Semaine mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août 2015

L’allaitement est important pour la santé et le développement de votre bébé

De nos jours, la plupart des femmes allaitent leur enfant. Le lait maternel constitue le meilleur aliment que vous puissiez offrir à votre bébé. Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé recommandent que le lait maternel soit le seul aliment et la seule boisson d’un bébé pendant les six premiers mois de sa vie; par la suite, l’allaitement devrait continuer jusqu’à deux ans et plus en intégrant des aliments solides adaptés à l’âge.

Le lait maternel est produit de façon naturelle et unique par chaque mère pour son bébé. À mesure que votre bébé grandit, votre lait se transforme pour répondre à ses nouveaux besoins, et c’est celui que votre bébé digère le plus facilement. Il contient la quantité adéquate de protéines, de glucides, de gras, de vitamines et de minéraux, ainsi que des anticorps et d’autres facteurs d’immunité qui contribuent à protéger l’organisme contre les infections et les maladies – une protection qui peut durer toute la vie. L’allaitement au sein présente aussi de nombreux avantages pour la santé de la mère. De plus, ce mode d’alimentation favorise le développement d’une relation spéciale entre la mère et son bébé.

Le soutien est important

L’allaitement au sein est naturel, mais votre bébé et vous pouvez avoir besoin de temps pour l’apprendre. En fait, jusqu’à six semaines peuvent être nécessaires pour bien maîtriser la pratique de l’allaitement, alors n’abandonnez pas, car c’est important pour votre bébé. Si vous avez besoin de conseils ou de soutien, beaucoup de personnes et de groupes peuvent vous aider, à Ressources-Naissances vous retrouverez plusieurs façons d’obtenir du support avant et après l’arrivée de bébé, telles que :

Ils possèdent l’expérience pour résoudre les problèmes que vous pourriez rencontrer, et ils comprendront ce que vous ressentez.

Votre famille, vos amis et l’ensemble de la communauté jouent également un rôle important. Tous peuvent encourager l’allaitement de manière à ce que les mères sentent qu’elles ont leur soutien pour allaiter n’importe où, n’importe quand.

Source : Agence de la santé publique du Canada – www.santepublique.gc.ca

 

Dur, dur, la canicule pour bébé !

Quelques idées et conseils pour que toute la famille garde la tête froide…

Petit rappel : la température de bébé

Votre tout-petit ne régule pas encore très bien sa température : son thermostat interne n’est pas encore au point ! Jusqu’à 18 mois environ, la température corporelle de bébé reste plus élevée en général que celle d’un adulte (c’est pourquoi les pédiatres disent fréquemment qu’en dessous de 38°, votre enfant n’a pas vraiment de fièvre !). Ensuite, elle se normalise : il sait mieux se réguler.

Toujours est-il qu’avant 1 an, votre bébé est particulièrement sensible à la chaleur. Les zones les plus concernées sont la tête (qui représente une grande partie de sa surface corporelle), le dos (sur lequel il repose la plupart du temps lors de ses premiers mois) et les endroits couverts par sa couche

Outre l’inconfort (bébé est grognon, dort et mange mal, transpire, est irritable…Comme nous pouvons l’être quand le mercure flirte avec les sommets !), la chaleur intense peut engendrer chez bébé d’autres réactions, comme des éruptions cutanées au niveau des plis et des zones de frottement ; si elles surviennent, n’appliquez ni crèmes ni autre produit. Tamponnez la zone avec une compresse d’eau froide et laissez sécher à l’air libre le plus possible…

Et bien sûr, on n’oublie pas les conseils de bon sens : ne pas trop le couvrir, le laisser en couche et c’est tout les jours de très forte chaleur, rester à l’ombre et si possible en intérieur, ne pas s’exposer au soleil, donner de l’eau (ou le sein !) à volonté…
Protéger bébé de la chaleur

  • La climatisation

Vous êtes équipé d’un système de climatisation ? A utiliser avec précaution, à domicile comme en voiture ! En effet, la tentation est grande de la régler à fond… Mais l’organisme déteste les forts écarts de températures ! Avec laclim’, idéalement, on ne dépasse pas 4/5 degrés d’écart avec la température extérieure. A savoir également : l’air climatisé est plus sec que l’air naturel : humidificateur obligatoire ! Le top : faire fonctionner l’appareil quand bébé n’est pas dans la pièce et l’éteindre quand il la rejoint.

  • Le ventilateur

Mêle s’il brasse un air chaud, le ventilateur a l’avantage de ne pas assécher l’air ambiant… En revanche, on évite au maximum de le diriger directement sur bébé: ses oreilles, entre autres, détestent les courants d’air qui génèrent des otites ! L’idéal : investir dans un modèle suffisamment silencieux pour fonctionner dans la chambre pendant la nuit ou la sieste

  • Le brumisateur

L’indispensable des vacances ! La brume d’eau donne un « coup de frais » immédiat à bébé, mais attention : certains tout petits détestent cette sensation qui les prend par surprise ! Pensez aussi que l’évaporation de l’eau, notamment sur le visage, a tendance à assécher la peau ; forcez sur la crème hydratante !

  • Le gant de toilette

Compresse, linge mouillé…Tout est bon pour rafraîchir bébé ! Concentrez-vous sur sa tête, les plis du cou, des aisselles et de l’aine, la nuque et le haut du dos, les poignets…

Les solutions « maison »!

À chacune ses trucs et astuces pour rafraîchir l’atmosphère dans la chambre de bébé !
Quelques idées:

  • Tendre un linge mouillé, ou mieux, un linge dont la base trempe dans une bassine d’eau (pour éviter une évaporation trop rapide) devant la fenêtre ouverte de bébé durant la nuit ;
  • Recouvrir un ventilateur avec un linge humide (attention, le coup de frais est réel mais très fugace… Il vous faudra renouveler le linge souvent !) ;
  • Placer une bouteille d’eau glacée devant le ventilateur ;
  • Placer une glacière ouverte remplie de bouteilles d’eau congelée ou de pains eutectiques (pains réfrigérants) dans une petite pièce fermée et laisser agir…

 

par Isabelle Damiron
source: www.etreenceinte.com/mon-mag/article

4e trimestre

Le 4ème trimestre de la grossesse : une période peu connue et peu préparée.

Ingrid Bayot intervient depuis plus de 20 ans comme sage-femme et formatrice agréée dans le domaine de l’allaitement et de la physiologie des adaptations néonatales. Elle est l’auteur notamment du livre « Parents futés, bébé ravi » paru en 2004.

