Le marrainage en allaitement

Ressources-Naissances compte 15 bénévoles qui sont marraines d’allaitement. Ce service offert aux mamans qui en font la demande est une aide précieuse pour ces dernières, surtout lors des premières semaines suivant la naissance de bébé. Ces marraines informent, conseillent et offrent du support avant et après la naissance. Ce sont aussi des mamans qui ont au moins 6 mois d’expérience en allaitement et elles profitent de plusieurs formations pendant leur mandat. Voici le témoignage d’une maman qui a bénéficié de ce service:

« Merci d’avoir mis sur pied ce volet qui permet aux mamans d’avoir recours à un service bénévole qui facilite grandement l’aventure qu’est l’allaitement! Merci à ma marraine pour sa douceur, ses conseils et son écoute. Elle m’a été d’un grand support durant les premiers jours d’adaptation… 

Le fait d’avoir une marraine d’allaitement m’a rassurée. La visite à la maison ainsi que les discussions téléphoniques m’ont permis de développer une relation de confiance entre elle et moi.

Ma marraine d’allaitement a fait en sorte que je ne me sentais pas sous pression. Le fait qu’elle me partage des expériences m’a enlevé un poids. De savoir qu’elle était disposée à venir à l’hôpital ou à la maison suite à la naissance de mon bébé, pour m’aider en cas de besoin, m’a énormément sécurisée. Lorsque je lui parlais, elle était d’une grande écoute et prenait le temps de me conseiller. »

Pour en savoir plus sur ce service ou faire une demande de marrainage, cliquez ici.

Semaine mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août 2015

L’allaitement est important pour la santé et le développement de votre bébé

De nos jours, la plupart des femmes allaitent leur enfant. Le lait maternel constitue le meilleur aliment que vous puissiez offrir à votre bébé. Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé recommandent que le lait maternel soit le seul aliment et la seule boisson d’un bébé pendant les six premiers mois de sa vie; par la suite, l’allaitement devrait continuer jusqu’à deux ans et plus en intégrant des aliments solides adaptés à l’âge.

Le lait maternel est produit de façon naturelle et unique par chaque mère pour son bébé. À mesure que votre bébé grandit, votre lait se transforme pour répondre à ses nouveaux besoins, et c’est celui que votre bébé digère le plus facilement. Il contient la quantité adéquate de protéines, de glucides, de gras, de vitamines et de minéraux, ainsi que des anticorps et d’autres facteurs d’immunité qui contribuent à protéger l’organisme contre les infections et les maladies – une protection qui peut durer toute la vie. L’allaitement au sein présente aussi de nombreux avantages pour la santé de la mère. De plus, ce mode d’alimentation favorise le développement d’une relation spéciale entre la mère et son bébé.

Le soutien est important

L’allaitement au sein est naturel, mais votre bébé et vous pouvez avoir besoin de temps pour l’apprendre. En fait, jusqu’à six semaines peuvent être nécessaires pour bien maîtriser la pratique de l’allaitement, alors n’abandonnez pas, car c’est important pour votre bébé. Si vous avez besoin de conseils ou de soutien, beaucoup de personnes et de groupes peuvent vous aider, à Ressources-Naissances vous retrouverez plusieurs façons d’obtenir du support avant et après l’arrivée de bébé, telles que :

Ils possèdent l’expérience pour résoudre les problèmes que vous pourriez rencontrer, et ils comprendront ce que vous ressentez.

Votre famille, vos amis et l’ensemble de la communauté jouent également un rôle important. Tous peuvent encourager l’allaitement de manière à ce que les mères sentent qu’elles ont leur soutien pour allaiter n’importe où, n’importe quand.

Source : Agence de la santé publique du Canada – www.santepublique.gc.ca

 

4e trimestre

Le 4ème trimestre de la grossesse : une période peu connue et peu préparée.

Ingrid Bayot intervient depuis plus de 20 ans comme sage-femme et formatrice agréée dans le domaine de l’allaitement et de la physiologie des adaptations néonatales. Elle est l’auteur notamment du livre « Parents futés, bébé ravi » paru en 2004.

Le trimestre après la naissance est essentiel mais méconnu : pourquoi ?

Beaucoup de femmes voient l’accouchement comme une énorme montagne à gravir ; la suite baigne dans un flou un peu rose bonbon. Or, les grands changements de vie arrivent après l’accouchement. Le choc de la réalité, le quotidien avec un bébé a de quoi dérouter. Les nouvelles mères savent généralement peu de chose sur l’adaptation physiologique et émotionnelle du bébé, et les discours qui le réduisent à un système digestif, satisfait ou non, n’arrangent rien.

Les professionnels de la santé sont plus concentrés sur l’accouchement, le moment palpitant et potentiellement risqué, que sur « la suite », supposée couler de source. Il suffit de comparer l’offre de service concernant la naissance ou le post-partum. Or, il s’en passe des choses dans cet « après naissance ».

Que se passe-t-il durant ces trois mois ?

