Voyager avec bébé

Un casse-tête..??!!

 

Nous avons eu le plaisir de voyager avec notre Amour alors qu’elle allait avoir 11 mois. Quelques appréhensions m’habitaient avant de quitter… Comment allait se passer le voyage en avion? Comment nous allions nous organiser pour la faire dormir (lit et bruit)??? Ces questions ne sont qu’un aperçu de celles qui m’habitaient.

Nous avions la chance de nous rendre en terre connue, le Mexique qui fut mon pays d’accueil durant quelques années et d’où vient mon conjoint. Nous allions présenter notre Amour à ma belle-famille et à nos amis(es). C’est sûr que c’est bien différent de voyager à trois, notre liberté d’antan n’était pas la même et nos préoccupations non plus. Il faut par contre garder en tête que les enfants s’adaptent à tout et que c’est plus à nous de s’adapter et se préparer mentalement.

Question pratico-pratique, voici quelques petits trucs ou idées qui pourront vous aider à mieux planifier votre prochain voyage. Amusez-vous surtout!

Aéroport et avion
Nous avions prévu un vol d’aller qui ne partait pas trop tôt le matin pour ne pas chambouler l’horaire de notre Amour. De plus, nous avions apporté une poussette parapluie ainsi que notre porte-bébé préformé afin de la faire patienter durant l’attente avant le vol et la connexion. Comme notre Amour faisait déjà du quatre pattes depuis un moment, nous nous imaginions bien qu’elle allait vouloir se dégourdir les jambes entre les vols. Nous avons donc alterné entre : marche avec assistance, poussette, bras et porte-bébé, parce qu’il était hors de question pour nous qu’elle se promène les mains au sol dans l’aéroport.

Nous ne savions pas que lorsque nous voyageons avec un bébé (0-2 ans), nous avons le droit d’apporter plus de liquides et sachets de plus de 100 ml en bagage cabine. Pour en savoir davantage Administration canadienne de la sûreté du transport aérien. Nous ignorions que nous pouvions également passer les points de sécurité plus rapidement et éviter les longues attentes. Nous avons donc eu plein d’informations que je trouve intéressant de vous partager d’avance.

Un autre truc qui nous a bien aidés lors du décollage et de l’atterrissage fut de mettre mon Amour au sein, afin d’éviter que ses oreilles bouchent (il est important que le bébé ait la possibilité de déglutir). Donc, qu’on allaite ou pas, le fait de donner à boire à notre bébé évite des crises dans ces moments-là.

Notre Amour a heureusement dormi une grande partie du vol à l’aller comme au retour (le vol était de nuit donc c’était encore plus propice) et nous avons eu la chance d’être entourés de voyageurs compréhensifs et même aidants. L’homme assis à côté de nous a distrait notre Amour un moment et par la suite des petites filles de l’autre côté de l’allée ont pris le relais. Fiouf! Nous avions pris quelques jouets (qui ne risqueraient pas de rouler en tombant) et livres mous, question d’éviter les blessures pour elle ou son entourage. L’allaitement à la demande nous a également grandement aidés.
Nous avions prévu quelques vêtements extra, au cas où les valises ne nous suivraient pas et en cas de dégât, heureusement… cela nous a sauvé la vie!!!

Manger
Pratique de faire de la DME (Diversification alimentaire Menée par l’Enfant) en voyage, cela nous a évité d’avoir à faire des purées ou de traîner des petits pots ou des sachets. Nous avions par contre apporté un siège d’appoint de voyage en sachant que nous n’allions pas trouver de chaise haute partout où nous allions.

Au Mexique, il est facile de trouver de la nourriture saine un peu partout dans la rue, maïs ou autres légumes bouillis ou frais sont offerts un peu partout et que dire des fruits. Nous apportions normalement quelques petits en-cas (galettes de riz avec beurre de noix, fruits, etc.) pour nous dépanner au besoin.