Le trimestre après la naissance est essentiel mais méconnu : pourquoi ?

Beaucoup de femmes voient l’accouchement comme une énorme montagne à gravir ; la suite baigne dans un flou un peu rose bonbon. Or, les grands changements de vie arrivent après l’accouchement. Le choc de la réalité, le quotidien avec un bébé a de quoi dérouter. Les nouvelles mères savent généralement peu de chose sur l’adaptation physiologique et émotionnelle du bébé, et les discours qui le réduisent à un système digestif, satisfait ou non, n’arrangent rien.

Les professionnels de la santé sont plus concentrés sur l’accouchement, le moment palpitant et potentiellement risqué, que sur « la suite », supposée couler de source. Il suffit de comparer l’offre de service concernant la naissance ou le post-partum. Or, il s’en passe des choses dans cet « après naissance ».

Que se passe-t-il durant ces trois mois ?

Je vais parler surtout de la femme qui vient de donner naissance. Sur le plan physique, deux phénomènes prédominent. D’abord la lactation lorsque la maman a choisi d’allaiter ; les connaissances et l’accompagnement de l’allaitement ont bien progressé ces dernières décennies. Ce qui n’est pas le cas pour l’autre phénomène : la déconstruction des structures mises en place pour porter un bébé jusqu’à terme, et le réajustement des fonctions physiologiques à un état non gravide. En effet, pendant toute la grossesse, le corps maternel s’est transformé afin d’être capable de porter, nourrir, oxygéner, éliminer les déchets métaboliques et protéger un organisme en croissance ultrarapide : de deux cellules au départ, va naître un bébé formé. C’est inouï quand on y pense ! Toutes les fonctions du corps maternel se sont adaptées : la circulation sanguine, la respiration, le fonctionnement digestif et métabolique, la statique et l’équilibre, etc.

Quand maman accouche, elle n’est plus « enceinte du bébé », mais tout son corps est encore « en gestation » et la progression vers un nouvel équilibre va prendre de six semaines à trois mois. L’allaitement est d’ailleurs un facilitateur de ces processus, notamment au niveau du sommeil maternel : la prolactine, une des hormones de l’allaitement, augmente le sommeil profond, donc la récupération et la régénération cellulaire.

Dans notre culture, ce temps du corps féminin est zappé, individuellement et collectivement. On parle de « retour au corps de jeune fille », on y ajoute l’injonction de rapidité : il faudrait sortir au plus vite de ce corps qui ne correspond à aucuns critères des standards de la séduction ou de la publicité !

Ce temps du corps féminin n’a même pas de nom. Je propose le mot « rétrogestation », pour le désigner, pour permettre sa conceptualisation et sa reconnaissance. Ce corps qui a tant donné, ce corps qui continue de nourrir complètement un bébé, fournit un travail gigantesque pour progresser vers un nouvel équilibre physiologique. Comment l’accueillir avec tendresse, bienveillance, respect et gratitude ?

D’autant plus que sur les plans émotionnel, relationnel et social, il y a aussi toute l’adaptation au bébé, l’installation ou la consolidation du lien d’attachement, l’émergence des compétences parentales, les ajustements dans le couple, les remaniements identitaires, le positionnement dans les générations … Quel chantier !

La maman se croit en congé de maternité alors qu’elle mène de front plusieurs tâches qui demande chacune énormément d’énergie : retrogestation, lactation (produire du lait), allaitement (nourrir un bébé), soins au bébé. Et dire que tant d’entre elles se culpabilisent de ne pas  parvenir à assurer le reste du quotidien comme d’habitude. Il est vraiment nécessaire de sensibiliser chacun à la nécessité de l’aide concrète aux nouvelles mamans. J’ai créé un carnet des bons cadeaux de naissance (disponible sur le site indiqué ci-dessous), afin d’aider les mamans à prendre conscience de leurs besoins, et de faciliter la demande d’aide. Cela va du dessert préféré, à la promenade partagée, un massage, la conduite des grands à l’école, des repas préparés, un accompagnement pour les courses. Bref, tout ce qui peut dégager du temps, ce qui peut lui apporter du bien-être. La vie apporte déjà assez d’exigences pour ne pas en rajouter. Tenir la maison impeccable, déménager ou rédiger son mémoire de doctorat, … ce n’est pas vraiment le moment.

Parle-t-on également du 4ème trimestre au masculin ?

Oui, il y a un quatrième trimestre au masculin, de la même façon qu’il y a la « grossesse » ou l’attente du papa, ce temps de maturation intérieure, de partage avec leur conjointe et de préparation, de changements, d’aménagements. Les futurs pères préparent le nid à leur manière.

Au cours de ces 4 trimestres, ce que vivent et ressentent les hommes ne reposent pas sur les mêmes bases biologiques que leur conjointe, mais sur le plan émotionnel, matériel et social il y a beaucoup de points communs. Devenir parent est un changement gigantesque, définitif, un engagement pour la vie. Du moins, s’il s’implique…

Dans l’après naissance, les papas traversent eux aussi un temps intense d’adaptation, d’ajustements, d’improvisations, de tâtonnements. Leur identité sociale évolue, leur place dans les générations également. Ils accouchent d’une nouvelle dimension d’eux-mêmes. Toute une naissance…

Si les femmes reconnaissent mieux les étapes de leur corps et de leur être, elles pourront mieux «se dire» à leur conjoint. Si elles connaissent mieux leurs besoins, elles pourront exprimer des demandes plus explicites. Pour les mamans qui doivent deviner en permanence les besoins de leur bébé, il est parfois difficile d’accepter que leur chéri ne devine pas les leurs ! Les hommes de bonne volonté aiment rendre service et se rendre utiles. Ils apprécient les demandes claires et l’expression de la gratitude.

Un vieux préjugé culturel continue de propager l’idée que l’allaitement prive le papa d’interactions avec son bébé. Quel dommage ! Le bébé n’est pas un tube digestif ; il a aussi besoin d’être nourri par ses deux parents de contact peau à peau, bercements, bain, chant, promenades, câlins, de regards… Ces interactions activent sa curiosité et participent à son développement. Le papa nourrit son enfant sur les plans sensoriel et relationnel sans passer par l’alimentation. Quelle chance, quelle diversité dans les relations !

