheline Dubé. Les rapports basés sur les reproches minent l’estime de soi, et il faut savoir se protéger. Mais rien ne dit que pareille situation n’est pas appelée à changer avec le temps, avec les expériences de l’un et de l’autre. Un jour, l’ami sans enfants peut devenir parent à son tour et comprendre beaucoup de choses. »

Heureusement, bien des amitiés sont assez fortes pour surmonter cette épreuve. « Comme amie, on doit s’adapter ! » estime Catherine, dont la meilleure amie vient d’avoir un bébé. « Je pense qu’il faut prévoir que l’amitié prendra une autre allure, qu’on ne fera plus les mêmes activités ensemble lorsqu’un tel changement survient. Ma meilleure amie et moi sommes deux aventurières, nous adorons faire des voyages hors des sentiers battus. Je savais bien que ces projets ne seraient plus possibles. Il nous a fallu recadrer nos attentes et bien exprimer nos besoins respectifs. »

« L’important est de rester ouvert à la réalité de l’autre, poursuit Catherine. Mon amie peut parler toute une soirée de son bébé, mais la fois suivante elle m’écoutera parler toute la soirée de mon travail ! »

Ces deux amies ont quand même tenté l’expérience d’un voyage commun pendant une semaine, bébé sous le bras — une expérience qui ne s’est pas faite sans heurts. « Les premiers jours, nous cherchions comment nous organiser, se souvient Catherine. Il y avait les siestes à respecter, les repas, etc. Nous avons aussi découvert que notre idée de nous faire des petits soupers était à revoir ! Un soir, la tension est montée, le bébé était difficile. Mon amie était à bout de nerfs, et je me suis offerte pour emmener sa fille faire un tour en poussette. Mais elle m’a répondu très sèchement : “Non, je vais y aller, c’est moi qui ai besoin d’air !” Quand elle est revenue, nous avons choisi d’en rire ensemble. Et la tension est redescendue. »

L’amitié évolue… et c’est tant mieux !
La meilleure façon d’éviter les frustrations est, enfin, de se rappeler que l’amitié n’est pas un concept figé et immuable. « Les amitiés vont et viennent, confirme Micheline Dubé. Certains amis seront présents dans des étapes de nos vies, et pas dans d’autres. Parfois se créent aussi de nouveaux liens forts. Une vie, c’est très long ! On peut également y voir l’extraordinaire puissance de l’amitié, qui sait se modifier au fil du temps sans perdre de sa valeur. Des amis restent quelquefois des années sans se parler et, le jour où ils prennent le téléphone, ils se retrouvent là où ils s’étaient laissés. »

Alors, pourquoi avons-nous autant de mal à nous adapter au nouveau statut de parents de nos amis ? Le mythe de « l’ami pour la vie » aurait-il remplacé celui de l’amour éternel ? « Peut-être ! répond pour sa part Élise Castonguay, psychologue à la clinique Psycho Bien-Être. Croire que les liens affectifs — qu’ils soient amoureux ou amicaux — ne bougeront pas est effectivement une utopie, puisque les gens eux-mêmes évoluent. Par ailleurs, l’amitié n’étant pas exclusive, elle impose une distance relationnelle qui, justement, permet ces allers-retours. »

 Quand  tout le monde devient parent
Lorsque des amis deviennent parents en même temps, il est fréquent que la communauté d’intérêts renforce leurs liens. Mais qu’en est-il des cas où, au contraire, un fossé se creuse ?

« Je ne supporte pas la fille de ma meilleure amie, avoue avec un malaise évident Nathalie, mère d’une fillette de 3 ans. Elle est carrément insupportable, et surtout blessante pour ma petite. Nos rencontres sont de grandes sources de stress pour moi… »

Virginie, maman de deux garçons, a l’impression quant à elle que la maternité a accentué des différences déjà présentes entre elle et son amie, dont les deux filles ont le même âge que ses enfants.

« Mes garçons sont réservés, comme moi, dit Virginie, et les filles de mon amie sont hardies, comme elle. Du coup, lorsqu’une de ses filles s’en prenait à l’un de mes garçons sans qu’elle intervienne, cela me mettait hors de moi. Résultat : nous étions toujours sur les nerfs ! » Cette mère a donc choisi de limiter les occasions de tension en réduisant la fréquence des rencontres en famille. « La situation m’a beaucoup peinée au début, dit-elle, mais en décidant de faire une pause, je nous laissais à toutes les deux le temps de nous stabiliser. Nous nous voyons toujours, mais dans des cadres plus favorables. »