Dormir
Le fait de pratiquer le cododo de façon sécuritaire avec notre Amour a évité d’avoir à apporter un parc pour la faire dormir. Nous avons plutôt sécurisé le pourtour du lit avec des coussins ou matelas au sol.
Pour les siestes, elles se faisaient souvent durant nos promenades, donc soit en poussette, dans le porte-bébé ou encore durant nos déplacements en transports publics. Il est arrivé quelques fois où nous avons dû rester à la maison pour qu’elle dorme profondément et récupère complètement.
Le bruit était une de mes principales préoccupations, car au Mexique les maisons ne sont pas isolées comme ici et il y a toujours une fête quelque part = musique, pétards, cris et rires. Les enfants ont cette capacité à s’adapter au bruit et à en faire abstraction. C’était parfois plus chaotique pour l’endormir, mais une fois endormie cela ne la gênait pas du tout! Il faut se le dire, ils sont bien faits nos amours!!!

Bagages
Nous avions la possibilité de ne pas trop nous restreindre au niveau des bagages étant donné que nous n’étions pas constamment en déplacement. De plus, nous étions familiers avec ce qu’il y avait de disponible sur le marché, cela nous a donc évité d’apporter des items en quantité industrielle (ex. : couches et lingettes biodégradables).

Jeux et livres : nous n’avions pas apporté beaucoup de jouets en prévision d’en acheter là-bas et qu’ils aient la double fonction de jouets-souvenirs!

Médicaments et trousse de bain : nous avions apporté le nécessaire homéopathique pour affronter le mois de vacances (dentition, digestion (pour elle et nous), tourista, etc.) en plus d’un thermomètre, crème solaire bio, chasse moustique naturel, huiles essentielles, savon et shampoing bio pour notre Amour.

Essentiel : veilleuse et moniteur audio.

 

Non utilisée : tente automatique, prêtée par ma chère collègue de travail. Nous pensions l’utiliser pour faire dormir notre Amour un peu partout, comme c’était moins encombrant que d’apporter un parc et qu’une fois zippée, elle allait être protégée à l’intérieur. Erreur! Nous pensions aussi l’utiliser à la plage pour la protéger du soleil et des insectes, nous n’avons même pas pensé à l’apporter.

Vêtements : nous avions prévu beaucoup trop de vêtements pour notre Amour, mais comme nous n’avions pas toujours la possibilité de laver, nous avons préféré en avoir d’extra. Comme il faisait plus chaud que d’habitude à cette période de l’année, elle a passé beaucoup de temps en couche et même en petite culotte d’entraînement. Chose que je n’avais pas prévu, c’est que je finissais souvent aussi sale à cause des repas de mon Amour et je n’avais pas autant de vêtements qu’elle. Un coup de lingette arrivait souvent à me sauver des situations gênantes. 😉 Nous devions aussi prévoir que nous allions être dans des endroits où il allait faire chaud et d’autres en montagne où les températures allaient frôler les 5 degrés, une garde-robe assez diversifiée.

À savoir
Pour celles qui allaitent, ce geste peut vous aider grandement durant votre voyage, l’allaitement à la demande sera votre allié. Les enfants ont souvent tendance à demander davantage le sein lors d’un voyage, pour se rassurer, se coller contre leur maman et se désaltérer également. Si vous n’allaitez pas, préparez-vous tout de même à ce que bébé demande plus les bras! 😉

La poussette a été pratique pour que notre Amour puisse faire des siestes lorsque nous étions en sortie et pour ne pas toujours l’avoir collée sur nous. Par contre, c’était du sport de se promener avec l’engin sur les trottoirs asymétriques dans la ville coloniale et sur les pavés de pierres!!! Pensez-y bien avant de l’embarquer en voyage…

Somme toute, notre Amour s’est très bien adaptée, elle était ravie de se promener dans la rue et d’envoyer la main à tous les passants. Elle a adoré la nourriture de son pays, les couleurs et les odeurs. Lorsqu’elle était plus maussade, il suffisait de sortir se promener dans la rue et hop le sourire revenait! Et que dire de la connexion profonde avec la famille et les amis(es).

Je vous souhaite un beau et bon voyage très zen et rempli de plaisir avec votre tout-petit, découvrir le monde à travers ses yeux est un pur délice!

Et vous, avez-vous des trucs à partager?