Ingrid Bayot est sage-femme et formatrice en périnatalité et allaitement pour les Formations Co-Naître® depuis 1992. Elle détient un diplôme universitaire en lactation humaine et allaitement maternel de la Faculté de Médecine de Grenoble. Madame Bayot a suivi des formations complémentaires en psychologie et communication. Elle est formatrice consultante pour l’Agence de Santé de l’Estrie à Québec et chargée de cours à L’Université du Québec à Trois Rivières.

source : http://www.acteurdemasante.com

À partir de quel âge puis-je lui donner un oreiller?

À partir de quel âge puis-je lui donner un oreiller? Est-ce une bonne chose pour les enfants ?

La réponse de Judith Beaulieu, ergothérapeute:

Durant les premiers mois de la vie des bébés, il est recommandé d’éviter de placer des oreillers, peluches ou édredons dans leur lit, à cause des risques d’étouffement et de ce qu’on appelle la « mort subite du nourrisson ». Par la suite, si son pédiatre est d’accord, l’enfant peut avoir un oreiller. Cependant, d’un point de vue anatomique, cet objet n’aura aucune utilité pour son confort avant l’âge de 2 ans, puisque sa colonne vertébrale n’a pas encore de courbures. À la naissance, celle-ci est encore souple, et c’est au fur et à mesure du développement moteur de l’enfant qu’elle va se former, pour prendre l’allure d’un « double S » lorsqu’il adoptera la station verticale de façon prolongée, donc vers l’âge de 2 ans. Quand le bébé apprend à tenir sa tête droite, une courbure se fait graduellement à la hauteur de son cou, dans le segment nommé « colonne cervicale ». Puis, quand il parvient à s’asseoir, sa colonne thoracique commence à prendre également sa forme. Enfin, l’enfant se met debout, et c’est sa colonne lombaire qui se met en place.

Pour un jeune enfant, le meilleur choix est un oreiller plat, assez mince pour maintenir l’alignement de sa colonne cervicale lorsqu’il est sur le dos ou sur le côté, et pour ne pas l’inciter à se retourner sur le ventre. Optez pour l’oreiller qui paraîtra le plus confortable à votre enfant, il en existe de nombreux modèles ! Sachez aussi que cet accessoire n’est pas indispensable. Certaines personnes préfèrent dormir sans oreiller, ce qui ne leur cause aucun problème.

Propos recueillis par Mathilde Singer
Source: Enfants Québec

L’amitié à l’épreuve de la parentalité

Crédit: VeerL’arrivée d’un enfant chamboule notre vie, et l’amitié passe parfois… à la moulinette ! Entre la rupture amicale et l’irrémédiable éloignement de notre âme sœur, existe-t-il une troisième voie possible ?  Jade Bérubé« Je m’ennuie tellement de ma meilleure amie ! » confie Juliette, mère d’un petit garçon de 2 ans. « Au début, elle venait nous voir, mais les conversations devenaient difficiles, entre les pleurs du bébé, les changements de couche, les biberons… Je crois que tout cela l’ennuyait et, petit à petit, elle a cessé de me donner de ses nouvelles. »De nombreux parents connaissent cette douloureuse réalité, sans toujours se l’avouer. L’impact de l’arrivée d’un enfant est parfois brutal pour les relations amicales. « Le choc peut faire mal parce qu’on s’attend, entre amis, à traverser les grandes étapes de vie côte à côte, dit Micheline Dubé, psychologue au Centre professionnel du Plateau-Mont-Royal. Or, s’occuper des enfants, c’est comme une passion. C’est être pris dans une relation affective, et celle-ci nourrit beaucoup les nouveaux parents. Dès lors, leurs besoins changent. »

Les amis sans enfants, bien souvent, n’en sont pas moins ébranlés. « Passer, du jour au lendemain, du statut de “meilleure amie avec qui l’on sort tout le temps” à celui d’“ancienne amie qu’on ne voit plus”, disons que ça bouleverse une existence ! lance Annick. Mon amie est aujourd’hui maman d’un poupon de 9 mois… et la vérité, c’est que sa vie est vraiment loin de la mienne. »

Manque de temps, reproches ou divergences
Parmi ce qui peut ébranler l’amitié, on évoque fréquemment les désaccords sur la façon de voir la vie, les critiques des choix faits par l’autre… mais avant tout le manque de disponibilité. Quand on devient parent, le temps s’ordonne selon des priorités différentes, et le peu d’heures dont on dispose pour son couple est jalousement gardé !

« Après la naissance de mon aînée, ce que je voulais, les soirs et les fins de semaine, c’était dormir, relate Marie-Ève, mère de deux enfants de 4 ans et 1 an. Je crois que ma meilleure amie a été blessée que je ne manifeste pas le désir de la voir aussi souvent. Avec le recul, j’ai compris qu’elle se sentait visée personnellement. »

Les circonstances ont changé lorsque Marie-Ève a donné naissance à un deuxième enfant. « J’ai réalisé qu’une maternité n’était pas forcément identique à la précédente, dit-elle. Mon plus jeune ne pleure presque pas, il s’endort partout… Si j’avais su que chaque bébé était si différent, je ne me serais pas culpabilisée et isolée autant après mon premier accouchement. Mais sur le coup, c’était difficile à gérer, et j’ai préféré cesser de voir mon amie. »

Pour Jean-François, père de deux enfants de 7 et 5 ans, l’isolement consécutif à la paternité a été l’élément le plus difficile à supporter. « Entre les tâches domestiques, mon travail et les heures consacrées à mes enfants, il ne me restait plus beaucoup de temps pour bavarder ! explique-t-il. Finalement, mes amis de gars se sont éloignés. »

D’autres fois encore, les jeunes parents peuvent être écorchés par les réactions de leurs proches. Steve, qui travaille dans le domaine universitaire, a vu sa relation avec son meilleur ami s’effriter après la naissance de son fils, maintenant âgé de 5 ans. « Son manque de curiosité envers mon enfant me sidérait, raconte-t-il. Mais je parvenais à m’y faire et à le rencontrer dans un contexte autre que familial. Cependant, un soir, lors d’un souper entre garçons, l’un de ses amis s’est mis à plaisanter sur la paternité, prétendant que les hommes devenaient stupides en même temps que pères, etc. Tout le monde a ri, et ça m’a blessé. J’étais le seul du groupe à avoir un enfant et je ne me suis pas senti respecté. Je n’ai pas voulu faire d’esclandre… je suis tout simplement parti. »

On se donne une chance ?
Le décalage entre les nouveaux parents et les amis sans enfants ne devrait pas briser leur amitié, selon Micheline Dubé. Dès que l’éloignement se fait sentir, pourquoi ne pas se témoigner mutuellement notre attachement et essayer de planifier nos rencontres, agenda en main ?