Lorsque les valeurs éducatives s’entrechoquent entre amis devenus parents, il arrive que le lien s’étiole, atteste la psychologue Micheline Dubé. « Mais encore ici, il faut faire attention, dit-elle. Si, dans les relations entre les enfants, les valeurs de base sont préservées, les adultes devraient lâcher prise. Les enfants peuvent, bien souvent, s’organiser et se défendre tout seuls. Mais si le laisser-aller oblige les uns à jouer le rôle de gardienne ou de tuteur auprès des enfants des autres, c’est trop pénible. Il faut alors être capable de mettre une barrière. Je ne parle pas de se mêler de l’éducation des enfants d’autrui, mais d’établir les limites de ce qu’on est capable d’accepter, tout en s’abstenant de juger. Il ne s’agit donc pas de poser des conditions du genre : “Lorsque tu leur interdiras ceci ou cela, tu pourras venir chez moi”, mais plutôt d’évoquer la réalité, à la recherche d’une solution, en disant par exemple : “Je me sens anxieuse parce que je ne peux m’empêcher de surveiller ce qu’ils font, alors je serais moins épuisée si nous pouvions nous voir sans les enfants.” Et ce compromis est tout à fait acceptable. »

Source: Enfants Québec, mai-juin 2013

Prendre soin de soi pour prendre soin de bébé.

Une maman épanouie pour un bébé épanoui

Lorsqu’on est jeune maman, le bien-être de bébé devient une priorité absolue et il arrive souvent qu’on s’oublie au passage ou qu’on culpabilise à l’idée d’avoir besoin de s’accorder une pause rien que pour soi.

Pourtant, rappelez-vous les consignes de sécurité présentées à bord des avions : en cas de dépressurisation de la cabine, vous devez vous équiper d’un masque à oxygène. Et c’est seulement une fois équipée que vous pourrez venir en aide à l’enfant qui vous accompagne …

Ce judicieux conseil est en fait applicable au quotidien : pour prendre soin de votre enfant, vous devez prendre soin de vous.

Vous ressourcer, vous changer les idées, refaire le plein d’énergie vous permettra d’apprécier d’avantage les moments que vous passerez ensuite avec votre famille.

Se créer un espace à soi, c’est le seul moyen de prendre plaisir à retrouver sa petite famille et d’être bien disposée à leur égard.

Faites-le donc sans culpabilité … et si vous ne le faites pas pour vous : faites-le pour le bien-être de votre famille.

L’objectif c’est de faire de vous la personne la plus importante au monde pendant quelques heures.  A vous d’identifier l’activité adaptée !

Prendre soin de soi : petit mode d’emploi

  1. Prenez quelques minutes pour vous connecter à vos besoins : qu’est-ce que vous aimiez faire avant d’avoir un enfant ? De quoi avez-vous besoin ou envie aujourd’hui ?
  2. Trouvez à quel moment de votre journée (de votre semaine ou de votre mois) vous pouvez prendre ce temps pour vous ?
  3. Organisez-vous avec votre mari ou vos proches pour pouvoir vous accorder quelques heures par semaine et vous consacrer à votre activité préférée (ciné, lecture, pot entre copines, expos, yoga … à vous de voir ce qui vous fait vraiment envie).
  4. Inscrivez cette activité personnelle dans votre agenda : cela vous permettra (ainsi que votre entourage) de considérer que ce rendez-vous avec vous-même a la même valeur qu’un rendez-vous chez le médecin. Prenez littéralement rendez-vous avec vous comme vous le feriez pour un médecin ou un rendez-vous professionnel c’est le meilleur moyen de respecter les engagements que vous prenez vis à vis de vous-même !
  5. Profitez pleinement de ce moment et ne culpabilisez pas ! L’objectif de votre « escapade » : vous ressourcer pour vous permettre de  prendre un plaisir renouvelé à retrouver et à vous occuper de votre petite famille. Si vous ne le faites pas pour vous : faites-le pour le bien-être de votre famille.

source: www.mamanzen.com

LA COURSE À PIED ET SON IMPACT SUR LE PÉRINÉE…

LA COURSE À PIED ET SON IMPACT SUR LE PÉRINÉE…

AUTEUR : MARIE-CHRISTINE TRAHAN, PHYSIOTHÉRAPEUTE
La course à pied est une activité augmentant en popularité. Simple dans sa pratique, elle nécessite une bonne paire de chaussures, adaptée à votre type de course, et un espace pour courir, soit un tapis ou simplement les rues de votre quartier ou le parc à côté. Cependant, vous seriez loin de vous douter des impacts sur votre périnée…

En tant que physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne, mes clientes ont souvent comme objectif la course à pied. D’ailleurs, cette activité est très populaire auprès des jeunes mamans, mais cet article pourrait toucher toutes les femmes qui font du sport.