Marie-Noëlle Angers, Conseillère périnatale

Et si tout n’était pas si rose…

Après 5 ans d’attente et d’espoir qui se sont soldés par une fécondation in vitro, j’étais enfin enceinte !  Je l’avais tant souhaité, ce petit miracle, que je n’aurais pas le droit de me plaindre, pas le droit de revendiquer plus de sommeil, pas le droit de me sentir brimée dans ma liberté… C’est ce que je croyais… et c’est la pression que je me mettais sur les épaules…

L’arrivée de mon fils a bien sûr été un événement marquant, mais je ne suis pas tombée en amour avec lui instantanément.  Même que mon attachement à lui a été long à se développer… C’est terrible à dire, mais j’ai même souhaité qu’il ne se réveille pas un matin… Ce petit être tant attendu me brimait, m’empêchait de faire ce que je voulais, quand je le voulais ! Je n’y arriverais pas ! Évidemment, il y a une grande phase d’adaptation lors de la naissance d’un bébé, incluant beaucoup d’émotions contradictoires, mais ce que je vivais n’était pas « normal ». J’ai lutté longtemps pour me faire croire que tout allait bien, que j’étais capable de surmonter ma détresse seule. Comme j’ai été malheureuse !

Le jour où j’ai compris, et accepté que je faisais une dépression postpartum, ma vie a commencé à s’améliorer.  J’ai demandé de l’aide et j’ai consenti à lâcher prise sur plusieurs aspects de ma vie.  C’est un long processus de guérison, mais j’ai grandi à travers cette épreuve.

Aujourd’hui, je suis consciente que la naissance de mon fils a ouvert une faille en moi qui ne pourra se refermer complètement.  Mais je sais maintenant que j’ai la force d’affronter différents défis, que je ne peux pas avoir le contrôle sur tout et que c’est bien ainsi !

Je vous partage mon histoire, car je sais qu’il y a plusieurs femmes qui vivent des situations semblables à la mienne, mais n’osent pas en parler de peur de ne pas répondre au standard de la « super maman épanouie ».

Le rôle de maman sera un grand rôle dans votre vie, mais rappelez-vous qu’il comportera de petits et grands défis et que vous aurez peut-être besoin d’un coup de main à l’occasion.

Ça prend tout un village pour élever un enfant ! Ne portez pas toute la responsabilité sur vos épaules, demandez !

Geneviève Fortin, Conseillère périnatale

Cocktails sans alcool pour les fêtes

À l’approche des fêtes et des nombreux party de bureaux, vous vous demandez sans doute quoi boire si vous êtes enceinte. Le Virgin César ne vous tente plus, vous êtes saturée du Shirley Temple, voici d’autres drinks à essayer!

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Élixir délicieux

1/4 de cantaloup
1/4 t. de fraises
1/2 t. de lait ou de yogourt
Miel ou sirop d’érable (facultatif)

Passer tous les ingrédients au mélangeur avec quelques glaçons.


Vanilla Chili

10 oz de jus d’abricot
5 oz de jus d’orange
1 trait de vanille
1 trait de Tabasco


Le jus de fraises et basilic

500 g de fraises.
5 feuilles de basilic.
200 ml de jus d’orange.
20 g de sucre en poudre.

Mixez les fraises avec le basilic.
Ajoutez le jus d’orange et le sucre en poudre.
Garnissez les verres en ajoutant des fraises et du basilic.


Vin Chaud sans alcool

80 ml de jus de raisins
10 ml de sirop de cardamome
10 ml de sirop de cannelle
20 ml de jus de citrons
10 ml d’ angostura bitters

Faire chauffer les ingrédients ensemble dans une casserole et verser dans une petite chope ou dans une tasse.


Coconut Lips

60 ml de jus d’ananas
30 ml de crème fraîche liquide
15 ml de lait de coco
15 ml de sirop de framboises

Mixer les ingrédients et servir aussitôt


Soda Shop Cola

1/2 cuilère à café de jus de cerise au maraquin
1/4 cuilère à café d’ extrait de vanille
Cola (coca cola, pepsi)

Remplir un grand verre de glaçons. Ajouter les ingrédients et décorer d’un quartier de citron.


