Le BABI: caprices ou besoins?

Votre nourrisson vous épuise? Vous remettez en doute vos qualités parentales, tellement les bébés des autres semblent «faciles» comparativement au vôtre? Peut-être avez-vous un BABI, c’est-à-dire un bébé aux besoins intenses.

Qu’est-ce qu’un BABI? C’est un bébé dont toutes les réactions semblent démesurées. C’est un nourrisson dont le sommeil est facilement perturbé, qui veut constamment être dans les bras de ses parents et qui supporte difficilement le bruit. Pour se rassurer, le BABI demande sans cesse le sein de sa mère ou une suce. Le concept du BABI a été créé par le pédiatre américain William Sears qui, à la naissance de son quatrième enfant, fut bouleversé de constater que toutes ses techniques éducatives échouaient avec ce poupon «difficile». Dans son livre The Fussy BabyBook, il fait la description détaillée des caractéristiques communes à ce type de bébés.

L’énumération ne donne pas envie d’en avoir un sous son toit: intense, hyperactif, exigeant, épuisant, imprévisible, jamais satisfait, etc. «Le phénomène a toujours existé, mais jusque dans les années 80, le bébé et ses besoins étaient très peu considérés», explique Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute.

BESOIN DE PEAU!

Le phénomène n’est pas encore reconnu officiellement par la communauté médicale. Si certains parents de BABI s’en désolent, Joël Monzée s’en réjouit. «Il serait dangereux de médicaliser la chose. Sinon quoi… on va donner des anxiolytiques à nos bébés? Les BABI expriment juste un peu plus que la moyenne les besoins de tous les bébés.» Les BABI seraient des enfants qu’il faut simplement couver davantage. «Les premiers 18 mois, l’enfant a besoin de beaucoup de contacts corporels avec son adulte de référence, souvent la mère. Les récepteurs de la peau permettent de diminuer l’anxiété de l’enfant.» Pour Isabelle Challut, infirmière et accompagnante à la naissance, il est important de reconnaître les qualités des BABI. «Ce sont souvent des enfants très créatifs et intelligents. En répondant aux besoins du BABI, on lui permet de gérer son stress et de faire ressortir ses qualités.»

DES PARENTS DÉPASSÉS

Vivre au quotidien avec un BABI est déroutant et épuisant pour les parents, qui doivent consacrer tout leur temps et toute leur énergie à satisfaire un bébé insatiable. S’il n’y a pas d’antécédents de BABI dans l’entourage, les proches sont habituellement prompts à fournir des conseils et à critiquer les méthodes éducatives des parents: «laissez-le pleurer», «vous le gâtez trop», «il va devenir capricieux». Isabelle Challut propose de faire la sourde oreille à ces commentaires. «Ça devient toujours plus simple pour le parent lorsqu’il accepte de répondre aux besoins de son BABI plutôt que de s’y opposer. Il est prouvé qu’un bébé consolé apprend davantage à développer des ressources intérieures pour se calmer.»

Un constat que partage Joël Monzée. «Ici, on a la chance d’avoir des congés parentaux d’un an. C’est une invitation naturelle à prendre soin de nos enfants et à pratiquer un maternage de proximité.» Alors que certaines cultures favorisent le peau à peau, le cododo et le portage depuis toujours, ces tendances sont à peine émergentes chez nous. Selon le docteur Monzée, l’Église catholique, qui a longtemps condamné le contact physique, serait en partie responsable de la situation actuelle. «La façon dont on traite nos bébés est aussi en cause. On accepte de moins en moins d’être dérangé et ce sont nos enfants qui en paient le prix.»

À titre de fondatrice de Pleine lune, un centre de ressources en périnatalité, Mme Challut offre des cours de préparation à la naissance. Elle est frappée par les idées fausses des futurs parents. «La majorité des parents croient encore qu’on doit apprendre à l’enfant à dormir seul, à devenir autonome, alors que la maturation neurologique se fait dans les cinq ans suivant la naissance de l’enfant.»

Pour accompagner un BABI, les parents gagneraient donc à explorer les différentes sources d’apaisement possibles: rester dans son champ de vision, lui parler. «Puis, vers trois ou quatre mois, on commence à installer des délais dans la satisfaction des besoins, explique Joël Monzée.