« Le rôle de l’amitié privilégiée et intime est essentiel, dit la psychologue. C’est l’ami qui nous permet de prendre du recul, qui nous connaît et qui sait nous conseiller avec discernement. Le conjoint est souvent trop impliqué sur le plan affectif pour le faire, et ce n’est pas non plus le rôle des parents, qui pourraient s’inquiéter et qui sont parfois mauvais juges. Cette fonction d’écoute revient aux amis proches, et parler est primordial pour la santé psychologique de tous. »

Par contre, lorsque le blâme s’immisce dans les relations, l’équilibre nécessaire au lien intime est rompu. « Si l’ami vous dit des choses blessantes ou qu’il vous démoralise au sujet de vos capacités, vous devez vous en éloigner pour un temps, conseille Micheline Dubé. Les rapports basés sur les reproches minent l’estime de soi, et il faut savoir se protéger. Mais rien ne dit que pareille situation n’est pas appelée à changer avec le temps, avec les expériences de l’un et de l’autre. Un jour, l’ami sans enfants peut devenir parent à son tour et comprendre beaucoup de choses. »

Heureusement, bien des amitiés sont assez fortes pour surmonter cette épreuve. « Comme amie, on doit s’adapter ! » estime Catherine, dont la meilleure amie vient d’avoir un bébé. « Je pense qu’il faut prévoir que l’amitié prendra une autre allure, qu’on ne fera plus les mêmes activités ensemble lorsqu’un tel changement survient. Ma meilleure amie et moi sommes deux aventurières, nous adorons faire des voyages hors des sentiers battus. Je savais bien que ces projets ne seraient plus possibles. Il nous a fallu recadrer nos attentes et bien exprimer nos besoins respectifs. »

« L’important est de rester ouvert à la réalité de l’autre, poursuit Catherine. Mon amie peut parler toute une soirée de son bébé, mais la fois suivante elle m’écoutera parler toute la soirée de mon travail ! »

Ces deux amies ont quand même tenté l’expérience d’un voyage commun pendant une semaine, bébé sous le bras — une expérience qui ne s’est pas faite sans heurts. « Les premiers jours, nous cherchions comment nous organiser, se souvient Catherine. Il y avait les siestes à respecter, les repas, etc. Nous avons aussi découvert que notre idée de nous faire des petits soupers était à revoir ! Un soir, la tension est montée, le bébé était difficile. Mon amie était à bout de nerfs, et je me suis offerte pour emmener sa fille faire un tour en poussette. Mais elle m’a répondu très sèchement : “Non, je vais y aller, c’est moi qui ai besoin d’air !” Quand elle est revenue, nous avons choisi d’en rire ensemble. Et la tension est redescendue. »

L’amitié évolue… et c’est tant mieux !
La meilleure façon d’éviter les frustrations est, enfin, de se rappeler que l’amitié n’est pas un concept figé et immuable. « Les amitiés vont et viennent, confirme Micheline Dubé. Certains amis seront présents dans des étapes de nos vies, et pas dans d’autres. Parfois se créent aussi de nouveaux liens forts. Une vie, c’est très long ! On peut également y voir l’extraordinaire puissance de l’amitié, qui sait se modifier au fil du temps sans perdre de sa valeur. Des amis restent quelquefois des années sans se parler et, le jour où ils prennent le téléphone, ils se retrouvent là où ils s’étaient laissés. »

Alors, pourquoi avons-nous autant de mal à nous adapter au nouveau statut de parents de nos amis ? Le mythe de « l’ami pour la vie » aurait-il remplacé celui de l’amour éternel ? « Peut-être ! répond pour sa part Élise Castonguay, psychologue à la clinique Psycho Bien-Être. Croire que les liens affectifs — qu’ils soient amoureux ou amicaux — ne bougeront pas est effectivement une utopie, puisque les gens eux-mêmes évoluent. Par ailleurs, l’amitié n’étant pas exclusive, elle impose une distance relationnelle qui, justement, permet ces allers-retours. »

 Quand  tout le monde devient parent
Lorsque des amis deviennent parents en même temps, il est fréquent que la communauté d’intérêts renforce leurs liens. Mais qu’en est-il des cas où, au contraire, un fossé se creuse ?

« Je ne supporte pas la fille de ma meilleure amie, avoue avec un malaise évident Nathalie, mère d’une fillette de 3 ans. Elle est carrément insupportable, et surtout blessante pour ma petite. Nos rencontres sont de grandes sources de stress pour moi… »

Virginie, maman de deux garçons, a l’impression quant à elle que la maternité a accentué des différences déjà présentes entre elle et son amie, dont les deux filles ont le même âge que ses enfants.

« Mes garçons sont réservés, comme moi, dit Virginie, et les filles de mon amie sont hardies, comme elle. Du coup, lorsqu’une de ses filles s’en prenait à l’un de mes garçons sans qu’elle intervienne, cela me mettait hors de moi. Résultat : nous étions toujours sur les nerfs ! » Cette mère a donc choisi de limiter les occasions de tension en réduisant la fréquence des rencontres en famille. « La situation m’a beaucoup peinée au début, dit-elle, mais en décidant de faire une pause, je nous laissais à toutes les deux le temps de nous stabiliser. Nous nous voyons toujours, mais dans des cadres plus favorables. »

Lorsque les valeurs éducatives s’entrechoquent entre amis devenus parents, il arrive que le lien s’étiole, atteste la psychologue Micheline Dubé. « Mais encore ici, il faut faire attention, dit-elle. Si, dans les relations entre les enfants, les valeurs de base sont préservées, les adultes devraient lâcher prise. Les enfants peuvent, bien souvent, s’organiser et se défendre tout seuls. Mais si le laisser-aller oblige les uns à jouer le rôle de gardienne ou de tuteur auprès des enfants des autres, c’est trop pénible. Il faut alors être capable de mettre une barrière. Je ne parle pas de se mêler de l’éducation des enfants d’autrui, mais d’établir les limites de ce qu’on est capable d’accepter, tout en s’abstenant de juger. Il ne s’agit donc pas de poser des conditions du genre : “Lorsque tu leur interdiras ceci ou cela, tu pourras venir chez moi”, mais plutôt d’évoquer la réalité, à la recherche d’une solution, en disant par exemple : “Je me sens anxieuse parce que je ne peux m’empêcher de surveiller ce qu’ils font, alors je serais moins épuisée si nous pouvions nous voir sans les enfants.” Et ce compromis est tout à fait acceptable. »

Source: Enfants Québec, mai-juin 2013

Conciliation travail-famille un gain pour l’employeur et l’employé

par Rémi Lachance, MBA, CRHAD

Conciliation travail-famille un gain pour l’employeur et l’employé

 

Depuis les dernières années, la conciliation travail-famille est devenue un sujet incontournable dans les organisations qui veulent attirer et retenir les meilleurs employés.  Cette pratique RH est maintenant intégrée parmi les 10 pratiques RH les plus populaires, agissant sur l’attractivité mais surtout sur la rétention du personnel.