Éclat de mangue

60 ml de jus de mangue à base de concentré
30 ml de jus de pomme pur
60 ml de soda lime et citron
1 rondelle de lime
4 glaçons

Dans un verre old-fashioned, verser tous les ingrédients liquides et les glaçons.
Remuer à l’aide d’une cuillère à mélange.
Garnir d’une rondelle de lime.

 

 

Relevailles : Un soutien postnatal à votre service!

Initiative de mobilisation des connaissances sur un service appelé « Relevailles », qui consiste à offrir un soutien postnatal à domicile qui s’adapte aux besoins de chaque famille. Les services de relevailles sont dispensés par différents organismes à but non lucratif (OBNL), dont des centres de ressources périnatales (CRP) répartis dans neuf régions du Québec. Le lancement de cette initiative s’inscrit à même les activités de la Grande semaine des tout-petits

Pour en savoir plus : http://www.reseaudescrp.org/relevailles

Pour voir la version complète (version française à 4 min. 38 secondes): https://www.youtube.com/watch?v=O3CwYRHUbBw&feature=youtu.be&list=PLxWz0fEGuv6o5LrEpvdsmQFs5zB1dIFR8

La recette gagnante…!

 

Ça fait quand même presque 14 ans que je suis devenue maman.  Et pourtant, je n’oublie pas….

Ce désir de bien faire les choses avait atteint son sommet.  J’avais la conviction que de devenir maman était le rôle le plus important de ma vie.

Dans ce souci de bien vouloir FAIRE, je me suis mise à me documenter.  À consulter, à lire, à aller sur internet….  Je l’avoue…. j’ai oublié pendant un instant, que même dans cette situation, la perfection n’existait pas.

En tant que nouveaux parents, nous sommes souvent bombardés d’informations.  Mais quelle a été ma déception lorsque j’ai constaté que beaucoup d’informations se contredisaient ?!?

J’ai donc vite compris qu’il n’y avait pas qu’une seule voie. Que si la recette parfaite pour le sommeil, l’alimentation, l’éducation…..existait, elle serait sûrement placée à l’intérieur de la boîte du test de grossesse!

C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de me faire confiance. J’ai fermé mes livres et mon écran pour ÊTRE pleinement avec mon bébé.  Pour l’observer et l’écouter.  Je me suis également vêtue d’un beau dos de canard afin de laisser couler les informations des autres que je ne jugeais pas pertinentes pour notre réalité.

Puis mon bébé, mon partenaire et moi avons tracé notre chemin, avec essais et erreurs, mais avec la grande satisfaction d’avoir respecté nos valeurs.

Quelques années plus tard, je l’avoue…  Enceinte de notre deuxième bébé, j’ai pensé que nous pourrions faire un peu de copier-coller en appliquant la recette trouvée avec le premier.  Surprise !!!   Eh bien non!! Nous sommes devenus parents d’un tout autre être humain, à part entière, avec ses propres besoins.  Alors, nous avons à nouveau, créé notre propre recette gagnante.

Et vous, êtes-vous en train de créer la vôtre?

Stéphanie Moisan, Conseillère périnatale

Attention à vos organes!

Oui, oui, vous avez bien lu! Probablement qu’on vous en a déjà parlé, ou que vous vous en doutez, mais tout au long de la grossesse, nos organes internes bougent et laissent la place au bébé. Et une fois le bébé dans vos bras, tout doit reprendre sa place. C’est ici que ça se complique… 

À ce propos, je vous suggère un article écrit par une journaliste de Radio-Canada sur le sport après la grossesse. On y explique bien les risques encourus lors d’une reprise de l’activité physique trop rapide ou lorsque les exercices ne sont pas adaptés aux nouvelles mamans.

En tant que Centre de ressources périnatales, Ressources-Naissances a toujours eu cette préoccupation à cœur. Tous les cours que nous offrons sont spécialement adaptés pour les mamans en pré et post-natal. On pense à nos cours de Yoga, Maman et bébé actifs, Pilates, Poussette et bedaine zen, tous créés par nos conseillères périnatales d’expérience. Si toutefois vous avez des questionnements, n’hésitez pas à nous contacter, il nous fera plaisir de vous diriger au cours le plus adapté à votre situation.