Je vais parler surtout de la femme qui vient de donner naissance. Sur le plan physique, deux phénomènes prédominent. D’abord la lactation lorsque la maman a choisi d’allaiter ; les connaissances et l’accompagnement de l’allaitement ont bien progressé ces dernières décennies. Ce qui n’est pas le cas pour l’autre phénomène : la déconstruction des structures mises en place pour porter un bébé jusqu’à terme, et le réajustement des fonctions physiologiques à un état non gravide. En effet, pendant toute la grossesse, le corps maternel s’est transformé afin d’être capable de porter, nourrir, oxygéner, éliminer les déchets métaboliques et protéger un organisme en croissance ultrarapide : de deux cellules au départ, va naître un bébé formé. C’est inouï quand on y pense ! Toutes les fonctions du corps maternel se sont adaptées : la circulation sanguine, la respiration, le fonctionnement digestif et métabolique, la statique et l’équilibre, etc.

Quand maman accouche, elle n’est plus « enceinte du bébé », mais tout son corps est encore « en gestation » et la progression vers un nouvel équilibre va prendre de six semaines à trois mois. L’allaitement est d’ailleurs un facilitateur de ces processus, notamment au niveau du sommeil maternel : la prolactine, une des hormones de l’allaitement, augmente le sommeil profond, donc la récupération et la régénération cellulaire.

Dans notre culture, ce temps du corps féminin est zappé, individuellement et collectivement. On parle de « retour au corps de jeune fille », on y ajoute l’injonction de rapidité : il faudrait sortir au plus vite de ce corps qui ne correspond à aucuns critères des standards de la séduction ou de la publicité !

Ce temps du corps féminin n’a même pas de nom. Je propose le mot « rétrogestation », pour le désigner, pour permettre sa conceptualisation et sa reconnaissance. Ce corps qui a tant donné, ce corps qui continue de nourrir complètement un bébé, fournit un travail gigantesque pour progresser vers un nouvel équilibre physiologique. Comment l’accueillir avec tendresse, bienveillance, respect et gratitude ?

D’autant plus que sur les plans émotionnel, relationnel et social, il y a aussi toute l’adaptation au bébé, l’installation ou la consolidation du lien d’attachement, l’émergence des compétences parentales, les ajustements dans le couple, les remaniements identitaires, le positionnement dans les générations … Quel chantier !

La maman se croit en congé de maternité alors qu’elle mène de front plusieurs tâches qui demande chacune énormément d’énergie : retrogestation, lactation (produire du lait), allaitement (nourrir un bébé), soins au bébé. Et dire que tant d’entre elles se culpabilisent de ne pas  parvenir à assurer le reste du quotidien comme d’habitude. Il est vraiment nécessaire de sensibiliser chacun à la nécessité de l’aide concrète aux nouvelles mamans. J’ai créé un carnet des bons cadeaux de naissance (disponible sur le site indiqué ci-dessous), afin d’aider les mamans à prendre conscience de leurs besoins, et de faciliter la demande d’aide. Cela va du dessert préféré, à la promenade partagée, un massage, la conduite des grands à l’école, des repas préparés, un accompagnement pour les courses. Bref, tout ce qui peut dégager du temps, ce qui peut lui apporter du bien-être. La vie apporte déjà assez d’exigences pour ne pas en rajouter. Tenir la maison impeccable, déménager ou rédiger son mémoire de doctorat, … ce n’est pas vraiment le moment.

Parle-t-on également du 4ème trimestre au masculin ?

Oui, il y a un quatrième trimestre au masculin, de la même façon qu’il y a la « grossesse » ou l’attente du papa, ce temps de maturation intérieure, de partage avec leur conjointe et de préparation, de changements, d’aménagements. Les futurs pères préparent le nid à leur manière.

Au cours de ces 4 trimestres, ce que vivent et ressentent les hommes ne reposent pas sur les mêmes bases biologiques que leur conjointe, mais sur le plan émotionnel, matériel et social il y a beaucoup de points communs. Devenir parent est un changement gigantesque, définitif, un engagement pour la vie. Du moins, s’il s’implique…

Dans l’après naissance, les papas traversent eux aussi un temps intense d’adaptation, d’ajustements, d’improvisations, de tâtonnements. Leur identité sociale évolue, leur place dans les générations également. Ils accouchent d’une nouvelle dimension d’eux-mêmes. Toute une naissance…

Si les femmes reconnaissent mieux les étapes de leur corps et de leur être, elles pourront mieux «se dire» à leur conjoint. Si elles connaissent mieux leurs besoins, elles pourront exprimer des demandes plus explicites. Pour les mamans qui doivent deviner en permanence les besoins de leur bébé, il est parfois difficile d’accepter que leur chéri ne devine pas les leurs ! Les hommes de bonne volonté aiment rendre service et se rendre utiles. Ils apprécient les demandes claires et l’expression de la gratitude.

Un vieux préjugé culturel continue de propager l’idée que l’allaitement prive le papa d’interactions avec son bébé. Quel dommage ! Le bébé n’est pas un tube digestif ; il a aussi besoin d’être nourri par ses deux parents de contact peau à peau, bercements, bain, chant, promenades, câlins, de regards… Ces interactions activent sa curiosité et participent à son développement. Le papa nourrit son enfant sur les plans sensoriel et relationnel sans passer par l’alimentation. Quelle chance, quelle diversité dans les relations !