Il est toutefois important que de telles démarches s’arriment avec les réels besoins et aussi les capacités de l’organisation.  L’esprit d’une démarche en conciliation travail famille n’est pas de tenter de dénicher LA mesure innovante, mais bien de faire preuve d’ouverture et de souplesse dans les modes de gestion en tant qu’organisation et d’instaurer des pratiques qui reflètent les valeurs de l’organisation.

POURQUOI L’EMPLOYEUR DEVRAIT S’INTÉRESSER À LA CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE?

Plusieurs changements se sont opérés et se poursuivent dans le monde du travail et les organisations doivent s’ajuster pour demeurer compétitives.  Plusieurs changements se sont également opérés dans la famille et enfin, selon Emploi-Québec, l’offre de main-d’œuvre de 2012 à 2021 sera différemment constituée et aura un impact réel sur les organisations :

  • les 5 à 24 ans occuperont la moitié des emplois à pourvoir, soit 56 % des 1,4 millions d’emplois.  Cette génération possède un sens du travail bien différent et des valeurs orientées vers un équilibre prononcé entre travail et vie privée.
  • les 65 ans et plus occuperont approximativement 20 % des emplois, ce qui constituera une hausse importante du taux d’activité chez cette catégorie de travailleurs et exigera une flexibilité accrue essentielle.

10 AVANTAGES SOUS-ESTIMÉS PAR LES EMPLOYEURS

La mise en place planifiée d’un programme de conciliation travail-famille et de mesures permettent réellement le développement d’un avantage concurrentiel pour les entreprises.  La mise en place de mesures « parcellaires », sans une vision globale et une démarche intégrée ne permettra toutefois pas de maximiser vos retombées et d’atteindre les objectifs visés.

La gestion des attentes et du changement à travers le processus, du lancement du projet en passant par les sondages initiaux, jusqu’à la mise en place des mesures et aux évaluations de satisfaction, revêt une importance significative dans l’atteinte des résultats escomptés.  De même, la gestion quotidienne par les gestionnaires des mesures implantées et les communications, d’abord internes, puis vers l’externe (marketing RH), seront un facteur clé de votre succès pour permettre d’optimiser le retour sur investissement.

Avantages :

1)       Distinction démarquée des concurrents, qui permet d’attirer et retenir les meilleurs talents

2)       Meilleure image organisationnelle auprès des clients et chercheurs d’emploi

3)       Augmentation de la motivation, la satisfaction et l’engagement du personnel

4)       Amélioration du climat de travail [1]

5)       Augmentation de la productivité et de la performance[2]

6)       Diminution du roulement du personnel

7)       Diminution des coûts liés à l’absentéisme

8)       Diminution du temps consacré aux tâches personnelles durant les heures de travail

9)       Diminution des coûts liés aux problèmes de santé

10)   Soutien financier disponible pour l’accompagnement d’une démarche structurée

Une démarche intégrée devrait aussi contenir l’implantation d’un indice de mobilisation et d’engagement pour mesurer votre impact.  D’autres indicateurs pourraient aussi être ajoutés pour mesurer réellement vos bénéfices et l’atteinte des objectifs ciblés.

10 AVANTAGES RELIÉS À LA CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE POUR LE PERSONNEL

Les avantages des mesures de conciliation travail-famille profitent également aux travailleurs et ils sont tout aussi riches et nombreux :

  • Diminution du stress, de la fatigue et de l’insomnie
  • Prévention de l’épuisement (et de la dépression)
  • Briser l’isolement
  • Organisation et planification améliorée
  • Meilleure gestion du temps
  • Meilleure qualité de vie au travail
  • Sphères de vie plus équilibrées
  • Sentiment accrue d’avoir du pouvoir sur sa propre vie
  • Amélioration des relations interpersonnelles (parents-enfants, couples…)
  • Augmentation de la disponibilité pour la famille

source : www.famillesdaujourdhui.com/blogue

Prendre soin de soi pour prendre soin de bébé.

Une maman épanouie pour un bébé épanoui

Lorsqu’on est jeune maman, le bien-être de bébé devient une priorité absolue et il arrive souvent qu’on s’oublie au passage ou qu’on culpabilise à l’idée d’avoir besoin de s’accorder une pause rien que pour soi.

Pourtant, rappelez-vous les consignes de sécurité présentées à bord des avions : en cas de dépressurisation de la cabine, vous devez vous équiper d’un masque à oxygène. Et c’est seulement une fois équipée que vous pourrez venir en aide à l’enfant qui vous accompagne …

Ce judicieux conseil est en fait applicable au quotidien : pour prendre soin de votre enfant, vous devez prendre soin de vous.

Vous ressourcer, vous changer les idées, refaire le plein d’énergie vous permettra d’apprécier d’avantage les moments que vous passerez ensuite avec votre famille.

Se créer un espace à soi, c’est le seul moyen de prendre plaisir à retrouver sa petite famille et d’être bien disposée à leur égard.

Faites-le donc sans culpabilité … et si vous ne le faites pas pour vous : faites-le pour le bien-être de votre famille.

L’objectif c’est de faire de vous la personne la plus importante au monde pendant quelques heures.  A vous d’identifier l’activité adaptée !

