« Ce que j’ai appris depuis que je suis papa… », par Sébastien Diaz

« Ce que j’ai appris depuis que je suis papa… », par Sébastien Diaz

Cela fait tout juste un an que la petite Liv est entrée dans la vie de Sébastien Diaz. Il partage avec nous quelques souvenirs et les grandes découvertes de cette année riche en émotions.

Animateur télé, réalisateur, journaliste, auteur, musicien, cinéaste, Sébastien Diaz est passionné de découvertes culturelles. On peut le voir chaque semaine sur les ondes de Télé-Québec, où il présente l’émission Formule Diaz. L’automne dernier, sur la même chaîne, il coanimait Format familial en compagnie de sa conjointe Bianca Gervais.

« Pour le papa, la grossesse demeure une période très abstraite. Bien sûr, notre blonde se transforme physiquement, est épuisée, a les émotions à fleur de peau… Mais pas nous ! Selon moi, la « grossesse » du papa commence à la naissance. C’est là que bébé devient concret, réel, et qu’on comprend vraiment dans quoi on s’embarque. Ce qui fait que pour papa, les neuf mois d’acclimatation débutent souvent au jour 1 de bébé. Mesdames, il faut donc être indulgentes et nous laisser apprivoiser cette nouvelle réalité.

Pour soutenir ma bonde pendant son accouchement, j’avais préparé une sélection de chansons rassurantes. Des chansons qui ont une signification particulière pour nous. Elle a donc accouché en écoutant Les Sœurs Boulay et Space Oddity de David Bowie !

À la naissance de ma fille, j’ai eu l’impression d’être en décalage horaire pendant un bon mois ! Comme je suis travailleur autonome, je n’ai malheureusement pris que trois semaines de congé de paternité, mais j’en ai profité au maximum. C’est une période de vie à la fois enivrante et terrifiante, parce que tous nos repères disparaissent du jour au lendemain.

C’est très important pour moi de garder mes chums, mais ce n’est pas toujours facile. J’ai bien senti que certains de mes amis étaient totalement déstabilisés lorsque j’ai amené ma fille dans une fête pour la première fois. Pour ma blonde et moi, ce qui a beaucoup aidé, c’est le fait que notre fille nous suive partout. Nous avons réduit la cadence des sorties et des activités sociales, mais les soirées entre amis au resto existent toujours, avec une chaise haute en extra…

Il n’y a pas d’école pour les parents. J’ai 33 ans et ma fille aura bientôt 1 an, ce qui fait que je suis un papa de 1 an. Un bébé papa, finalement ! J’apprends à m’ajuster au jour le jour. Mais j’ai été surpris de ma capacité d’adaptation. Après 24 heures, j’étais déjà un expert en changement de couches ! J’ai l’impression que tout vient d’instinct. Dans mon cas, du moins. Et je me découvre une capacité incroyable à créer de la magie pour ma fille au quotidien. J’ai commencé à lui jouer de la guitare et du ukulélé et je vois les étoiles dans ses yeux. Peut-être deviendra-t-elle musicienne comme son papa ? Le plaisir d’être parent, c’est d’inventer un monde, un imaginaire pour notre petit, et de sentir l’émerveillement naître en lui.

Ma fille est ma plus grande fierté. C’est la plus belle, la plus extraordinaire et la plus charmante petite chose qui soit. Avoir une fille m’a assurément rendu plus fort, plus sensible et plus grand. Je suis une meilleure personne depuis que je suis papa. »

Source: Enfants Québec, avril 2015

Pourquoi papa reste zen lorsque bébé pleure?

bébé pleure

Agence Science-Presse | Lorsque bébé pleure, le cerveau de la maman s’active tandis que celui du papa reste paisible, révèle une petite étude américaine menée auprès de 18 femmes et hommes.

Grâce à l’imagerie par résonnance magnétique, les chercheurs ont noté que certaines zones s’activaient dans le cerveau des femmes lorsqu’elles entendaient des pleurs de bébé, alors qu’elles ne s’animaient pas chez les hommes. Ils ont aussi observé cette différence chez ceux et celles qui n’étaient pas parents.

D’autres études sont arrivées à des résultats similaires. Selon les auteurs de la présente étude, comme ce sont les mères qui nourrissent les bébés chez les mammifères, il est normal que les cris de faim les alertent davantage.

Les pères ne seraient cependant pas « sourds » aux pleurs des bébés; ils y réagiraient toutefois différemment selon le type de pleurs. Par exemple, une étude a démontré que les cris aigus de bébés ayant reçu plus tard un diagnostic d’autisme avaient attiré autant l’attention des femmes que des hommes.

Mieux comprendre la réponse des adultes aux pleurs des enfants permet de mieux saisir comment se développe l’instinct parental, pensent les chercheurs.

 

Source : NIH et Famili.fr
21  mai 2013

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