Ingrid Bayot est sage-femme et formatrice en périnatalité et allaitement pour les Formations Co-Naître® depuis 1992. Elle détient un diplôme universitaire en lactation humaine et allaitement maternel de la Faculté de Médecine de Grenoble. Madame Bayot a suivi des formations complémentaires en psychologie et communication. Elle est formatrice consultante pour l’Agence de Santé de l’Estrie à Québec et chargée de cours à L’Université du Québec à Trois Rivières.

source : http://www.acteurdemasante.com

Recommandations de l’Organisme Mondial de la Santé pour soutenir l’allaitement – Avant la naissance de votre enfant

L’allaitement maternel est le meilleur moyen d’apporter aux nouveau-nés les nutriments dont ils ont besoin. L’OMS recommande l’allaitement au sein exclusif du nourrisson jusqu’à l’âge de six mois et de poursuivre ensuite jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne.

 

Mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre allaitement et familiarisez-vous avec les

différentes ressources que nous offrons :
– le service de Marrainage en allaitement;

– atelier l’ABC de l’allaitement maternel;

– l’Espace allaitement, les mercredi matins de 10h à 12h.

 

OMS - avant la naissance de votre enfant

L’allaitement et le retour au travail

Vous craignez que votre retour au travail mette fin à votre allaitement?

Voici quelques réponses qui vous aideront à bien vivre ce retour.

Vous pouvez également venir assister à notre Espace allaitement, tous les jeudis matins de 10h à 12h, afin de répondre à vos questions et discuter avec d’autres mères.

Nous vous offrons également le service de Marraines d’allaitement pour vous aider tout au long de l’allaitement. Le support et l’expérience d’une marraine d’allaitement peuvent faire toute la différence pour la mère qui allaite son bébé. Elle peut te donner des conseils et de l’information, répondre à tes questions, apaiser tes inquiétudes, t’encourager et te supporter.

L’allaitement en trio

J’ai le goût de vous raconter la petite histoire de ma famille qui a vécu l’allaitement en trio pendant plus d’un an… Non, je n’allaite pas mes trois enfants en même temps, même si ça pourrait bien se faire… Je vous parle plutôt de mes deux sœurs et de moi-même qui avons allaité toutes trois pendant plus d’un an en même temps !

Lorsque j’étais enceinte de mon petit dernier et que ma grossesse tirait à sa fin, j’ai eu la surprise d’apprendre que mes deux sœurs étaient devenues enceintes elles aussi. Elles attendaient leur bébé pour le mois d’août toutes les deux !

Ma sœur cadette, en serait à son troisième allaitement, je n’étais pas inquiète pour elle ! Quant à ma sœur aînée, elle allait connaître l’allaitement pour la première fois et je savais qu’elle avait très hâte ! Nous étions deux depuis quelques années à lui donner le goût de vivre ce lien intense avec son enfant et elle était déjà tout à fait convaincue des bienfaits de l’allaitement tant pour son bébé que pour elle-même.

Le mois d’août est enfin arrivé. De mon côté, j’allaitais mon fils depuis maintenant six mois. Ma jeune sœur a eu un troisième garçon qu’elle a évidemment allaité et notre « grande » sœur a eu sa petite fille ! Ce fut tout de suite le début d’une belle relation entre elle et son bébé mais aussi entre elle et nous, ses deux jeunes sœurs ! Ce qui est merveilleux, c’est qu’elle nous appelait tous les jours pour nous poser des questions ou simplement pour nous dire son bonheur d’avoir son enfant dans ses bras ! Il faut dire qu’elle habite à Montréal, alors que ma sœur cadette et moi habitons à Lévis. Il nous a donc fallu près d’un mois avant de voir ce petit bout de femme ! En attendant, les contacts téléphoniques étaient fréquents et nous étions heureuses de donner ce support à notre sœur.

Notre premier allaitement en trio s’est vécu chez nos parents lors de la première visite de notre sœur. Mes parents étaient très émus et heureux de voir ce bel accomplissement de leur progéniture ! Nous étions là, sur le divan, toutes les trois avec un bébé au sein !

Depuis ce temps, nous avons allaité très souvent en même temps, car mes deux sœurs ont allaité longtemps elles aussi ! Je me rends compte en en parlant autour de moi que je suis chanceuse que l’allaitement soit bien vu dans ma famille et qu’en plus nous l’ayons vécu toutes en même temps. Pour ajouter à cette complicité familiale, je peux vous dire aussi que durant cette même année, j’ai trois cousines qui ont toutes allaité leur bébé plus de six mois ! Devinez de quoi on parle dans nos « partys » de famille ???

Marie-Josée Noël, monitrice de la Ligue La Leche, Lévis

INFOLETTRE

Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle afin d'être à l'affût de l'actualité et des nouveautés avant tout le monde.

loading