Prendre soin de soi : petit mode d’emploi

  1. Prenez quelques minutes pour vous connecter à vos besoins : qu’est-ce que vous aimiez faire avant d’avoir un enfant ? De quoi avez-vous besoin ou envie aujourd’hui ?
  2. Trouvez à quel moment de votre journée (de votre semaine ou de votre mois) vous pouvez prendre ce temps pour vous ?
  3. Organisez-vous avec votre mari ou vos proches pour pouvoir vous accorder quelques heures par semaine et vous consacrer à votre activité préférée (ciné, lecture, pot entre copines, expos, yoga … à vous de voir ce qui vous fait vraiment envie).
  4. Inscrivez cette activité personnelle dans votre agenda : cela vous permettra (ainsi que votre entourage) de considérer que ce rendez-vous avec vous-même a la même valeur qu’un rendez-vous chez le médecin. Prenez littéralement rendez-vous avec vous comme vous le feriez pour un médecin ou un rendez-vous professionnel c’est le meilleur moyen de respecter les engagements que vous prenez vis à vis de vous-même !
  5. Profitez pleinement de ce moment et ne culpabilisez pas ! L’objectif de votre « escapade » : vous ressourcer pour vous permettre de  prendre un plaisir renouvelé à retrouver et à vous occuper de votre petite famille. Si vous ne le faites pas pour vous : faites-le pour le bien-être de votre famille.

source: www.mamanzen.com

LA COURSE À PIED ET SON IMPACT SUR LE PÉRINÉE…

LA COURSE À PIED ET SON IMPACT SUR LE PÉRINÉE…

AUTEUR : MARIE-CHRISTINE TRAHAN, PHYSIOTHÉRAPEUTE
La course à pied est une activité augmentant en popularité. Simple dans sa pratique, elle nécessite une bonne paire de chaussures, adaptée à votre type de course, et un espace pour courir, soit un tapis ou simplement les rues de votre quartier ou le parc à côté. Cependant, vous seriez loin de vous douter des impacts sur votre périnée…

En tant que physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne, mes clientes ont souvent comme objectif la course à pied. D’ailleurs, cette activité est très populaire auprès des jeunes mamans, mais cet article pourrait toucher toutes les femmes qui font du sport.

Les études rapportent que 50% des femmes ayant eu un enfant ou plus auront une descente d’organe(s) et 20 % des femmes sans enfant recevront aussi ce diagnostic, c’est alors dire que la césarienne ne protège pas votre périnée! D’un autre côté, seulement 5 à 10% d’entre elles en ressentiront des symptômes. Bref, dans plusieurs des cas, vous ne saurez même pas ce qu’il se passe à l’intérieur de vous! Il existe 4 grades pour classifier les descentes d’organes (ou prolapsus), selon la classification de Baden et Walker. Dans un autre article de notre blogue, vous pourrez en apprendre davantage à ce sujet. Un des facteurs causant un affaiblissement du périnée et augmentant le risque de descente d’organe(s) est la pratique d’activités physiques avec impact. La course à pied, de par les impacts, crée une force équivalant à trois fois (3x) le poids de votre corps sur le périnée.

Qu’est-ce que le périnée? Plancher pelvien

Le périnée, ou plancher pelvien, est un groupe de muscles situé à la base du bassin qui origine au niveau de la symphyse pubienne, entoure le vagin et l’anus et termine en s’accrochant au coccyx. Il a tout d’abord pour fonction d’assurer la continence des urines, des selles et des gaz. De par sa position, il est le seul groupe musculaire à la base du bassin, donc le seul à supporter les organes pelviens que sont la vessie, l’utérus et les intestins. La femme possède un périnée divisé par plusieurs orifices, dont le clitoris, l’urètre, le vagin et l’anus, en comparaison avec l’homme dont le périnée est transpercé par l’urètre et l’anus uniquement. Ce groupe de muscles a également un impact dans la fonction sexuelle. De plus, le périnée est utile à la stabilisation du bassin, ce qui nous intéresse particulièrement, en lien avec la course à pied.

Quel est son impact sur la course à pied?course-a-pied et l’impact sur le périné

De par son anatomie, le sacrum est supporté sur le bassin et la colonne lombaire est en appui sur le sacrum. Si la stabilisation du bassin n’est pas maintenue adéquatement durant la course, toute votre colonne pourrait se retrouver en déséquilibre. De plus, un bassin stable aide à maintenir l’alignement de la jambe lors de la course. Bien sur, il n’y a pas que le plancher pelvien qui entre en jeu dans la course à pied; ne sous-estimons pas l’impact du transverse et des muscles fessiers par exemple.

Dans le cas d’une femme ayant accouché récemment, quand peut-on recommencer à courir?

On pourrait comparer l’accouchement à une grosse entorse du plancher pelvien. Seriez-vous prête à courir sur une entorse de la cheville en boitant? Évidemment, tout comme après une entorse, le périnée est enflé après l’accouchement. Le processus de guérison naturel d’une entorse dure en moyenne 3 mois. Plusieurs spécialistes préconisent d’attendre 3 mois avant de recommencer à courir après l’accouchement. Tout comme après une entorse de la cheville, vous devriez faire des exercices de renforcement de vos muscles afin d’éviter les blessures lorsque vous reprendrez votre sport. Bref, le temps aide, certes, mais vos muscles ont besoin d’un petit coup de main pour se remettre en forme.

Si j’ai accouché il y a plus de 3 mois ou quelques années, suis-je moins à risque?

Pas nécessairement. Il existe plusieurs facteurs de risque d’affaiblissement du plancher pelvien dont l’accouchement, la grossesse, la ménopause, les activités avec impact, l’obésité, la toux chronique, etc.

Quelques indices que votre périnée n’est pas prêt à courir :

– Si vous avez des fuites lorsque vous courrez, c’est un signe de faiblesse de votre plancher pelvien.

– Si vous ressentez de la lourdeur en courant, c’est un signe que le support qu’est votre plancher pelvien n’est peut-être pas prêt à supporter 3x le poids de votre corps.

– Si vous avez des douleurs aux genoux, chevilles, etc, c’est peut-être signe que vous manquez de stabilisation au bassin et de force du périnée.

Comment savoir?

Une évaluation en rééducation périnéale par toucher vaginal permet d’évaluer la force de 0 à 5 de votre périnée, votre endurance et si vous faites la bonne contraction sans compensation. D’ailleurs, il a été démontré que 25 à 30 % des femmes contractaient de la mauvaise façon, et ce, même après un examen exhaustif avec une physiothérapeute. (K. Bo) Une physiothérapeute spécialisée pourra alors vous remettre un programme d’exercices sur mesure suite à votre évaluation.

Bonne course!

Marie-Christine Trahan, pht
source: http://physioextra.ca/la-course-pied-son-impact-sur-le-perinee/

« Ce que j’ai appris depuis que je suis papa… », par Sébastien Diaz

« Ce que j’ai appris depuis que je suis papa… », par Sébastien Diaz

Cela fait tout juste un an que la petite Liv est entrée dans la vie de Sébastien Diaz. Il partage avec nous quelques souvenirs et les grandes découvertes de cette année riche en émotions.