Le BABI: caprices ou besoins?

Votre nourrisson vous épuise? Vous remettez en doute vos qualités parentales, tellement les bébés des autres semblent «faciles» comparativement au vôtre? Peut-être avez-vous un BABI, c’est-à-dire un bébé aux besoins intenses.

Qu’est-ce qu’un BABI? C’est un bébé dont toutes les réactions semblent démesurées. C’est un nourrisson dont le sommeil est facilement perturbé, qui veut constamment être dans les bras de ses parents et qui supporte difficilement le bruit. Pour se rassurer, le BABI demande sans cesse le sein de sa mère ou une suce. Le concept du BABI a été créé par le pédiatre américain William Sears qui, à la naissance de son quatrième enfant, fut bouleversé de constater que toutes ses techniques éducatives échouaient avec ce poupon «difficile». Dans son livre The Fussy BabyBook, il fait la description détaillée des caractéristiques communes à ce type de bébés.

L’énumération ne donne pas envie d’en avoir un sous son toit: intense, hyperactif, exigeant, épuisant, imprévisible, jamais satisfait, etc. «Le phénomène a toujours existé, mais jusque dans les années 80, le bébé et ses besoins étaient très peu considérés», explique Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute.

BESOIN DE PEAU!

Le phénomène n’est pas encore reconnu officiellement par la communauté médicale. Si certains parents de BABI s’en désolent, Joël Monzée s’en réjouit. «Il serait dangereux de médicaliser la chose. Sinon quoi… on va donner des anxiolytiques à nos bébés? Les BABI expriment juste un peu plus que la moyenne les besoins de tous les bébés.» Les BABI seraient des enfants qu’il faut simplement couver davantage. «Les premiers 18 mois, l’enfant a besoin de beaucoup de contacts corporels avec son adulte de référence, souvent la mère. Les récepteurs de la peau permettent de diminuer l’anxiété de l’enfant.» Pour Isabelle Challut, infirmière et accompagnante à la naissance, il est important de reconnaître les qualités des BABI. «Ce sont souvent des enfants très créatifs et intelligents. En répondant aux besoins du BABI, on lui permet de gérer son stress et de faire ressortir ses qualités.»

DES PARENTS DÉPASSÉS

Vivre au quotidien avec un BABI est déroutant et épuisant pour les parents, qui doivent consacrer tout leur temps et toute leur énergie à satisfaire un bébé insatiable. S’il n’y a pas d’antécédents de BABI dans l’entourage, les proches sont habituellement prompts à fournir des conseils et à critiquer les méthodes éducatives des parents: «laissez-le pleurer», «vous le gâtez trop», «il va devenir capricieux». Isabelle Challut propose de faire la sourde oreille à ces commentaires. «Ça devient toujours plus simple pour le parent lorsqu’il accepte de répondre aux besoins de son BABI plutôt que de s’y opposer. Il est prouvé qu’un bébé consolé apprend davantage à développer des ressources intérieures pour se calmer.»

Un constat que partage Joël Monzée. «Ici, on a la chance d’avoir des congés parentaux d’un an. C’est une invitation naturelle à prendre soin de nos enfants et à pratiquer un maternage de proximité.» Alors que certaines cultures favorisent le peau à peau, le cododo et le portage depuis toujours, ces tendances sont à peine émergentes chez nous. Selon le docteur Monzée, l’Église catholique, qui a longtemps condamné le contact physique, serait en partie responsable de la situation actuelle. «La façon dont on traite nos bébés est aussi en cause. On accepte de moins en moins d’être dérangé et ce sont nos enfants qui en paient le prix.»

À titre de fondatrice de Pleine lune, un centre de ressources en périnatalité, Mme Challut offre des cours de préparation à la naissance. Elle est frappée par les idées fausses des futurs parents. «La majorité des parents croient encore qu’on doit apprendre à l’enfant à dormir seul, à devenir autonome, alors que la maturation neurologique se fait dans les cinq ans suivant la naissance de l’enfant.»