On dit à l’enfant qu’on a entendu ses pleurs, qu’on viendra bientôt. L’enfant apprendra à se calmer au son de la voix de ses parents.» L’idée est d’apprendre à décoder le bébé et ses réactions.

CAPRICES OU BESOINS RÉELS?

«Un bébé qui pleure n’est pas capricieux, précise d’emblée Joël Monzée. Il manifeste un inconfort. À nous, parents, de le découvrir.» Le neuroscientifique recommande de consulter d’abord un médecin pour éliminer toute pathologie sérieuse, et ensuite, de prévoir des séances avec un ostéopathe, un physiothérapeute ou un chiropraticien pour régler d’éventuels problèmes corporels: torticolis, vertèbre légèrement déplacée ou trouble de digestion. «Il faut retrancher les problèmes possibles.»

Pour répondre aux besoins psychologiques du bébé, il faut se décharger de la routine ménagère. C’est à ce moment-là qu’on doit demander aux grands-parents et à nos amis de préparer des repas, de passer l’aspirateur ou de faire une brassée de lavage pour nous. Et surtout, il faut cesser de comparer l’évolution de son BABI à celle des enfants du même âge. «Quand un enfant développe une maladie physique, les parents organisent leur vie en fonction des nouveaux besoins de l’enfant. Quand c’est sur le plan psychologique, on devrait faire la même chose», soutient Mme Challut.

Reconnaître un BABI  

HYPERSENSIBLE
Le bébé aux besoins intenses a une conscience aiguë de son environnement; les changements le font sursauter facilement.

INTENSE
Il semble ressentir plus profondément toute la gamme des émotions et réagit plus intensément que les autres bébés.

EXIGEANT
Ce type de bébé exprime un sentiment d’urgence très réel dans les signaux qu’il envoie.

«POT DE COLLE»
Il a un besoin extrême de contacts physiques.

INDOCILE
Il déteste, en général, se faire emmailloter ou manipuler.

INSATISFAIT ET IMPRÉVISIBLE
Il est impossible d’apaiser le bébé aux besoins intenses de la même manière chaque fois.

«AFFAMÉ»
L’expression «horaire de repas» ne fait pas partie de son vocabulaire.

DORMEUR LÉGER
Il se réveille fréquemment et laisse rarement à sa mère le loisir de faire une petite sieste, qui serait pourtant bienvenue.

Pour en savoir davantage sur le développement neurologique de l’enfant: La science au service des parents, par Margot Sunderland, aux Éditions Hurtubise, 288 pages, 34,95

source: yoopa.ca/content/le-babi-caprices-ou-besoins

SIGNES POUR BÉBÉ : POUR EN FINIR AVEC LA FRUSTRATION

QUOI DE PLUS FRUSTRANT POUR VOTRE PETIT CHÉRI, QUE COMPRENDRE ET PENSER SANS POUVOIR S’EXPRIMER?

L’action se déroule dans un magasin de jouets. L’enfant, qui aura un an la fin de semaine suivante, est assis dans le panier et pointe quelque chose. Sa maman et son papa, occupés à converser avec un couple d’amis, ne se rendent pas compte que leur enfant essaie d’attirer leur attention. L’enfant recommence à pointer et, distraitement, la mère se retourne pour jeter un coup d’œil et continue la conversation. L’enfant baisse le bras, son message n’a pas passé.

COMMUNICATION

Une situation tout à fait banale que la plupart d’entre nous ont déjà vécue. Combien de fois, ne comprenant pas ce que notre bébé essayait de nous dire, avons-nous hoché de la tête et dit quelque chose comme : « Oui, c’est beau. » ou « Ah! Oui! C’est vrai. » Je me rappelle avoir fait répéter une dizaine de fois des mots à ma plus vieille, alors qu’elle avait 2 ans, pour finalement lui répondre une phrase passe-partout parce que je ne comprenais pas plus, même après dix fois. Roxanne préférait parfois laisser tomber plutôt que de répéter encore.

LA FRUSTRATION

Dans toutes ces situations, l’enfant ressent une frustration face à son incapacité de communiquer et le parent une frustration face à son impuissance à comprendre son propre enfant. Quoi de plus frustrant que de comprendre et penser sans pouvoir l’exprimer?