Animateur télé, réalisateur, journaliste, auteur, musicien, cinéaste, Sébastien Diaz est passionné de découvertes culturelles. On peut le voir chaque semaine sur les ondes de Télé-Québec, où il présente l’émission Formule Diaz. L’automne dernier, sur la même chaîne, il coanimait Format familial en compagnie de sa conjointe Bianca Gervais.

« Pour le papa, la grossesse demeure une période très abstraite. Bien sûr, notre blonde se transforme physiquement, est épuisée, a les émotions à fleur de peau… Mais pas nous ! Selon moi, la « grossesse » du papa commence à la naissance. C’est là que bébé devient concret, réel, et qu’on comprend vraiment dans quoi on s’embarque. Ce qui fait que pour papa, les neuf mois d’acclimatation débutent souvent au jour 1 de bébé. Mesdames, il faut donc être indulgentes et nous laisser apprivoiser cette nouvelle réalité.

Pour soutenir ma bonde pendant son accouchement, j’avais préparé une sélection de chansons rassurantes. Des chansons qui ont une signification particulière pour nous. Elle a donc accouché en écoutant Les Sœurs Boulay et Space Oddity de David Bowie !

À la naissance de ma fille, j’ai eu l’impression d’être en décalage horaire pendant un bon mois ! Comme je suis travailleur autonome, je n’ai malheureusement pris que trois semaines de congé de paternité, mais j’en ai profité au maximum. C’est une période de vie à la fois enivrante et terrifiante, parce que tous nos repères disparaissent du jour au lendemain.

C’est très important pour moi de garder mes chums, mais ce n’est pas toujours facile. J’ai bien senti que certains de mes amis étaient totalement déstabilisés lorsque j’ai amené ma fille dans une fête pour la première fois. Pour ma blonde et moi, ce qui a beaucoup aidé, c’est le fait que notre fille nous suive partout. Nous avons réduit la cadence des sorties et des activités sociales, mais les soirées entre amis au resto existent toujours, avec une chaise haute en extra…

Il n’y a pas d’école pour les parents. J’ai 33 ans et ma fille aura bientôt 1 an, ce qui fait que je suis un papa de 1 an. Un bébé papa, finalement ! J’apprends à m’ajuster au jour le jour. Mais j’ai été surpris de ma capacité d’adaptation. Après 24 heures, j’étais déjà un expert en changement de couches ! J’ai l’impression que tout vient d’instinct. Dans mon cas, du moins. Et je me découvre une capacité incroyable à créer de la magie pour ma fille au quotidien. J’ai commencé à lui jouer de la guitare et du ukulélé et je vois les étoiles dans ses yeux. Peut-être deviendra-t-elle musicienne comme son papa ? Le plaisir d’être parent, c’est d’inventer un monde, un imaginaire pour notre petit, et de sentir l’émerveillement naître en lui.

Ma fille est ma plus grande fierté. C’est la plus belle, la plus extraordinaire et la plus charmante petite chose qui soit. Avoir une fille m’a assurément rendu plus fort, plus sensible et plus grand. Je suis une meilleure personne depuis que je suis papa. »

Source: Enfants Québec, avril 2015

Comment survivre aux premières semaines de bébé ?

Les 10 mantras de la nouvelle maman

Crédit: ShutterstockComment survivre aux premières semaines de bébé ? Rien ni personne ne peut réellement vous préparer à cette expérience unique, mais certaines résolutions peuvent s’avérer fort utiles. En voici 10. Julie Chaumont1 « Mon corps est mon meilleur allié »
La grossesse et l’accouchement ont beau être des phénomènes naturels, n’en reste pas moins qu’ils laissent des traces. Utérus déplacé, bassin décalé, douleur au dos, au ventre, au nerf sciatique, au coccyx, à la symphyse pubienne ou au plancher pelvien : les inconforts peuvent être nombreux. Plutôt que de les endurer, une visite chez un professionnel de la santé (ostéopathe, physiothérapeute, chiropraticien, massothérapeute, acupuncteur) peut grandement aider. « Si l’accouchement a été particulièrement difficile, la nouvelle maman peut venir en consultation dans les jours suivants », précise Geneviève Lauzière, ostéopathe spécialisée dans les traitements pré et postnatals. Pour celles qui ont eu un accouchement vaginal, prévoyez un premier rendez-vous dans un délai de trois à quatre semaines, et six semaines après l’accouchement pour celles qui ont eu une césarienne.2 « Zzzzz (respire) Zzzzz… »
Ce n’est qu’à partir de 6 mois que les bébés ont les capacités physiologiques de dormir une nuit complète, donc armez-vous de patience… et de power naps ! « À mon premier accouchement, une infirmière m’a dit qu’une nouvelle maman devait faire deux siestes par jour », raconte Catherine Laurence-Ouellet, maman de Louis-Thomas, 2 ans, et Rose-Hélène, 6 mois. « J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre et c’est ce qui m’a permis d’être reposée. Si on m’avait simplement dit de dormir en même temps que le bébé, je ne l’aurais sans doute pas fait », croit-elle.Faire la sieste en plein jour exige un certain lâcher-prise – les brassées et la vaisselle devront attendre ! Pour vous aider, éteignez la sonnerie de tous les téléphones et tirez les rideaux. Allongez-vous dans un endroit confortable, fermez les yeux, puis respirez doucement et profondément en relâchant chacune des parties de votre corps. « C’est mieux de faire la sieste en matinée ou tôt en après-midi et de ne pas dormir plus de 20 minutes, afin de ne pas nuire au sommeil de nuit », recommande Dominique Petit, agente de recherche au Centre d’études avancées en médecine du sommeil.

« Mange, bois, aime »
Allaiter, ça donne soif… et faim ! Pour éviter d’avoir à réchauffer un pâté chinois en plein milieu de la nuit, avec un bébé accroché à votre sein, optez pour des collations. La nutritionniste Stéphanie Côté recommande de miser sur les protéines et les fibres alimentaires afin d’être rassasiée plus longtemps et d’avoir une énergie plus stable. À avoir sous la main lorsqu’on ouvre la porte du frigo ou du garde-manger : cubes de fromage et fruits et légumes déjà apprêtés, noix, graines et produits céréaliers à grains entiers. Sans oublier un très grand pichet d’eau !