Pour accompagner un BABI, les parents gagneraient donc à explorer les différentes sources d’apaisement possibles: rester dans son champ de vision, lui parler. «Puis, vers trois ou quatre mois, on commence à installer des délais dans la satisfaction des besoins, explique Joël Monzée.

On dit à l’enfant qu’on a entendu ses pleurs, qu’on viendra bientôt. L’enfant apprendra à se calmer au son de la voix de ses parents.» L’idée est d’apprendre à décoder le bébé et ses réactions.

CAPRICES OU BESOINS RÉELS?

«Un bébé qui pleure n’est pas capricieux, précise d’emblée Joël Monzée. Il manifeste un inconfort. À nous, parents, de le découvrir.» Le neuroscientifique recommande de consulter d’abord un médecin pour éliminer toute pathologie sérieuse, et ensuite, de prévoir des séances avec un ostéopathe, un physiothérapeute ou un chiropraticien pour régler d’éventuels problèmes corporels: torticolis, vertèbre légèrement déplacée ou trouble de digestion. «Il faut retrancher les problèmes possibles.»

Pour répondre aux besoins psychologiques du bébé, il faut se décharger de la routine ménagère. C’est à ce moment-là qu’on doit demander aux grands-parents et à nos amis de préparer des repas, de passer l’aspirateur ou de faire une brassée de lavage pour nous. Et surtout, il faut cesser de comparer l’évolution de son BABI à celle des enfants du même âge. «Quand un enfant développe une maladie physique, les parents organisent leur vie en fonction des nouveaux besoins de l’enfant. Quand c’est sur le plan psychologique, on devrait faire la même chose», soutient Mme Challut.

Reconnaître un BABI  

HYPERSENSIBLE
Le bébé aux besoins intenses a une conscience aiguë de son environnement; les changements le font sursauter facilement.

INTENSE
Il semble ressentir plus profondément toute la gamme des émotions et réagit plus intensément que les autres bébés.

EXIGEANT
Ce type de bébé exprime un sentiment d’urgence très réel dans les signaux qu’il envoie.

«POT DE COLLE»
Il a un besoin extrême de contacts physiques.

INDOCILE
Il déteste, en général, se faire emmailloter ou manipuler.

INSATISFAIT ET IMPRÉVISIBLE
Il est impossible d’apaiser le bébé aux besoins intenses de la même manière chaque fois.

«AFFAMÉ»
L’expression «horaire de repas» ne fait pas partie de son vocabulaire.

DORMEUR LÉGER
Il se réveille fréquemment et laisse rarement à sa mère le loisir de faire une petite sieste, qui serait pourtant bienvenue.

Pour en savoir davantage sur le développement neurologique de l’enfant: La science au service des parents, par Margot Sunderland, aux Éditions Hurtubise, 288 pages, 34,95

source: yoopa.ca/content/le-babi-caprices-ou-besoins

SIGNES POUR BÉBÉ : POUR EN FINIR AVEC LA FRUSTRATION

QUOI DE PLUS FRUSTRANT POUR VOTRE PETIT CHÉRI, QUE COMPRENDRE ET PENSER SANS POUVOIR S’EXPRIMER?

L’action se déroule dans un magasin de jouets. L’enfant, qui aura un an la fin de semaine suivante, est assis dans le panier et pointe quelque chose. Sa maman et son papa, occupés à converser avec un couple d’amis, ne se rendent pas compte que leur enfant essaie d’attirer leur attention. L’enfant recommence à pointer et, distraitement, la mère se retourne pour jeter un coup d’œil et continue la conversation. L’enfant baisse le bras, son message n’a pas passé.

COMMUNICATION

Une situation tout à fait banale que la plupart d’entre nous ont déjà vécue. Combien de fois, ne comprenant pas ce que notre bébé essayait de nous dire, avons-nous hoché de la tête et dit quelque chose comme : « Oui, c’est beau. » ou « Ah! Oui! C’est vrai. » Je me rappelle avoir fait répéter une dizaine de fois des mots à ma plus vieille, alors qu’elle avait 2 ans, pour finalement lui répondre une phrase passe-partout parce que je ne comprenais pas plus, même après dix fois. Roxanne préférait parfois laisser tomber plutôt que de répéter encore.