Les études rapportent que 50% des femmes ayant eu un enfant ou plus auront une descente d’organe(s) et 20 % des femmes sans enfant recevront aussi ce diagnostic, c’est alors dire que la césarienne ne protège pas votre périnée! D’un autre côté, seulement 5 à 10% d’entre elles en ressentiront des symptômes. Bref, dans plusieurs des cas, vous ne saurez même pas ce qu’il se passe à l’intérieur de vous! Il existe 4 grades pour classifier les descentes d’organes (ou prolapsus), selon la classification de Baden et Walker. Dans un autre article de notre blogue, vous pourrez en apprendre davantage à ce sujet. Un des facteurs causant un affaiblissement du périnée et augmentant le risque de descente d’organe(s) est la pratique d’activités physiques avec impact. La course à pied, de par les impacts, crée une force équivalant à trois fois (3x) le poids de votre corps sur le périnée.

Qu’est-ce que le périnée? Plancher pelvien

Le périnée, ou plancher pelvien, est un groupe de muscles situé à la base du bassin qui origine au niveau de la symphyse pubienne, entoure le vagin et l’anus et termine en s’accrochant au coccyx. Il a tout d’abord pour fonction d’assurer la continence des urines, des selles et des gaz. De par sa position, il est le seul groupe musculaire à la base du bassin, donc le seul à supporter les organes pelviens que sont la vessie, l’utérus et les intestins. La femme possède un périnée divisé par plusieurs orifices, dont le clitoris, l’urètre, le vagin et l’anus, en comparaison avec l’homme dont le périnée est transpercé par l’urètre et l’anus uniquement. Ce groupe de muscles a également un impact dans la fonction sexuelle. De plus, le périnée est utile à la stabilisation du bassin, ce qui nous intéresse particulièrement, en lien avec la course à pied.

Quel est son impact sur la course à pied?course-a-pied et l’impact sur le périné

De par son anatomie, le sacrum est supporté sur le bassin et la colonne lombaire est en appui sur le sacrum. Si la stabilisation du bassin n’est pas maintenue adéquatement durant la course, toute votre colonne pourrait se retrouver en déséquilibre. De plus, un bassin stable aide à maintenir l’alignement de la jambe lors de la course. Bien sur, il n’y a pas que le plancher pelvien qui entre en jeu dans la course à pied; ne sous-estimons pas l’impact du transverse et des muscles fessiers par exemple.

Dans le cas d’une femme ayant accouché récemment, quand peut-on recommencer à courir?

On pourrait comparer l’accouchement à une grosse entorse du plancher pelvien. Seriez-vous prête à courir sur une entorse de la cheville en boitant? Évidemment, tout comme après une entorse, le périnée est enflé après l’accouchement. Le processus de guérison naturel d’une entorse dure en moyenne 3 mois. Plusieurs spécialistes préconisent d’attendre 3 mois avant de recommencer à courir après l’accouchement. Tout comme après une entorse de la cheville, vous devriez faire des exercices de renforcement de vos muscles afin d’éviter les blessures lorsque vous reprendrez votre sport. Bref, le temps aide, certes, mais vos muscles ont besoin d’un petit coup de main pour se remettre en forme.

Si j’ai accouché il y a plus de 3 mois ou quelques années, suis-je moins à risque?

Pas nécessairement. Il existe plusieurs facteurs de risque d’affaiblissement du plancher pelvien dont l’accouchement, la grossesse, la ménopause, les activités avec impact, l’obésité, la toux chronique, etc.

Quelques indices que votre périnée n’est pas prêt à courir :

– Si vous avez des fuites lorsque vous courrez, c’est un signe de faiblesse de votre plancher pelvien.

– Si vous ressentez de la lourdeur en courant, c’est un signe que le support qu’est votre plancher pelvien n’est peut-être pas prêt à supporter 3x le poids de votre corps.

– Si vous avez des douleurs aux genoux, chevilles, etc, c’est peut-être signe que vous manquez de stabilisation au bassin et de force du périnée.

Comment savoir?

Une évaluation en rééducation périnéale par toucher vaginal permet d’évaluer la force de 0 à 5 de votre périnée, votre endurance et si vous faites la bonne contraction sans compensation. D’ailleurs, il a été démontré que 25 à 30 % des femmes contractaient de la mauvaise façon, et ce, même après un examen exhaustif avec une physiothérapeute. (K. Bo) Une physiothérapeute spécialisée pourra alors vous remettre un programme d’exercices sur mesure suite à votre évaluation.

Bonne course!

Marie-Christine Trahan, pht
source: http://physioextra.ca/la-course-pied-son-impact-sur-le-perinee/

1 2 3

INFOLETTRE

Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle afin d'être à l'affût de l'actualité et des nouveautés avant tout le monde.

loading