L’âge terrible de 2 ans est en réalité une accumulation de petites frustrations quotidiennes reliées à l’incapacité de l’enfant d’obtenir rapidement ce qu’il veut et de son impuissance à faire passer son message. Il a plein de choses à raconter, mais doit apprendre à parler. Ses besoins, pensées, souvenirs, peurs, restent longtemps sans voix.

En contraste, ma fille de 18 mois, a réussi à raconter à son père qu’elle avait vu un écureuil alors qu’elle se balançait dehors. Marie-Ève m’a montré qu’elle se rappelait que sa grand-mère mettait des bananes dans un bol rouge comme celui qu’elle avait dans les mains. Elle est épanouie, communicative, heureuse et je n’ai pas à essayer de deviner les mots qu’elle dit verbalement.

Marie-Ève est-elle plus intelligente que Roxanne? Bien sûr que non! Elle a des outils que Roxanne n’avait pas, les signes. Le langage des signes pour bébés donne un moyen unique de communiquer, en réduisant les frustrations de part et d’autre. Pour un passage en douceur vers la parole.

Audrey Delisle

Audrey Delisle est fondatrice et instructrice de Signes É merveilles, une compagnie 100% québécoise. Le programme enseigne aux bébés à utiliser des gestes simples et faciles à faire pour communiquer avec leurs parents et leurs éducateurs avant qu’ils sachent parler.  www.notrebebe.ca

Source : Maman pour la vie.com

Ateliers de langage signé chez Ressources-Naissances.

Relocalisation du Centre

 

Relocalisation de Ressources-Naissances

Depuis quelques années, le conseil d’administration et le personnel se questionnent sur l’amélioration des locaux de Ressources-Naissances. L’automne dernier, il a été décidé de relocaliser le centre afin de mieux desservir notre clientèle en ayant deux salles d’activités.

Le choix d’un local a été fait en mai dernier, le déménagement a débuté le 8 juillet et depuis le 15 août, Ressources-Naissances vous accueille au 1100, boul. Guillaume-Couture, St-Romuald.

Nous vous tiendrons informés des travaux et soyez certains que vous serez invités à venir nous visiter!

Au plaisir de vous accueillir dans un nouvel environnement qui saura vous plaire!

Amélie Landry
Directrice

Faire ses nuits ou Zénitude 101

Crédit: Album personnel« Quoi ?! Ta fille de 1 an ne fait pas encore ses nuits ? En tout cas, moi ça ferait longtemps que je lui aurais donné une bouteille… » C’est la phrase typique que j’entends régulièrement depuis 2 mois. Parce que non, ma charmante blondinette de 14 mois ne fait toujours pas ses nuits.Je me suis retrouvée fort dépourvue à sa naissance, moi qui avais déjà une grande fille de 19 mois qui avait fait ses nuits dès sa troisième semaine de vie. Après plusieurs semaines de nuits blanches, j’ai fait une première constatation : c’est vrai, il n’y a pas deux bébés pareils. Après trois mois, je me suis mise à penser qu’il y avait peut-être quelque chose qui clochait. La pédiatre du CLSC a émis l’hypothèse qu’il s’agissait peut-être d’une intolérance aux protéines du lait de vache. Change ton régime, maman, c’est toi qui cloches. Comme ma fille ne buvait que du lait maternel, c’est moi qui devais cesser de consommer tout aliment contenant des protéines de lait de vache.Après six mois, aucun changement. Mademoiselle se réveille aux deux heures la nuit, voire aux heures. Les nuits sont courtes, pénibles. Et c’est la pire de toutes les étapes qui arrive : les jugements. Je n’avais pas un bébé qui dormait moins, j’avais un bébé anormal, un extraterrestre qui dormait son cycle spatial. « As-tu essayé ça ? », « As-tu pensé à ça ? »… Sincèrement, j’ai tout essayé. Les bains chauds, les massages, les crèmes, les berceuses, les veilleuses, les bruits blancs. Il est où le problème ? « Ah, peut-être que ton lait n’est pas assez riche, ça ne la soutient pas ! » Mais moi, je n’ai pas envie d’arrêter d’allaiter. À la place, j’ai essayé le cododo sécuritaire : bonjour les réprimandes sociales ! Mais au moins, ça m’a donné quelques heures de sommeil plus rapprochées.Neuf mois après sa naissance, je survivais de peine et de misère à des journées lourdes de commentaires abusifs. Ce n’étaient plus les nuits écourtées qui me donnaient du fil à retordre, c’étaient ces petits mots, ici et là, qui m’épuisaient constamment. Jusqu’au jour où une maman avec qui je conversais sur Internet m’a dit : « Ce n’est pas grave si ton bébé ne fait pas ses nuits… » Mais quelle vérité déconcertante ! Où est le problème ? Dans les yeux des autres.