LA FRUSTRATION

Dans toutes ces situations, l’enfant ressent une frustration face à son incapacité de communiquer et le parent une frustration face à son impuissance à comprendre son propre enfant. Quoi de plus frustrant que de comprendre et penser sans pouvoir l’exprimer?

L’âge terrible de 2 ans est en réalité une accumulation de petites frustrations quotidiennes reliées à l’incapacité de l’enfant d’obtenir rapidement ce qu’il veut et de son impuissance à faire passer son message. Il a plein de choses à raconter, mais doit apprendre à parler. Ses besoins, pensées, souvenirs, peurs, restent longtemps sans voix.

En contraste, ma fille de 18 mois, a réussi à raconter à son père qu’elle avait vu un écureuil alors qu’elle se balançait dehors. Marie-Ève m’a montré qu’elle se rappelait que sa grand-mère mettait des bananes dans un bol rouge comme celui qu’elle avait dans les mains. Elle est épanouie, communicative, heureuse et je n’ai pas à essayer de deviner les mots qu’elle dit verbalement.

Marie-Ève est-elle plus intelligente que Roxanne? Bien sûr que non! Elle a des outils que Roxanne n’avait pas, les signes. Le langage des signes pour bébés donne un moyen unique de communiquer, en réduisant les frustrations de part et d’autre. Pour un passage en douceur vers la parole.

Audrey Delisle

Audrey Delisle est fondatrice et instructrice de Signes É merveilles, une compagnie 100% québécoise. Le programme enseigne aux bébés à utiliser des gestes simples et faciles à faire pour communiquer avec leurs parents et leurs éducateurs avant qu’ils sachent parler.  www.notrebebe.ca

Source : Maman pour la vie.com

Ateliers de langage signé chez Ressources-Naissances.

Faire ses nuits ou Zénitude 101

Crédit: Album personnel« Quoi ?! Ta fille de 1 an ne fait pas encore ses nuits ? En tout cas, moi ça ferait longtemps que je lui aurais donné une bouteille… » C’est la phrase typique que j’entends régulièrement depuis 2 mois. Parce que non, ma charmante blondinette de 14 mois ne fait toujours pas ses nuits.Je me suis retrouvée fort dépourvue à sa naissance, moi qui avais déjà une grande fille de 19 mois qui avait fait ses nuits dès sa troisième semaine de vie. Après plusieurs semaines de nuits blanches, j’ai fait une première constatation : c’est vrai, il n’y a pas deux bébés pareils. Après trois mois, je me suis mise à penser qu’il y avait peut-être quelque chose qui clochait. La pédiatre du CLSC a émis l’hypothèse qu’il s’agissait peut-être d’une intolérance aux protéines du lait de vache. Change ton régime, maman, c’est toi qui cloches. Comme ma fille ne buvait que du lait maternel, c’est moi qui devais cesser de consommer tout aliment contenant des protéines de lait de vache.Après six mois, aucun changement. Mademoiselle se réveille aux deux heures la nuit, voire aux heures. Les nuits sont courtes, pénibles. Et c’est la pire de toutes les étapes qui arrive : les jugements. Je n’avais pas un bébé qui dormait moins, j’avais un bébé anormal, un extraterrestre qui dormait son cycle spatial. « As-tu essayé ça ? », « As-tu pensé à ça ? »… Sincèrement, j’ai tout essayé. Les bains chauds, les massages, les crèmes, les berceuses, les veilleuses, les bruits blancs. Il est où le problème ? « Ah, peut-être que ton lait n’est pas assez riche, ça ne la soutient pas ! » Mais moi, je n’ai pas envie d’arrêter d’allaiter. À la place, j’ai essayé le cododo sécuritaire : bonjour les réprimandes sociales ! Mais au moins, ça m’a donné quelques heures de sommeil plus rapprochées.Neuf mois après sa naissance, je survivais de peine et de misère à des journées lourdes de commentaires abusifs. Ce n’étaient plus les nuits écourtées qui me donnaient du fil à retordre, c’étaient ces petits mots, ici et là, qui m’épuisaient constamment. Jusqu’au jour où une maman avec qui je conversais sur Internet m’a dit : « Ce n’est pas grave si ton bébé ne fait pas ses nuits… » Mais quelle vérité déconcertante ! Où est le problème ? Dans les yeux des autres.