 « L’amour ne se divise pas, il se multiplie »
L’arrivée d’un bébé ébranle le couple. De deux, vous passez à trois (ou plus !)… et inévitablement, la dynamique change. « Avec l’arrivée d’un bébé, le couple doit se redéfinir. Plus rien ne sera comme avant…

Mais l’admiration que vous avez l’un pour l’autre ne doit pas en pâtir », dit Geneviève Parent, sexologue, psychothérapeute et conseillère parentale. Elle suggère de créer des occasions de se retrouver à deux : un souper en tête à tête lorsque bébé est endormi, ou simplement un papa qui vient se coller sur la maman qui tient l’enfant dans ses bras pour lui souffler des mots doux à l’oreille.

5 « Reste zen »
Mais d’où viennent ces larmes soudaines et incontrôlables ? Le baby blues survient en général le troisième jour suivant l’accouchement, au moment où les hormones de grossesse disparaissent. « La femme peut se sentir plus irritable, fatiguée, découragée et pleurer facilement pour des riens. Néanmoins, en l’espace d’environ deux semaines, cet état se résorbe généralement », dit Isabelle Tremblay, psychologue. Pour mieux vivre cette période difficile, elle recommande de se reposer, de bien se nourrir, d’être bien entourée et de prendre du temps pour soi, ne serait-ce que pour aller faire un petit tour du pâté de maisons.

Comment être sûre qu’il ne s’agit pas d’une dépression postpartum ? Parmi les symptômes à surveiller : humeur triste, irritabilité, problèmes de sommeil, gain ou perte d’appétit, perte d’intérêt pour des activités normalement appréciées, culpabilité, sentiment d’impuissance, pensées suicidaires, etc. Si vous constatez que ces symptômes nuisent à votre bien-être et à votre fonctionnement, qu’ils s’intensifient au fil du temps, il serait bon d’aller chercher de l’aide. Une psychothérapie est habituellement nécessaire pour se sortir de la dépression.

6 « Le monde m’appartient »
Ce n’est pas parce que vous avez un poupon que vous devez rester cloîtrée. Même si vous allaitez. « Je vois trop souvent des femmes “prisonnières” de la chaise berçante installée dans la chambre du bébé, constate la consultante en lactation Chantal Lavigne. Les femmes devraient allaiter où bon leur semble, dans n’importe quelle position. On peut même allaiter en marchant ! » Il ne faut donc pas hésiter à sortir se promener.

7 « Je suis la gardienne du foyer »
Si vous êtes fatiguée et que l’idée de recevoir famille et amis vous stresse, n’hésitez pas à laisser la porte fermée. Accueillez les proches qui vous font du bien ou qui sont prêts à mettre la main à la pâte pour vous aider. Le mot d’ordre : vous écouter. Aussi difficile que cela puisse être. « Quand je suis revenue de l’hôpital avec mon bébé, mes beaux-parents, qui habitent loin, étaient déjà à la maison et ils sont restés deux semaines. J’aurais préféré vivre les premiers jours de notre nouvelle vie avec mon conjoint, dans notre bulle, d’autant plus qu’ils ne m’étaient pas d’une très grande aide. Je me promets que les choses seront différentes à mon deuxième », affirme Brigitte Lacroix, maman d’Élizabeth, 2 ans et demi.

8 « Je relaxe et je me laisse gâter »
Laissez les autres vous aider et profitez des services offerts aux jeunes familles, comme la visite d’infirmières, de marraines d’allaitement ou de bénévoles spécialisés dans les relevailles. Plusieurs coiffeurs, professionnels de l’esthétique et massothérapeutes proposent des services à domicile. La présence d’une aide-ménagère est un luxe auquel on s’habitue très rapidement ! « Quand j’ai accouché de mon premier bébé, mes parents m’ont offert comme cadeau de naissance l’aide d’une femme de ménage pour les six premiers mois. Quatre ans plus tard, elle vient encore ! » témoigne Catherine Bouchard, maman d’Adrien, 4 ans, et Félicie, 2 ans.

9 « Toutes les mamans sont mes amies »
Rien de plus libérateur que de causer d’épisiotomie, de montée de lait ou de retour de couches avec quelqu’un qui sait de quoi on parle. Cours prénataux, activités pour mamans et bébés, cafés spécialisés et parcs de quartier sont des endroits propices aux nouvelles rencontres. Lors de sa première grossesse, Geneviève Croteau, mère de Marianne, 5 ans, et Alice, 3 ans, s’est liée d’amitié avec une dizaine de mamans sur un forum spécialisé. Au moins une fois par an, ce groupe organise un rendez-vous « réel ». Elles ont même déjà loué un chalet ensemble ! « Comme on a accouché à peu près toutes en même temps, on continue de vivre les grandes étapes ensemble, comme l’entrée à la maternelle. C’est bon de pouvoir pleurer en groupe ! »

10 « C’est moi la maman »
« Il vient juste de boire, tu lui donnes encore du lait ? », « Tu devrais le laisser pleurer », « Tu l’as toujours dans les bras, tu vas le gâter »… Difficile de ne pas se sentir submergée par les nombreux commentaires et conseils de notre entourage… « C’est important de se faire confiance et de faire confiance à son bébé. Ce dernier est capable d’exprimer ses besoins et nous, en tant que parent, on a toutes les compétences nécessaires pour y répondre si on se connecte à lui, si on l’écoute attentivement », affirme Alice Trépanier, doctorante en psychologie et consultante périnatale. Bref, être parent s’apprend au fil des jours, en faisant connaissance avec son enfant et en apprenant à se faire confiance… Et, oui, vous allez y arriver !

Mantra pour un nouveau papa « Je donne mon 100 % »
« J’avais sous-estimé ce grand changement et avais pris quelques engagements, dont un rendez-vous chez le coiffeur que j’ai évidemment complètement oublié. Je regrette d’avoir mis autre chose que la paternité à mon horaire des premières semaines. Je crois qu’on doit se donner à 100 % à son bébé et à sa conjointe afin d’embarquer à 100 milles à l’heure dans cette expérience qui vaut la peine d’être vécue à fond, pas à moitié », témoigne Patrice Turcotte, papa de Livia, 1 an et demi.

Pour aller plus loin dans votre préparation : Le 4e trimestre

Source: enfantsquébec.com

1 2 3 4 5

INFOLETTRE

Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle afin d'être à l'affût de l'actualité et des nouveautés avant tout le monde.

loading