À partir du moment où j’ai cessé de m’en faire et de penser que j’avais un bébé défectueux ou que j’étais une mère incompétente, tout est devenu si facile ! Les nuits étaient toujours courtes, certes, mais tellement moins épuisantes ! Même l’ambiance dans notre maison est devenue plus légère. C’est ça qui m’a sauvée et qui m’a transformée en maman à l’attitude zen. Décrocher. Oublier les commentaires, les jugements faciles et les grands yeux voyeurs qui cherchent la faille. Parce qu’au fond, ma belle Émilie est parfaite. Elle est drôle et attachante, même si elle se lève encore pour trouver le réconfort de maman. Et moi, je suis une wondermommy, même si je me lève encore dans l’obscurité pour allaiter.

Aux mamans cernées jusqu’au menton qui ne savent plus où donner de la tête, je dis : arrêtez d’être embarrassées et surtout, arrêtez de vous en faire. Délaissez les performances qu’exige notre société. Oubliez ce modèle de perfection qu’on trouve dans les livres. Ce ne sont pas tous les bébés qui dorment des nuits entières à 3 semaines, qui mangent à 6 mois ou qui parlent à 1 an. Une chose est sûre, peu importe les prouesses de votre bambin, vous êtes une mère exceptionnelle et merveilleuse, avec des talents et des capacités extraordinaires. Vous êtes une maman à part entière, une won-de-r-mommy. N’en doutez jamais !

Andrée de la Chevrotière

Source: Enfants Québec, juillet-août 2015

Semaine mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août 2015

L’allaitement est important pour la santé et le développement de votre bébé

De nos jours, la plupart des femmes allaitent leur enfant. Le lait maternel constitue le meilleur aliment que vous puissiez offrir à votre bébé. Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé recommandent que le lait maternel soit le seul aliment et la seule boisson d’un bébé pendant les six premiers mois de sa vie; par la suite, l’allaitement devrait continuer jusqu’à deux ans et plus en intégrant des aliments solides adaptés à l’âge.

Le lait maternel est produit de façon naturelle et unique par chaque mère pour son bébé. À mesure que votre bébé grandit, votre lait se transforme pour répondre à ses nouveaux besoins, et c’est celui que votre bébé digère le plus facilement. Il contient la quantité adéquate de protéines, de glucides, de gras, de vitamines et de minéraux, ainsi que des anticorps et d’autres facteurs d’immunité qui contribuent à protéger l’organisme contre les infections et les maladies – une protection qui peut durer toute la vie. L’allaitement au sein présente aussi de nombreux avantages pour la santé de la mère. De plus, ce mode d’alimentation favorise le développement d’une relation spéciale entre la mère et son bébé.

Le soutien est important

L’allaitement au sein est naturel, mais votre bébé et vous pouvez avoir besoin de temps pour l’apprendre. En fait, jusqu’à six semaines peuvent être nécessaires pour bien maîtriser la pratique de l’allaitement, alors n’abandonnez pas, car c’est important pour votre bébé. Si vous avez besoin de conseils ou de soutien, beaucoup de personnes et de groupes peuvent vous aider, à Ressources-Naissances vous retrouverez plusieurs façons d’obtenir du support avant et après l’arrivée de bébé, telles que :

Ils possèdent l’expérience pour résoudre les problèmes que vous pourriez rencontrer, et ils comprendront ce que vous ressentez.

Votre famille, vos amis et l’ensemble de la communauté jouent également un rôle important. Tous peuvent encourager l’allaitement de manière à ce que les mères sentent qu’elles ont leur soutien pour allaiter n’importe où, n’importe quand.

Source : Agence de la santé publique du Canada – www.santepublique.gc.ca

 

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