À partir du moment où j’ai cessé de m’en faire et de penser que j’avais un bébé défectueux ou que j’étais une mère incompétente, tout est devenu si facile ! Les nuits étaient toujours courtes, certes, mais tellement moins épuisantes ! Même l’ambiance dans notre maison est devenue plus légère. C’est ça qui m’a sauvée et qui m’a transformée en maman à l’attitude zen. Décrocher. Oublier les commentaires, les jugements faciles et les grands yeux voyeurs qui cherchent la faille. Parce qu’au fond, ma belle Émilie est parfaite. Elle est drôle et attachante, même si elle se lève encore pour trouver le réconfort de maman. Et moi, je suis une wondermommy, même si je me lève encore dans l’obscurité pour allaiter.

Aux mamans cernées jusqu’au menton qui ne savent plus où donner de la tête, je dis : arrêtez d’être embarrassées et surtout, arrêtez de vous en faire. Délaissez les performances qu’exige notre société. Oubliez ce modèle de perfection qu’on trouve dans les livres. Ce ne sont pas tous les bébés qui dorment des nuits entières à 3 semaines, qui mangent à 6 mois ou qui parlent à 1 an. Une chose est sûre, peu importe les prouesses de votre bambin, vous êtes une mère exceptionnelle et merveilleuse, avec des talents et des capacités extraordinaires. Vous êtes une maman à part entière, une won-de-r-mommy. N’en doutez jamais !

Andrée de la Chevrotière

Source: Enfants Québec, juillet-août 2015

Semaine mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août 2015

L’allaitement est important pour la santé et le développement de votre bébé

De nos jours, la plupart des femmes allaitent leur enfant. Le lait maternel constitue le meilleur aliment que vous puissiez offrir à votre bébé. Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé recommandent que le lait maternel soit le seul aliment et la seule boisson d’un bébé pendant les six premiers mois de sa vie; par la suite, l’allaitement devrait continuer jusqu’à deux ans et plus en intégrant des aliments solides adaptés à l’âge.

Le lait maternel est produit de façon naturelle et unique par chaque mère pour son bébé. À mesure que votre bébé grandit, votre lait se transforme pour répondre à ses nouveaux besoins, et c’est celui que votre bébé digère le plus facilement. Il contient la quantité adéquate de protéines, de glucides, de gras, de vitamines et de minéraux, ainsi que des anticorps et d’autres facteurs d’immunité qui contribuent à protéger l’organisme contre les infections et les maladies – une protection qui peut durer toute la vie. L’allaitement au sein présente aussi de nombreux avantages pour la santé de la mère. De plus, ce mode d’alimentation favorise le développement d’une relation spéciale entre la mère et son bébé.

Le soutien est important

L’allaitement au sein est naturel, mais votre bébé et vous pouvez avoir besoin de temps pour l’apprendre. En fait, jusqu’à six semaines peuvent être nécessaires pour bien maîtriser la pratique de l’allaitement, alors n’abandonnez pas, car c’est important pour votre bébé. Si vous avez besoin de conseils ou de soutien, beaucoup de personnes et de groupes peuvent vous aider, à Ressources-Naissances vous retrouverez plusieurs façons d’obtenir du support avant et après l’arrivée de bébé, telles que :

Ils possèdent l’expérience pour résoudre les problèmes que vous pourriez rencontrer, et ils comprendront ce que vous ressentez.

Votre famille, vos amis et l’ensemble de la communauté jouent également un rôle important. Tous peuvent encourager l’allaitement de manière à ce que les mères sentent qu’elles ont leur soutien pour allaiter n’importe où, n’importe quand.

Source : Agence de la santé publique du Canada – www.santepublique.gc.ca

 

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